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Le Bord de l’eau


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x 12 20,5 120 p. Carnet de grossesse d’un apprenti papa T L’Hénoret Illich guide être parent 2008 06/02/08 9782915651881 Le Bord de l’eau Pratique -parentalité 10,20 € 10.20 actuellement indisponible
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LA MAMAN (parlant à son bébé) : Ton père est fou ! Complètement barré ! D’habitude plutôt pudique sur ses émotions, le voilà qu’il se met à raconter sa « grossesse » à tout le monde ! Oui, tu as bien entendu SA grossesse. Tout ! Il raconte tout… ses joies, ses angoisses, ses espoirs… Depuis le jour où nous avons décidé d’avoir un enfant, jusqu’à l’accouchement, en passant par mes seins et nos nuits câlines (oh là là les voisins !) On dit que les papas sont souvent oubliés pendant la grossesse. Mais je t’assure que de leur côté aussi ça gamberge sec !

LE BEBE : Hi ! Hi ! Hi !

Il paraît qu’avant c’était différent, que la grossesse, les enfants, c’était l’histoire des mères…

x 14 21,5 221 p. Mai 68, aspects régionaux et internationaux T essai mai 68 2008 11/10/08 9782356870148 Le Bord de l’eau Politique et société -histoire 18,30 € 18.30 présent à Plume(s)
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Après notre numéro de printemps consacré à certains acteurs (paysans, enseignants, scientifiques) et aux aspects culturels de Mai 68, nous envisageons désormais Mai 68 à l’échelle de la région ou de la ville, en privilégiant celles qui n’ont pas été étudiées jusqu’ici : Vendée, Charente-Maritime, Alsace, Besançon, ou encore la ville de Montpellier vue à travers son mouvement étudiant et la Saône-et-Loire à travers le syndicat CFDT. Nous tenterons également de mesurer l’impact de Mai 68 en Belgique et en Italie, mais aussi en Argentine et au Mexique. Un article fera le point sur la mobilisation aux États-Unis en 1968, mobilisation étudiante et précoce. Enfin, Alain Cuenot nous montrera comment Pierre Naville, à qui il vient de consacrer une thèse, a vécu ces événements et quelle influence ils ont eu sur sa réflexion sur l’autogestion. Florent Schoumacher tentera d’évaluer les conséquences de Mai 68 sur l’Internationale situationniste. Les rubriques habituelles, bibliographie et comptes rendus de lecture compléteront ce numéro.

Le Sommaire | Volume 5

Présentation (David Hamelin & Jean-Paul Salles). Bibliographie sur Mai 68 en régions (V. Chambarlhac, J.-P. Salles, G. Ubbiali).

Mai 68 en régions 1-Ganozzi Pierre-Marie, Le mouvement étudiant de Mai 68 à Montpellier. 2-Ubbiali Georges, Mai 68 à Besançon. 3-Violet Renaud, Mai 68 en Alsace. 4-Paquelin Stéphane, Mai 68 à la croisée des parcours. Le renouvellement d’une équipe dirigeante à l’UD de Saône-et-Loire. 5 et 6-Salles Jean-Paul, Mai 68 en Vendée et Mai 68 à La Rochelle et en Charente-Maritime. 7-Compte rendu de la table ronde de Raisons d’Agir-Poitiers (23 avril 2008) : Mai 68 en milieu ouvrier : l’exemple du Châtelleraudais. (par David Hamelin).

Mai 68 : Aspects internationaux 8 et 9-Yannick Beaulieu et Fabrizio Loreto, Sur les syndicats italiens et leur perception de Mai 68 et Les rapports entre la gauche extraparlementaire italienne et les syndicats italiens après Mai 68. 10 et 11-Thomas Jean-Baptiste, Mai 68 : Impact et répercussions dans la presse d’extrême gauche argentine et J.-B. Thomas, Quand 68 survient en 69 : Cordobazo argentin et automne chaud à Milan. 12-Gaudichaud Franck, Un Mai 68 latino-américain ? Le cas de l’insurrection étudiante mexicaine. 13- Thomas Frédéric, Mai 68 en Belgique. 14-Feeley Francis, Les mobilisations aux Etats-Unis en 1968.

Varia 15- Cuenot Alain, « Naville et Mai 68 » ou « Naville et l’autogestion ». 16- Schoumacher Florent, Impact de mai 68 au sein de l’Internationale situationniste. Sites Internet sur mai 68 (David Hamelin).

x 14 21,5 160 p. Filles de Mai T témoignage mai 68 2008 01/10/08 9782911803840 Le Bord de l’eau Politique et société -femmes 15,30 € 15.30 actuellement indisponible
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Elles témoignent de leur expérience de mai 1968. En voici quelques exemples…

Anne Feig. En 68, j’ai 25 ans et je finis ma licence d’allemand. L’année 68-69, je pars enseigner le français dans un lycée allemand. C’est donc à Francfort que je peux apprécier, dans les manifs, l’intelligence et les qualités d’orateur d’un certain Cohn-Bendit...

Chantal Cambronne-Desvignes. En 68, j’ai 32 ans, et je suis enceinte de mon quatrième enfant. Enseignante, je suis durement chahutée au collège, et l’échec de mon couple me plonge dans le plus profond désespoir. Ce qui se passe en mai est pour moi le début d’une re-naissance.

