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Métailié


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x 12,5 19 157 p. Ciel bleu : une enfance dans le haut Altaï T Tschinag Galsan international 1999 03/04/99 9782864243045 Métailié Suites Littérature -poches 9,50 € 9.50 épuisé, réédité avec l'ean 9791022604062
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Galsan Tschinag raconte son enfance dans la steppe aux confins du désert de Gobi, dans les terres du Haut-Altaï. Vivant sous la yourte au sein d’une famille d’éleveurs de moutons, l’enfant découvre le monde à travers sa relation avec Arsilang son chien, dont les aventures ouvrent et ferment le livre. L’exotisme est ici total et actuel.

Le groupe familial se déplace en fonction des pâturages et des saisons, on monte les yourtes et on rencontre les gens. Les enfants ont une place bien définie que vient troubler l’obligation de scolarisation imposée par le gouvernement communiste. Mais il y a toujours les vacances pour retrouver la grand-mère choisie et adoptée par l’enfant, pour jouer dans la montagne avec son chien et parcourir à cheval ces étendues sans fin où le galop sert aussi à mesurer l’espace et le temps.

x 12,6 19 136 p. Le vieux qui lisait des romans d’amour T Sepulveda Luis littérature 2004 07/05/04 9782864245049 Métailié Littérature 8,50 € 8.50 épuisé
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Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d’hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l’antidote au redoutable venin de la vieillesse : il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent d’amour, le vrai, celui qui fait souffrir.

Partagé entre la chasse et sa passion pour les romans, le vieux nous entraîne dans ce livre plein de charme dont le souvenir ne nous quitte plus.

Ce livre, traduit en 35 langues, a été vendu en France à un million d’exemplaires.

PRIX FRANCE CULTURE ÉTRANGER
PRIX RELAIS H DU ROMAN D’ÉVASION

x 12,5 19 132 p. Le monde du bout du monde T Sepulveda Luis roman Chili 2005 06/05/05 9782864245414 Métailié Littérature 8,50 € 8.50 épuisé
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Un garçon de seize ans lit Moby Dick et part chasser la baleine. Un baleinier industriel japonais fait un étrange naufrage à l’extrême sud de la Patagonie. Un journaliste chilien exilé à Hambourg mène l’enquête et ce retour sur les lieux de son adolescence lui fait rencontrer des personnages simples et hors du commun, tous amoureux de l’Antarctique et de ses paysages sauvages. Il nous entraîne derrière l’inoubliable capitaine Nilssen, fils d’un marin danois et d’une Indienne Ona, parmi les récifs du Cap Horn, sur une mer hantée par les légendes des pirates et des Indiens disparus, vers des haleines redevenues mythiques.
x 14 21,5 334 p. Hiver arctique T Indridason Arnaldur roman polar 2009 05/02/09 9782864246732 Métailié Littérature -polars 19,50 € 19.50 sur commande ?
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Le corps d’un petit garçon était couché dans la neige lorsque la voiture d’Erlendur est arrivée au pied de l’immeuble de banlieue, en cette fin d’après-midi glaciale de Reykjavik.

II avait douze ans, rêvait de forêts, ses parents avaient divorcé et sa mère venait de Thaïlande, son grand frère avait du mal à accepter un pays aussi froid. Le commissaire Erlendur et son équipe n’ont aucun indice et vont explorer tous les préjugés qu’éveille la présence croissante d’émigrés dans une société fermée. Erlendur est pressé de voir cette enquête aboutir, il néglige ses autres affaires, bouscule cette femme qui pleure au téléphone et manque de philosophie lorsque ses enfants s’obstinent à exiger de lui des explications sur sa vie qu’il n’a aucune envie de donner.

La résolution surprenante de ce crime ne sortira pas Erlendur de son pessimisme sur ses contemporains. Dans cet impressionnant dernier roman, Indridason surprend en nous plongeant dans un monde à la Simenon. Il a reçu pour ce livre et pour la troisième fois le prix Clé de Verre du roman noir scandinave.

x 12,5 19 177 p. Eloge de la marche T Le Breton David essai 2000 22/04/00 9782864243519 Métailié Divers -voyages 10,00 € 10.00 actuellement indisponible
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Jouissance du temps, des lieux, la marche est une dérobade, un pied de nez à la modernité.