Florence Herlin. En 68, je viens d’avoir 25 ans. Je suis depuis un an professeur d’histoire dans un lycée du nord de la France. Année riche en expériences : mon premier poste, l’indépendance, la vie de province, enfin l’irruption de mai.

Françoise Bonnot-Jörgens. En 68, j’ai 24 ans, je fais des études de lettres modernes à la Sorbonne, je finis ma licence et depuis la rentrée 67 je milite au GLM (Groupe de Lettres modernes) de l’UNEF.

Gisèle Moyroud. En 68, j’ai 30 ans, deux filles, ma carte au SNI. J’enseigne aux Abrets (Isère) à 500 m de mon domicile, dans un collège rural en préfabriqué, le français, l’histoire-géo, et accessoirement le dessin, la cuisine, l’instruction civique...

Luce Haccard-Perrin. En 68, j’émerge tout juste d’une interminable et douloureuse adolescence, d’un long séjour dans les couloirs d’une mort programmée et jamais achevée. Bref, je suis mûre pour NAITRE, vraiment, cette fois. Pour les autres, j’ai 27 ans, je suis documentaliste à l’Educ Naze, et viscéralement rebelle à toute autorité. Mûre, donc, pour le gauchisme…

Marie Manet. J’ai 25 ans le 2 mai 1968. Je suis infirmière de nuit dans une clinique d’Aix-en-Provence. J’élève seule ma fille de trois ans.

Marion Page. Je sors de l’Ecole normale de Nantes en 1960. En 68, j’ai 30 ans tout juste, et j’ignore tout du monde ouvrier, et aussi du monde des étudiants… Mariée à un cadre technique travaillant dans les arts graphiques, j’ai deux filles, de 5 ans et 14 mois. J’habite la banlieue sud où nous venons de faire construire grâce au Crédit Foncier. Je travaille à Paris 14e, dans une école maternelle près du boulevard Brune, et j’y emmène ma fille. Je songe vaguement à un troisième enfant (qui naîtra en 70), mais pas encore au divorce, je quitterai le domicile conjugal en 1983 seulement !

Salima Fanton. En 68, j’ai 17 ans. Lycéenne à Paris. J’habite en proche banlieue et je prends le bus et le métro tous les jours, et DONC, je commence à faire l’expérience d’une "certaine" LIBERTE. J’ai un petit ami qui m’aime et que j’aime. J’ai une bonne copine de lycée. Elle est catho de gauche et s’appelle Marie-Jeanne. Ma vie amoureuse est très secrète. Je me retrouve enceinte. J’avorte dans une grande SOLITUDE….

Simone Gipouloux. En 68, j’ai 54 ans et je suis professeur de psychopédagogie à l’Ecole normale d’institutrices de Bordeaux. Je vis les événements sur deux plans en même temps : mon fils, en terminale, est très engagé, et je suis témoin de ce qu’il vit ; moi-même, dans ma profession, je m’implique complètement dans ce qui se passe.

Sylvette Dupuy. En 68, j’habite New York où j’ai suivi mon mari, j’ai un bébé, des nattes dans le dos et encore mes joues d’adolescente, je porte de longues jupes, je suis heureuse et néanmoins en quête. Sous les pavés, la plage bruisse. Et je suis convaincue que « les marges, c’est ce qui fait tenir la page » (Jean-Luc Godard).

Un Livre fort, émouvant… qui rappelle ce que fut aussi mai 68 : une renaissance pour les femmes.

Un livre tout public.

x 14 21 212 p. Pete Seeger - Un siècle en chansons T Bours Etienne biographie société américaine, chansons 2010 04/06/10 9782356870728 Le Bord de l’eau Littérature -poésie 18,30 € 18.30 actuellement indisponible
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Pete Seeger est le père du tevival, le patriarche de la world music.

Joan Baez, admirative, dit de lui : " Nous lui devons tous notre carrière ", tandis que pour Bob Dylan, " Pete est un saint ". Woody Guthrie, compagnon de route de Seeger, déclarait : " Il ne regarde pas les filles, il ne boit pas, il ne fume pas, c’est vraiment un mec bizarre. " Les deux amis ont uni guitare et banjo pour chanter dans les manifestations et les grèves, réclamant une autre Amérique que celle de la Grande Dépression, de la chasse aux Rouges, du Ku Klux Klan, de la misère et du chômage.

Suspecté de sympathie pour le communisme, Pete Seeger a été fiché et surveillé par le FBI, avant d’être interrogé, jugé, condamné (et finalement acquitté)... pour avoir osé chanter un monde meilleur. Il fut longtemps boycotté. Avec les Almanac Singers, les Weavers, ou en solo, la carrière de Seeger couvre l’histoire d’un siècle de chansons engagées sur tous les fronts : guerre d’Espagne, Seconde Guerre mondiale, Vietnam, lutte pour les droits civiques des Noirs, luttes syndicales, désarmement nucléaire, défense de l’Environnement...

Composés par lui ou simplement cueillis sur le chemin, et transformés, voire transcendés, par son interprétation personnelle, les titres inoubliables que le chanteur laisse dans son sillage sont autant d’hymnes à la liberté connus dans le monde entier : If I Had a Hammer, Wimoweh, Guantanamera, We Shall Overcome, Waist Deep in the Big Muddy, Turn Turn Turn... Ce livre vous convie à rencontrer ce patriarche du folk et des musiques du monde qui a lutté sa vie entière pour donner un sens à la chanson, et dont les titres sont repris par Bruce Springsteen, Ani Di Franco, Steve Earle, Billy Bragg, Joan Baez, Natalie Merchant, Jackson Browne et tant d’autres.

x 13,1 20,5 325 p. Une loi pour les retraites
Débats socialistes et syndicalistes autour de la loi de 1910
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Candar Gilles et Dreux Guy histoire société, retraite 2010 12/02/10 9782356870520 Le Bord de l’eau Les voies du politique Politique et société -entreprises, travail, syndicalisme 20,30 € 20.30 présent à Plume(s)
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Il y a un siècle, la France se dotait de sa première législation sur les retraites, la loi d’avril 1910 sur les retraites ouvrières et paysannes.

On connaît assez peu les très riches débats que cette question provoqua au sein du mouvement ouvrier, aussi bien dans la presse, dans les congrès qu’au Palais-Bourbon. Que fallait-il entendre par retraite ? Devait-elle signifier l’arrêt de tout travail ? À quel âge fallait-il la recevoir ? Comment devait-elle être financée ? Qui devait la percevoir ? Dans ces débats tumultueux, la SFIO comme la CGT sont divisées.

Deux positions se confrontent. Guesde et ses amis, notamment Lafargue, et les syndicalistes révolutionnaires (Jouhaux, Monatte, Merrheim) critiquent tout système fondé sur la capitalisation, véritable cheval de Troie au service des intérêts du capitalisme. Ils contestent également le principe même de la cotisation ouvrière, stigmatisée comme une " escroquerie ". Et dénoncent ces pensions versées aux travailleurs de plus de 65 ans : Non à la retraite pour les morts ! En face, Jaurès mais aussi Vaillant, Thomas, Sembat et les syndicalistes réformistes soulignent l’importance d’inscrire dans la législation le passage de l’assistance au droit, la reconnaissance de la légitime intervention de l’État, le progrès de la socialisation des richesses et le potentiel d’émancipation ouvrière par la gestion des caisses de retraites.

Ces débats permettent de mieux comprendre l’extraordinaire transformation à l’oeuvre. Rien de moins que l’avènement de l’État-providence. Or, contrairement aux affirmations des théoriciens de la " société du risque " cette protection sociale est conçue, par les socialistes, comme l’affirmation essentielle de la dette sociale et de la propriété sociale. Alors qu’aujourd’hui toutes les réformes tentent d’individualiser les charges et les bénéfices de notre système de retraite, cette reformulation n’est-elle pas d’une brûlante actualité ? Car derrière les systèmes de retraite, c’est bel et bien une certaine façon de faire société, de faire République qui est en jeu.

x 13 20 157 p. Pour un "big bang fiscal" T Attac et Drezet Vincent essai finance 2010 04/06/10 9782356870766 Le Bord de l’eau Politique et société 10,20 € 10.20 présent à Plume(s)
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Ce livre a été préparé dans le cadre du Conseil scientifique d’Attac.

Un " big bang " fiscal est aujourd’hui nécessaire en France, en Europe et dans le monde entier : c’est ainsi qu’une fiscalité résolument progressive, incluant des taxes internationales, donnerait un outil efficace au service du bien commun.

Au beau milieu d’une crise économique et financière sans précédent depuis quatre-vingts ans, les appels à la réduction des impôts et des dépenses publiques ne laissent pas de surprendre.

Pour un peu, les salariés, victimes du chômage, de la précarité et des inégalités, et les Etats, ayant sauvé de la faillite nombre d’établissements bancaires et financiers, seraient tenus pour responsables de la situation, tandis que les plus riches bénéficient d’un bouclier fiscal, mettant leur fortune et leur revenu à l’abri. Ce livre Pour un " big bang fiscal " apporte un démenti catégorique à toutes ces divagations idéologiques.

Les impôts et tous les prélèvements ne disparaissent pas dans un trou noir. Ils sont réinjectés dans l’économie sous forme de dépenses d’investissement, de fonctionnement des services publics, de subventions ou bien encore de transferts entre catégories sociales. Ils sont l’expression de la citoyenneté parce qu’ils permettent de financer l’action publique, de réduire les inégalités et de modifier certains comportements nuisibles à la société, comme la spéculation et la pollution.

A l’heure où tout le monde reconnaît la nécessité d’une régulation collective forte, où quantité de besoins sociaux, notamment d’éducation, de santé, de retraites et de préservation écologique ne sont pas encore satisfaits, la société ne souffre pas de trop d’impôts, plutôt d’impôts inadaptés et surtout mal répartis.

x 15 23 292 p. Le travail de la liberté T Misrahi Robert philosophie 2008 20/08/08 9782356870117 Le Bord de l’eau Nouveaux classiques Politique et société -philosophie 23,40 € 23.40 actuellement indisponible
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En rassemblant les principaux résultats de mes écrits, j’accomplis une tâche supplémentaire : je dresse un bilan.