Elle est un chemin de traverse dans le rythme effréné de nos vies, une manière propice de prendre de la distance et d’affûter ses sens. L’auteur a pris la clé des champs à la fois par l’écriture et par les chemins frayés. Il mêle dans les mêmes pages Pierre Sansot ou Patrick Leigh Fermor, il fait dialoguer Bashô et Stevenson sans souci de rigueur historique car le propos n’est pas là, il s’agit seulement de marcher ensemble et d’échanger des impressions comme si nous étions autour d’une bonne table dans une auberge du bord de route, le soir, quand la fatigue et le vin délient les langues.

x 12,5 19 432 p. La petite morte T Penna Cornelio roman Brésil 2009 02/04/09 9782864246831 Métailié Littérature 13,50 € 13.50 sur commande ?
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L’enfant morte, comme un présage ne cesse de hanter les esprits.

La fazenda, le somptueux domaine, s’effondre miné de l’intérieur, comme sous le poids d’un double péché.

x 14 21,5 267 p. Cher amour T Giraudeau Bernard témoignage 2009 07/05/09 9782864246879 Métailié Littérature 17,50 € 17.50 sur commande ?
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Je suis en arrêt de jeu, sur le clos, paupières closes.

Je sais que vos mains, fines, élégantes, déliées, sont une harmonie, une musique pour saisir mes lettres, les déplier et les tenir comme la plus précieuse découverte de notre vie. Cette main qui repousse une mèche de cheveux reste suspendue pendant que vous lisez, attentive, les mots sacrés de ce voyageur infatigable qui a fini par s’arrêter dans votre jardin. Je vous aime depuis si longtemps, depuis avant le début.

Ces lettres qui ne pourraient jamais finir sont celles de mes mouvements géographiques et de mes voyages immobiles sur la scène. Mais probablement y verrez-vous un autre voyage plus complexe, plus hardi, plus désespéré. Voyager, dit-on, on n’en revient jamais. Le prendrez-vous ce temps de me lire pour me prolonger un peu en vous ? Avec un don irrésistible pour dire le clair-obscur des sentiments, Bernard Giraudeau embarque ses lecteurs, en compagnie de l’inconnue qu’il veut séduire, vers des ailleurs nés d’un imaginaire construit sur l’aventure, le désir de vivre et d’aimer.

x 14 21,5 160 p. L’ombre de ce que nous avons été Sepulveda Luis roman 2010 15/01/10 9782864247104 Métailié Littérature 17,50 € 17.50 sur commande ?
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x 14 21,5 133 p. La lampe d’Aladino - Et autres histoires pour vaincre l’oubli T Sepulveda Luis roman 2009 08/01/09 9782864246701 Métailié Littérature 16,50 € 16.50 sur commande ?
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Aladino Garib dit le Turc, petit commerçant palestinien, débarque à Puerto Eden, au plus profond du détroit de Magellan, et c’est de sa lampe que surgissent comme par magie des contes magistraux, de merveilleux romans miniatures et des histoires comme Luis Sepulveda en a le secret. On y rencontre des personnages inoubliables dans leur dignité et leur humanité. On y retrouve, entre autres, un dentiste et son ami, vieux chasseur de jaguars et amateur de romans d’amour, une dame grecque d’Alexandrie, un marin de Hambourg amoureux, un fabricant de miroirs dans un hôtel lentement dévoré par la forêt amazonienne, aux confins de l’Equateur et de la Colombie, avant de partir pour une Patagonie que les fantômes de Butch Cassidy et Sundance Kid hantent encore grâce à un chien bien dressé et un astucieux découvreur de trésor.
x 15,3 24 461 p. Dictionnaire des concepts nomades en Sciences Humaines T Christin Olivier essai sociologie 2010 07/10/10 9782864247548 Métailié Divers 28,50 € 28.50 sur commande ?
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Bien des expressions qui désignent des groupes sociaux, des idéologies, des manières de concevoir le temps ou l’organisation du monde qui nous entoure nous paraissent parfaitement naturelles et ne poser a priori aucun problème à qui voudrait les traduire et les appliquer à d’autres contextes que ceux dans lesquels elles sont nées.