Le temps vient toujours de faire un bilan de sa vie. Pour moi, ce sera le bilan d’une œuvre. Que ce bilan ne soit en fait jamais réellement " bouclé ", puisque j’ai bien l’intention d’écrire durant tout le temps qu’il me sera possible de le faire, ne signifie pas qu’un regard sur un demi-siècle de production ne puisse dégager des lignes de pensée dominantes et des propositions fermes et constantes. Plus précisément encore, ce regard synthétique et rétroactif, ce redéploiement ramassé de ma pensée, pourrait valoir comme la validation ultime d’un itinéraire existentiel et d’une œuvre.

Celle-ci révélerait alors dans son unité comme une philosophie pour vivre, c’est-à-dire comme une éthique. Le présent travail (c’est bien d’un travail qu’il s’agit) peut aussi valoir comme second commencement (ou paradoxal recommencement). En effet, ce projet ne me concerne pas seul. L’enrichissement visé par une éthique philosophique concerne aussi bien le lecteur que l’auteur. La synthèse devrait assurément mieux atteindre son objectif que les œuvres éparses, et ainsi mieux répondre à l’attente d’un lecteur souhaitant disposer de matériaux réflexifs cohérents pour fonder sa propre vie et orienter sa propre action.

x 12 19 40 p. Manifeste convivialiste
Déclaration d’interdépendance
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essai convivialisme 2013 13/06/13 9782356872517 Le Bord de l’eau Documents Politique et société 5,00 € 5.00 actuellement indisponible
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Un autre monde est non seulement possible, il est absolument nécessaire. Et urgent. Mais selon quels principes et quels contours l’organiser ? Ce ne sont pas tant les propositions et les solutions qui manquent, techniques, économiques, écologiques etc., que le pavillon commun sous lequel toutes les initiatives, toutes les inventivités qui se déploient à travers le monde, pourront trouver et penser leur unité relative, et que l’explicitation de la philosophie politique minimale commune qui les inspire. Une philosophie politique qui aura pour tâche de dire comment les hommes peuvent vivre ensemble en s’opposant sans se massacrer, et de faire reposer l’adhésion à la démocratie sur autre chose que la perspective d’une croissance indéfinie, désormais à la fois économiquement introuvable et écologiquement insoutenable. Une philosophie politique du vivre ensemble (con-vivialiste, donc). C’est pour aller dans le sens de cette explicitation qu’une cinquantaine d’intellectuels et militants, auteurs de nombreux ouvrages qui dessinent des alternatives possibles, ont décidé de confronter leurs analyses en mettant au second plan leurs divergences.

Ce manifeste, qui est le résultat de près de deux ans de discussions entre eux, fixe les principes généraux sur lesquels ils se sont accordés, et qui leur paraissent appropriables et enrichissables par tous.

x 16 24 530 p. Théorie critique de la crise
Illusio N° 10/11-2013
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essai 2013 23/09/13 9782356872647 Le Bord de l’eau Illusio Politique et société 28,00 € 28.00 actuellement indisponible
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La prochaine livraison de la revue Illusio porte, comme son titre l’indique, sur la Théorie critique (du capitalisme, de la rationalité instrumentale, de la société administrée, de la culture de masse) et la crise. Illusio a proposé aux auteurs de contribuer à penser les différentes dimensions des crises permanentes dans lesquelles sont prises les sociétés contemporaines :
- financières (boursicotages, krachs, crise des valeurs…) ;
- économiques (chômage, délocalisation, endettements névrotiques…) ;
- démographiques (vieillissement ou au contraire croissance galopante) ;
- de subsistance (désertifications, appauvrissements, émeutes de la faim) ;
- climatiques et écologiques (tsunami, raz-de-marée, tornades, réchauffement planétaire, disparition des espèces, atteintes à la biodiversité et aux écosystèmes) ;
- technoscientifiques (remise en cause de l’idée de progrès) ;
- politiques (disparition des idées et des projets potentiellement alternatifs au capitalisme, montée des politiques autoritaires, gestion comptable des populations) ;
- morales (scandales politico-financiers, évasion fiscales, corruptions, comportements mafieux) ;
- culturelles (industrialisation et spectacularisation des éléments de culture) ;
- sanitaires (pandémie, maladies professionnelles physiques et psychologiques, fraudes dans le secteur agro-alimentaire) ;
- religieuses (montée des fondamentalismes et activismes religieux).

Le volume I (« Comprendre, dénoncer, transformer ») donne une idée de l’ampleur du projet entrepris par la revue, puisque ce sont rien moins que trois volumes qui seront publiés d’ici à septembre 2014. Il s’agit d’un des plus gros travails collectifs consacrés à l’École de Francfort et à la Théorie critique qui aient été publiés ces dernières années. L’ensemble des trois volumes rassemble quelque 70 auteurs dont un tiers d’étrangers.

Aucune revue jusqu’alors n’avait laissé autant de place à des contributions non francophones. De nombreuses traductions d’auteurs contemporains sont ainsi proposées (Martin Jay, Douglas Kellner, Oskar Negt, Robert Kurz, Rolf Wiggershaus, Seyla Benhabib, Moishe Postone, Reimut Reiche) tout comme la traduction de textes inédits de philosophes classiques, telles que celles de Günther Anders, de Theodor Adorno, de Erich Fromm ou d’Herbert Marcuse. Les écrits français sont donc ici confrontés à la pensée allemande et anglo-saxonne, entre autres. De plus, une place importante a été accordée à des traducteurs spécialistes de la Théorie critique (Philippe Ivernel, Pierre Rusch, Jean-René Ladmiral, Marc Jimenez, Christophe David). Outre cet aspect cosmopolite des contributeurs (États-Unis, Canada, Belgique, Allemagne, Italie, Brésil, Hollande, Portugal), c’est le choix épistémologique de la pluridisciplinarité et de la multiréférentialité qui est mis en avant, avec des regards aussi variés et croisés que ceux du sociologue, du psychologue, du professeur en littérature comparée, du pédagogue, de l’économiste, du politiste, du philosophe ou du linguiste, convoquant marxisme, freudo-marxisme, psychanalyse, phénoménologie, critique de la valeur, institutionnalisme, théorie critique du sport, etc. Notons encore, le parti pris d’Illusio de s’ouvrir à des auteurs d’horizons diverses, du professeur émérite aux jeunes docteurs en passant par des étudiants, sans compter les intellectuels sans attaches ou free lance.

L’originalité de ce projet réside dans les faits suivants :
- Tenter d’analyser la crise contemporaine permanente, multiple et généralisée par le prisme d’auteurs et concepts assimilés à ce que l’on nomme la Théorie critique.
- Ne pas limiter le champ de réflexion aux auteurs et aux textes les plus classiques, c’est-à-dire ne pas s’interdire de dépasser les contours traditionnels de la Théorie critique, voire redessiner ces derniers par l’entremise d’autres concepts et d’auteurs à la marge qui intègrent le cadre d’une critique radicale du capitalisme contemporain.
- Ne pas s’arrêter à une exégèse des auteurs classiques, à une histoire de cette « école » de pensée ou se contenter d’une littérature d’observation. Même si cela apparaît indispensable pour la compréhension et l’appropriation de ceux-ci, l’objet de cette nouvelle livraison d’Illusio est bien d’analyser notre monde hic et nunc, d’interpréter la société dans ce qu’elle a de plus contemporain, et à ce titre hautement critiquable ; mieux, d’éclairer une potentielle situation crépusculaire et/ou catastrophique à venir.
- Pour cela, dans ce 1er volume, les auteurs qui ont accepté de participer s’appuient sur des d’analyses aussi diverses que celles portant sur l’État, l’organisation révolutionnaire, le phénomène des indignés, le fondamentalisme religieux, les affinités entre capitalisme et totalitarisme ; ils mettent en avant des concepts importants comme la totalité ou la reconnaissance, tout comme la nécessité de leur critique ; ils démontrent la nécessité de recourir à Marx, Debord ou à la phénoménologie ; enfin, ils insistent sur la nécessité de porter un intérêt au cinéma, à l’esthétisme, à la littérature, à la traduction et au langage dans notre société médiatique actuelle.

x 11 17 44 p. Ravages productivistes, résistances paysannes T Deléage Estelle essai agriculture, paysans 2013 14/11/13 9782356872760 Le Bord de l’eau Altérité critique Politique et société 6,00 € 6.00 sur commande ?
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Paysans ? Agriculteurs ? Chefs d’entreprise ? C’est en arpentant les campagnes européennes à la rencontre de ces nouveaux paysans qui construisent un autre rapport au temps, à l’espace et aux autres que l’agronome et sociologue Estelle Deléage s’interroge, depuis plus de dix ans, sur le devenir de l’agriculture. Considérés de manière dominante comme une classe objet, selon l’expression de Pierre Bourdieu, les paysans ont en effet constitué et constituent encore aujourd’hui, un peu partout sur la planète, un réservoir de main d’œuvre pour l’industrie en pleine expansion.

C’est donc bien la poursuite du projet d’artificialisation de la nature qui se joue ici avec comme élément central à la réalisation de ce projet, la dépaysannisation de la planète (relégation, pauvreté, suicides des paysans, etc).

x 13 20 170 p. Le don, la dette et l’identité
Homo donator vs Homo oeconomicus
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Godbout Jacques-T essai dette, identité, don 2013 13/06/13 9782356872487 Le Bord de l’eau La Bibliothèque Du Mauss Politique et société 15,00 € 15.00 actuellement indisponible
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Dans L’Esprit du don, Jacques T Godbout montrait que le don occupe encore une place de première importance dans nos sociétés, à côté du Marché et de l’État. Dans cet ouvrage, qui le parachève et le systématise, il généralise son propos : le don est ce mode de circulation des biens et services propre aux réseaux et où n’intervient pas la séparation entre un public et des professionnels. Dans la famille ou dans la société, le monde des réseaux fonctionne au don et à la dette, et non pas à l’équivalence (comme dans le Marché) ou à l’égalité (comme dans l’État).

Quand les réseaux fonctionnent bien, cette dette est positive : elle n’engendre pas angoisse et aliénation, mais confiance et désir de loyauté. Le don apparaît ainsi indissociable du sens : c’est l’intention qui compte et c’est le sens qui fait le don. Enfin, c’est à travers la relation de dette (positive ou négative), de don et de contre-don, que se forment ou se déforment les identités des acteurs sociaux.