Mouvement ouvrier, avant-garde, intelligencija, laïcité, travail ou encore histoire contemporaine font ainsi partie de ces mots ou de ces expressions qui semblent aller de soi et dont il n’est pas vraiment utile de connaître l’histoire pour les utiliser à bon escient. Pourtant, il n’en est rien. Ces termes s’exportent mal et chaque fois qu’on le fait dans l’usage courant ou le travail scientifique, ils multiplient les chausse-trappes et les faux-semblants dans lesquels on finit par ne plus savoir de quoi on parle.

Sommes-nous toujours bien d’accord sur ce que nous entendons par Occident, humanitaire ou administration et lorsque nous faisons voyager ces mots par-delà les frontières ? C’est à rendre étranges ces expressions faussement évidentes, à en faire des objets de questionnement tout autant que des outils qu’on ne regarde plus tant ils paraissent banals que veut contribuer ce dictionnaire. Une vingtaine de spécialistes européens, sociologues, ethnologues, historiens ou historiens d’art sont pour cela conviés à leur chevet pour en décrire les cheminements complexes et en proposer un usage réfléchi.

x 15,3 23,9 670 p. L’homme qui aimait les chiens T Padura Leonardo roman Amérique latine, Trotski 2011 06/01/11 9782864247555 Métailié Bibliothèque Hispano-Américain Littérature 24,50 € 24.50 actuellement indisponible
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En 2004, à la mort de sa femme, Ivan, écrivain frustré et responsable d’un misérable cabinet vétérinaire de La Havane, revient sur sa rencontre en 1977 avec un homme mystérieux qui promenait sur la plage deux lévriers barzoï.

Après quelques conversations, "l’homme qui aimait les chiens" lui fait des confidences sur Ramon Mercader, l’assassin de Trotski qu’il semble connaître intimement. Ivan reconstruit les trajectoires de Lev Davidovitch Bronstein, dit Trotski, et de Ramon Mercader, connu aussi comme Jacques Mornard, la façon dont ils sont devenus les acteurs de l’un des crimes les plus révélateurs du XXe siècle. À partir de l’exil de l’un et l’enfance de l’autre, de la Révolution russe à la guerre d’Espagne, il suit ces deux itinéraires jusqu’à leur rencontre dramatique à Mexico.

Ces deux histoires prennent tout leur sens lorsque Ivan y projette ses aventures privées et intellectuelles dans la Cuba contemporaine. Dans une écriture puissante, Leonardo Padura raconte, à travers ses personnages ambigus et convaincants, l’histoire des conséquences du mensonge idéologique et de sa force de destruction sur la grande utopie révolutionnaire du XXe siècle ainsi que ses retombées actuelles dans la vie des individus, en particulier à Cuba. Un très grand roman cubain et universel.

x 14 21,6 237 p. L’adieu au corps T Le Breton David essai corps 2001 01/09/01 9782864243267 Métailié traversées Politique et société -philosophie 18,50 € 18.50 manquant sans date, mais encore disponible à Plume(s)
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L’extrême contemporain condamne le corps, si peu à la hauteur des avancées technologiques de ces dernières décennies, un corps qui de plus en plus est vécu comme un membre surnuméraire qu’il faudrait supprimer.

Mettant le corps moderne en perspective, D. Le Breton montre que dans le discours scientifique contemporain, le corps est pensé comme une matière indifférente, simple support de la personne, à tel point qu’il devient un objet à disposition sur lequel agir afin de l’améliorer, une matière première où se dilue l’identité personnelle et non plus une racine identitaire de l’homme. Pour accéder du corps brouillon au corps accessoire, pour rester à flot dans un système toujours plus actif et exigeant, on doit se livrer à un bricolage sur soi à base de prothèses chimiques.