Nourri par de nombreuses recherches empiriques qui le rendent extrêmement parlant, ce livre, paru en 2000 aux éditions La Découverte, était devenu introuvable depuis longtemps. Il propose un véritable paradigme alternatif à celui de la science économique et de la sociologie utilitaristes. Au lieu de postuler que nous serions tous des homo oeoeconomicus, qui ne songent qu’à prendre et à garder, il risque l’hypothèse inverse : ne serions-nous pas plutôt du genre homo donator, davantage motivés en fait à donner qu’à recevoir ? Le don, la dette et l’identité prend ainsi à contre-pied un grand nombre d’idées reçues dans les sciences sociales.

x 13 20 262 p. Don, intérêt et désintéressement
Bourdieu, Mauss, Platon et quelques autres
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Caillé Alain essai don 2014 15/03/14 9782356872470 Le Bord de l’eau La bibliothèque du MAUSS Politique et société -philosophie 16,00 € 16.00 sur commande ?
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En tant qu’hommes et femmes modernes nous nous trouvons écartelés entre deux séries de certitudes et d’exigences parfaitement inconciliables. D’une part, notre époque nous pousse impérieusement à croire que rien n’échappe à la loi toute puissante de l’intérêt et qu’il nous faut nous-mêmes nous y plier en devenant des "calculateurs" avisés. D’autre part, nous aspirons tous à nous y soustraire pour accéder enfin à cette pleine générosité, à ce don pur et entier, que la tradition religieuse dont nous sommes issus nous enjoint de rechercher.
Mais c’est là une tâche impossible, rétorque la première croyance pour qui rien n’échappe au calcul, si bien qu’il ne saurait exister de générosité et de don que mensongers. Pour Alain Caillé, la question est mal posée. L’examen, à travers deux de ses plus grands représentants (Platon, P. Bourdieu), de ce qu’il appelle "l’axiomatique de l’intérêt" ; celui, à l’inverse, des caractérisations du don par une impossible et inaccessible pureté (J.
Derrida), révèle la profonde solidarité qui unit les deux pôles de l’esprit moderne, et incite à chercher, dans le sillage du Marcel Mauss de l’Essai sur le don, une conception du don plus harmonieuse et raisonnable. Rien n’est sans doute en effet plus urgent si nous voulons penser notre temps, scientifiquement et moralement, à égale distance du cynisme et de l’idéalisme.
x 12 19 177 p. Sur la corde raide
Le feu de la révolte couve toujours en banlieue
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Belmessous Hacène essai banlieues, révolte 2013 14/03/13 9782356872241 Le Bord de l’eau Documents Politique et société 16,00 € 16.00 sur commande ?
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Depuis les "émeutes urbaines" de l’automne 2005, l’esprit égalitaire républicain a cédé devant ce que les artificiers du "démon des origines" appellent "l’épreuve des faits". Pour eux, la culture primitive des individus et notre incapacité à "ouvrir grand les yeux" sur ce qui se passe réellement dans ces "cités" expliqueraient le "problème des banlieues". Ainsi donc, ces "jeunes" sont les responsables de leur sous-condition.
Cette convergence entre "le problème des banlieues" et les pratiques culturelles de ces habitants d’origine extra-européenne, longtemps développée par le Front national, a atomisé les clivages politiques, s’incarnant même dans le discours scientifique. Evidemment partiale, cette explication des événements confond sciemment ghettos de pauvres et ghettos d’immigrés. Dans cet ouvrage, fondé sur des enquêtes menées dans deux quartiers de l’agglomération parisienne - cité Balzac à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) et la Grande Borne à Grigny (Essonne) -, l’auteur montre que ces révoltes cherchaient à ébranler le processus dé-démocratique qui ronge ces quartiers.
Elles ont échoué. De sorte qu’on y observe aujourd’hui toujours plus de rancoeur, toujours plus de désillusion. Mais croire que ces personnes accepteront longtemps de n’être réduits qu’à un destin de second zone, c’est se leurrer. Beaucoup ont déclaré assumer tous les risques, celui de la radicalité inclus. Les braises de la révolte sont encore chaudes...
x 13 20,5 290 p. Longtemps, j’ai été antisémite
Histoire d’un traumatisme
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Pronier Raymond témoignage psychologie 2014 13/02/14 9782356872937 Le Bord de l’eau Divers 20,00 € 20.00 sur commande ?
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Enfant, l’auteur de ce livre rêvait de vivre dans un kibboutz et vibrait aux exploits de Tsahal. Adulte, il fut un temps rédacteur en chef d’un journal juif. Cependant, des années durant il ressentit des bouffées antisémites. Contrairement à un John Galliano ou un Lars Von Trier, il n’exprima jamais sur la place publique des propos qu’il savait inacceptables : ces pulsions explosèrent au sein de son couple… Pour des raisons de santé, l’auteur entreprit ensuite une analyse avec un médecin psychiatre parisien. Rejaillit alors un traumatisme refoulé depuis l’enfance et se dévoilèrent, peu à peu, les multiples origines de ses troubles.