La techno-science sert à rectifier une matière première qu’il faut agencer autrement : assistance médicale à la procréation, examens redoutables d’entrée dans la vie qui suit l’existence anténatale, le soupçon à l’encontre du corps s’instaure et la médecine, faisant le tri, devient un biopouvoir, une forme scientifique et cruelle dénonciation du destin. Alors que certains biologistes rêvent d’éliminer la femme d’un bout à l’autre de la gestation, la cybersexualité réalise pleinement cet imaginaire de la disparition du corps et même de l’autre.

C’est ainsi que, pour certains, le corps n’est plus à la hauteur des capacités requises à l’ère de l’information et qu’il convient de s’en débarrasser en se forgeant un corps bionique auquel on grefferait une disquette contenant l’esprit. L’Adieu au corps est un constat terrible et argumenté de cette volonté implicite de notre monde occidental qui veut transformer et même liquider ce corps brouillon ; il montre par l’analyse comment se bouleverse à grandes enjambées l’univers symbolique qui jusque-là construisait la cohérence du monde.

x 13,9 21,5 294 p. Hypothermie T Indridason Arnaldur polar 2010 04/02/10 9782864247234 Métailié noir Littérature 19,50 € 19.50 sur commande ?
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C’est l’automne.

Maria, une femme d’une cinquantaine d’années, est retrouvée pendue dans son chalet d’été sur les bords du lac du Thingvellir par Karen, sa meilleure amie. Après autopsie, la police conclut à un suicide. Quelques jours plus tard, Erlendur reçoit la visite de Karen qui lui affirme que ce n’était pas "le genre" de Maria de se suicider. Elle lui remet une cassette contenant l’enregistrement d’une séance chez un médium que Maria est allée consulter afin d’entrer en contact avec sa mère décédée deux ans plus tôt, qui lui avait promis de lui envoyer un signe de l’au-delà.

Aussi dubitatif que réticent, Erlendur lui promet d’écouter l’enregistrement tout en lui répétant que ni l’enquête ni l’autopsie n’ont décelé le moindre élément suspect. L’audition de la cassette le convainc cependant de reprendre l’investigation à l’insu de tous. Il découvre que l’époux de Maria a eu un passé agité, qu’il a une liaison avec l’une de ses anciennes amours, qu’il est endetté et que Maria possédait une vraie fortune.

Une intrigue parallèle nous raconte l’histoire d’un jeune couple disparu lors d’une promenade sur le lac. Et nous avons enfin des informations sur la nature des relations d’Erlendur avec son ex-épouse, Halldora.

x 15,5 24 450 p. Nécropolis 1209 T Gamboa Santiago roman 2010 09/09/10 9782864247302 Métailié Bibliothèque Hispano Américaine Littérature 22,50 € 22.50 sur commande ?
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Au sortir d’une longue maladie, un jeune écrivain est invité à un congrès de biographes dans un hôtel de luxe à Jérusalem, métaphore de la ville assiégée par la guerre et sur le point de succomber.

Dans ce moderne Décaméron, les vies extraordinaires des participants laissent perplexe le héros de ce tour de force littéraire et stylistique. Il y croise le libraire bibliophile Edgar Miret Supervielle, la star italienne du cinéma porno Sabina Vedovelli, l’entrepreneur colombien Moisés Kaplan, l’éditeur Ebenezer Lottmann, et surtout José Maturana, ex-forçat, ex-drogué, ex-pasteur évangélique, éclairé par la littérature, qui dans la langue puissante des rues les plus sordides raconte l’itinéraire de son sauveur, le charismatique messie latino de Miami.

Quelque temps après sa communication, José Maturana est retrouvé mort dans sa chambre, tout semble indiquer un suicide, mais des doutes surgissent : qui était-il vraiment ?

Ce roman débordant d’énergie explore les différentes versions d’une même histoire, qui varie sans cesse, et nous incite à écouter, souvent avec stupéfaction, les récits surprenants des autres protagonistes de cette histoire. Amour, jalousie, trahison, vengeance, amitié, tous veulent témoigner avant la fin du monde.

Ce roman a reçu, à l’unanimité du jury, le premier prix La Otra Orilla, décerné à Bogotà en 2009.

x 14 21,4 205 p. Betty T Indridason Arnaldur 2011 27/10/11 9782864248453 Métailié noir Littérature -polars 18,50 € 18.50 sur commande ?
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Dans ma cellule je pense à elle, Bettý, si belle, si libre, qui s’avançait vers moi à ce colloque pour me dire son admiration pour ma conférence.

Qui aurait pu lui résister. Ensuite, que s’est-il passé ?

Je n’avais pas envie de ce travail, de cette relation. J’aurais dû voir les signaux de danger. J’aurais dû comprendre bien plus tôt ce qui se passait. J’aurais dû … J’aurais dû … J’aurais dû …

Maintenant son mari a été assassiné et c’est moi qu’on accuse. La police ne cherche pas d’autre coupable. Je me remémore toute notre histoire depuis le premier regard et lentement je découvre comment ma culpabilité est indiscutable, mais je sais que je ne suis pas coupable.

Un roman noir écrit avant la série qui fit connaître le commissaire Erlendur.

x 12,5 19 260 p. Nus, féroces et anthropophages T Staden Hans récit anthropologie 2005 08/04/05 9782864245384 Métailié Suites International -Amériques 8,50 € 8.50 présent à Plume(s)
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Véritable histoire et description d’un pays habité par des hommes sauvages nus, féroces et anthropophages situé dans le nouveau monde nommé Amérique inconnu dans le pays de Hesse avant et depuis la naissance de Jésus-Christ jusqu’à la dernière année.

"Admirablement présenté, avec toutes les illustrations de l’édition originale, un des témoignages les plus sensationnels et certainement le plus pittoresque que nous possédions sur les Indiens du Nouveau Monde à l’époque de la découverte."
Claude Levi-Strauss, Lettre à l’éditeur.

"Ce n’est pas le seul document qui nous ait permis de connaître les coutumes cannibales de certains peuples d’Amérique, mais l’intérêt du récit de Staden vient de ce qu’il a vécu, de l’intérieur, la situation d’un guerrier vaincu."
Stéphane Deligeorges, Nouvelles littéraires

"Dans l’histoire de l’ethnologie, on connaît peu d’aussi beaux cas d’observation participante." Emmanuel Todd, Le Monde

"Un extraordinaire document connu depuis longtemps, mais resté dans les archives, qui nous montre la rencontre de l’Occident du XVIe siècle avec les cultures anthropophages."
Catherine Clément, Le Matin

x 14 21,5 144 p. Le Glacis T Rivet Monique récit guerre d Algérie 2012 26/01/12 9782864248491 Métailié Suites Politique et société -histoire 14,00 € 14.00 présent à Plume(s)
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« Le Glacis, au nord de la ville, c’était une grande avenue plantée d’acacias qui séparait la ville européenne de la ville indigène. Une frontière non officielle, franchie par qui voulait et gravée pourtant dans les esprits de tous comme une limite incontestable, naturelle, pour ainsi dire, à l’instar d’une rivière ou d’une orée de forêt.
Le temps où j’ai habité la ville était le temps de cette violence. Le temps de ce que le langage officiel déguisait d’un intitulé pudique : les “événements”, quand l’homme de la rue disait : la guerre. La guerre d’Algérie.
Ce pays, je ne lui appartenais pas, je m’y trouvais par hasard. J’y étais de guingois avec tout, choses et gens, frappée d’une frilosité à fleur de peau, incapable d’adhérer à aucun des mouvements qui s’y affrontaient. Cette guerre, je ne la reconnaissais pas, elle n’était pas la mienne. Je la repoussais de toutes mes forces. Si j’avais eu à la faire... – s’il avait fallu que je la fasse, aurais-je pu la faire aux côtés des miens ?
Je l’ai oubliée. Je ne suis pas la seule : nous l’avons tous oubliée, ceux qui n’ont pas eu le choix et ceux qui ont refusé de choisir ; ceux qui n’ont pas voulu s’en mêler et ceux qui s’y sont perdus. »

Laure a 22 ans lorsque, à la fin des années 1950, elle est nommée professeur de lettres classiques dans un lycée d’une petite ville de l’Oranais. Elle regarde ce monde dont elle ne possède aucun des codes.

x 13,9 21,5 320 p. La Havane année zéro T Suàrez Karla roman Cuba 2012 11/04/12 9782864248613 Métailié Bibliothèque Hispano-Américain Littérature 19,50 € 19.50 prochainement à Plume(s) ?
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Cuba, 1993.