Exigeant travail d’écriture, ce texte bouscule les discours sur l’identité et permet de découvrir, de l’intérieur, toute la complexité des ressorts intimes qui peuvent se cacher derrière des pulsions antisémites. Au-delà de l’histoire, forcément unique, de cet enfant né après la Shoah, ce livre est une invitation à s’interroger différemment sur ce mal millénaire qu’est l’antisémitisme, y compris sur « le cas Céline ». Sans le moindre jargon psy, cet ouvrage montre aussi la force de la psychanalyse ; et, tout en pointant les erreurs de certains praticiens, il rend hommage à un formidable clinicien.

x 12 19 152 p. Le convivialisme en dix questions
Un nouvel imaginaire politique, suivi de "Il sera une fois... le désir convivial"
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Caillé Alain essai 2015 19/10/15 9782356874221 Le Bord de l’eau La Bibliothèque Du Mauss Politique et société -alternatives 10,00 € 10.00 sur commande ?
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Co-signé ou soutenu par une centaine d’intellectuels de renommée internationale, traduit, publié et discuté dans plusieurs pays (Allemagne, Brésil, Inde, Italie, etc.), le Manifeste convivialiste. Déclaration d’interdépendance (Bord de l’eau, 2013) définissait les principes d’un « bien vivre » universalisable (« pluriversalisable », plutôt), même sans croissance du PIB, dans lesquels se reconnaissent de plus en plus d’associations ou de réseaux de la société civique.

À quelles conditions la partage de ces principes pourrait-il déboucher sur une offre politique susceptible de changer la donne, ici ou ailleurs ? Que faut-il maintenant préciser pour se donner une chance de conjurer les risques de catastrophe –économique, sociale, écologique, morale, etc. – qui se font toujours plus menaçants ? C’est en dialoguant avec des propagateurs du convivialisme, en France, au Brésil ou en Italie, Simon Borel, Francesco Fistetti, Frédéric Vandenberghe et Jean-François Vréan, que Alain Caillé, un des initiateurs du convivialisme, esquisse des réponses à ces questions.

x 15 23 220 p. Une vie pour le théâtre - Terzieff, mon frère T Terzieff Catherine biographie 2015 24/04/15 9782356873750 Le Bord de l’eau Littérature 22,00 € 22.00 sur commande ?
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J’ai longtemps cru que mon frère Laurent Terzieff déjouerait la mort, et puis un jour, après le décès de notre sœur aînée, j’ai compris que lui aussi s’en irait. Après la disparition de Pascale, sa complice, il accepta sa mort au point d’aller au-devant d’elle.

Ce récit volontairement achronique de ses six dernières années pendant lesquelles je l’ai accompagné entrecroise des souvenirs plus anciens, des moments de bonheur autant que des zones sombres. Laurent qui gardait en lui ces vers du poète Milosz : « Il faut vivre, vivre, rien que vivre… »

Personne ne fut plus soucieux que Laurent de donner sens à sa vie, de la sculpter comme une œuvre en soi et de transcender l’ordinaire des hommes. Lui qui, ces derniers mois, tout en travaillant, révisait sa vie en se préparant à la quitter.

J’ai regroupé dans son Répertoire des pièces, ses réflexions sur chacune d’elles. On y découvre un Laurent toujours attentif à faire connaître à son public des auteurs contemporains, ceux qu’il considérait comme les auteurs de demain : Schisgal, Saunders, Albee, Mrozek…

Laurent se voulait modestement un simple passeur, mais il fut aussi pourvoyeur de texte, metteur en scène et acteur. Si comme il le disait, les êtres sont ce qu’ils font, il fut pour moi le théâtre incarné. Sa dernière intervention en public se termina par ces paroles : « J’ai bon espoir pour le Théâtre. »

C. T.

x 12 19 133 p. Pléonexie
[Dict : « Vouloir posséder toujours plus »]
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Dufour Dany-Robert essai 2015 11/06/15 9782356874122 Le Bord de l’eau La Bibliotheque Du Mauss Politique et société 12,00 € 12.00 actuellement indisponible
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On connaît la grande prohibition fondatrice du lien social, celle de l’inceste. On connaît moins la seconde prohibition, nécessaire à la vie en société : celle de la pléonexie. Comment limiter le désir de posséder toujours plus ? Dans notre monde, caractérisé par l’hyperconcentration de la richesse, cette question est devenue cruciale. Dany-Robert Dufour, après une présentation de la question, a choisi quatre textes permettant d’y réfléchir à nouveaux frais.

Deux textes de Platon (l’un tiré de La République, l’autre du Gorgias) et un texte de Bernard de Mandeville (La fable des Abeilles, 1705), adaptés et réécrits pour les rendre aussi audibles, c’est-à-dire actuels, que possible. Dans le quatrième texte, Socrate et son contradicteur se retrouvent aujourd’hui pour faire le point. Le lecteur trouvera également en annexe un étonnant texte sur la pléonexie, traduit pour la première fois en français, écrit en 1705 par le grand philosophe roumain, Dimitri Cantemir.

Les quatre premiers textes ont été lus par de grands comédiens dans le cadre de la première édition de "Philosophie à vif" qui s’est tenue en juin 2014 au Théâtre de la Tempête, en présence d’un public nombreux.

x 12 19 86 p. L’arme à l’oeil
Violences d’état et militarisation de la police
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Douillard-Lefevre Pierre enquête police, armes 2016 14/05/16 9782356874641 Le Bord de l’eau Alterite Critique Politique et société -répression 8,00 € 8.00 manquant sans date
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Automne 2014, un manifestant est tué par une grenade lancée par un gendarme à Sivens. L’armement de la police fait, pour la première fois, la une de l’actualité. Loin de susciter de réactions à la hauteur, ce drame est l’occasion pour le pouvoir de renforcer ses stratégies de maintien de l’ordre en faisant interdire et réprimer implacablement les mobilisations qui suivent. La mort de Rémi Fraisse n’est ni une « bavure « , ni un accident.

Elle est le produit d’une logique structurelle, qui s’inscrit dans un processus d’impunité généralisée et de militarisation de la police en germe depuis deux décennies. Sur fond d’hégémonie culturelle des idées sécuritaires, la police française se dote de nouvelles armes sous l’impulsion des gouvernements successifs : taser, grenades, flashballs, LBD. On tire à nouveau sur la foule. D’abord expérimentées dans les quartiers périphériques, puis contre les mobilisations incontrôlables, les armes de la police s’imposent aujourd’hui potentiellement contre tous.

« En blesser un pour en terroriser mille  », telle est la doctrine des armes de la police. Cet essai passe en revue l’armement de la police pour comprendre ce que les armes disent de notre temps, quelles sont les logiques politiques qu’elles suggèrent, au-delà des spécificités françaises d’un maintien de l’ordre présenté comme irréprochable.

x 12 19 122 p. La démocratie aux marges T Graeber David essai 2014 15/01/14 9782356872968 Le Bord de l’eau La bibliothèque du Mauss Politique et société 12,00 € 12.00 actuellement indisponible
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David Graeber, anthropologue atypique, à la fois professeur à la London University et l’un des initiateurs d’Occupy Wall Street, a fait une entrée fracassante à la fois sur la scène scientifique et sur la scène politique en montrant comment un des facteurs qui maintiennent les peuples sous le pouvoir des banques est le sentiment moral que toutes les dettes doivent être remboursées. Un sentiment né il y a 5000 ans en même temps que l’État, le marché, les grandes religions… et l’esclavage.

La thèse fascine et appelle à la discussion. Notamment sur le point de savoir au nom de quelle conception de la démocratie elle peut être tenue. Sur cette question, dans un texte écrit en 2005 pour La Revue du MAUSS semestrielle et repris dans ce livre, l’érudition et le brio de D. Graeber font encore merveille. Non, montre-t-il, l’Occident est loin d’avoir le monopole de la démocratie, et, contrairement à l’opinion omniprésente, ce n’est sûrement pas la "culture occidentale" qui l’a fait apparaître et prospérer.

Si on entend le mot culture au sens anthropologique, il apparaît en effet que la culture occidentale est introuvable (d’où une réfutation savoureuse et convaincante des thèses de Samuel Huntington). Et si on entend par culture la culture des lettrés, alors il n’est pas difficile de se convaincre que ceux-ci, en Occident comme ailleurs, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, en réalité, ne naît et ne vit que dans les marges des systèmes de pouvoir.

Où l’on voit toute la force d’une anthropologie anarchiste, revendiquée comme telle, et qui n’avait rien produit d’aussi puissant depuis Pierre Clastres. Reste, cependant, que tout le monde ne peut pas vivre dans les marges et hors pouvoir, et qu’il faut donc se demander ce qu’il peut et doit subsister de l’esprit de la démocratie dans le cadre des sociétés étatiques.

x 14 21,5 535 p. De la sainteté à la santé
Puritanisme, psychothérapies, développement personnel
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Prades Pierre essai 2014 23/09/14 9782356873392 Le Bord de l’eau La bibliothèque du Mauss Politique et société -philosophie 26,00 € 26.00 sur commande ?
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Pour l’individu contemporain, l’accomplissement de soi est à la fois une liberté et une injonction. Les psychothérapies et le développement personnel en portent la promesse, qui est aussi celle d’une transformation de soi. Ce livre propose d’interpréter l’idéal d’accomplissement de soi comme un lointain héritage de l’éthique puritaine de la vocation, et l’expérience thérapeutique d’aujourd’hui comme une sécularisation de l’expérience religieuse d’hier, promettant la santé en guise de sainteté.

Il tente de montrer que le jeu des émotions, par une interaction entre ressentir, penser et vouloir, est le moteur de la transformation de soi qui est au cœur des deux expériences, et qu’il leur donne une efficacité symbolique de même nature, celle d’un acte de foi. Il présente cette recherche d’une dynamique affective-émotionnelle comme un legs du modèle psychologique de la conversion élaboré par les puritains au XVIIe siècle dans le cadre de la "théologie de l’Alliance" ou Covenant Theology, qui faisait de l’acte de foi la conclusion d’un syllogisme pratique, à la fois volontariste et optimiste.

Pour mettre en évidence ce legs, ce livre retrace les étapes de l’interaction transatlantique qui a contribué à produire deux aspects complémentaires du modèle culturel contemporain : d’une part, une éthique de transformation de la personnalité visant un dépassement des limites du moi, d’autre part une valorisation de l’émotion comme critère d’authenticité de l’expérience vécue.