C’est la crise, on ne trouve plus grand-chose à manger, et faute de carburant tout le monde roule à vélo. Julia, la narratrice, est une jeune prof de maths, qui enseigne dans un lycée technologique. Elle navigue entre trois hommes, trois histoires, toutes différentes, et qui vont se retrouver curieusement mêlées. Euclides, son ancien prof de faculté, ex-amant, est brisé par l’exil de ses enfants. Angel est un bel amoureux qui en outre dispose d’un appartement dans le quartier du Vedado, en plein centre-ville - un luxe rare à l’époque.

Leonardo est un écrivain à lunettes, grand amateur de rhum et affabulateur de première. Tous ces personnages sont fascinés par l’histoire d’un certain Antonio Meucci, un Italien émigré à La Havane qui aurait inventé le téléphone avant Graham Bell. Tous souhaitent récupérer le document original qui permettrait de prouver définitivement l’antériorité de l’invention de Meucci sur celle de Bell. Mais surtout, et c’est le plus important : tous mentent, par jeu, par intérêt, par ennui.

Coincée entre les trois hommes, la narratrice cherche à démêler le vrai du faux, tout en pratiquant la survie active et quotidienne dans un pays au bord du gouffre. Dans cette histoire racontée comme une énigme mathématique, Karla Suárez met en scène avec brio une société épuisée, à court de vivres et de rêves, où chacun s’efforce cependant de garder intact tout ce qui peut rendre la vie supportable - l’amour, l’amitié, l’avenir...

x 15,5 24 160 p. Dernières nouvelles du sud T Sepulveda Luis roman 2012 19/04/12 9782864248620 Métailié Bibliothèque Hispano-Américain Littérature 20,00 € 20.00 prochainement à Plume(s) ?
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« Nous sommes partis un jour vers le sud du monde pour voir ce qu’on allait y trouver. Notre itinéraire était très simple : pour des raisons de logistique, le voyage commençait à San Carlos de Bariloche puis, à partir du 42e Parallèle, nous descendions jusqu’au Cap Horn, toujours en territoire argentin, et revenions par la Patagonie chilienne jusqu’à la grande île de Chiloé, soit quatre mille cinq cents kilomètres environ. Mais, tout ce que nous avons vu, entendu, senti, mangé et bu à partir du moment où nous nous sommes mis en route, nous a fait comprendre qu’au bout d’un mois nous aurions tout juste parcouru une centaine de kilomètres. Sur chacune des histoires passe sans doute le souffle des choses inexorablement perdues, cet « inventaire des pertes » dont parlait Osvaldo Soriano, coût impitoyable de notre époque. Pendant que nous étions sur la route, sans but précis, sans limite de temps, sans boussole et sans tricheries, cette formidable mécanique de la vie qui permet toujours de retrouver les siens nous a amenés à rencontrer beaucoup de ces « barbares » dont parle Konstantinos Kavafis.

Quelques semaines après notre retour en Europe, mon socio, mon associé, m’a remis un dossier bourré de superbes photos tirées en format de travail et on n’a plus parlé du livre.

Drôles d’animaux que les livres. Celui-ci a décidé de sa forme finale il y a quatre ans : nous volions au-dessus du détroit de Magellan dans un fragile coucou ballotté par le vent, le pilote pestait contre les nuages qui l’empêchaient de voir où diable se trouvait la piste d’atterrissage et les points cardinaux étaient une référence absurde, c’est alors que mon socio m’a signalé qu’il y avait, là en bas, quelques-unes des histoires et des photos qui nous manquaient. »

Luis Sepúlveda, avant-propos du livre

x 12,5 19 136 p. Marcher
Eloge des chemins et de la lenteur
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Le Breton David essai marche 2012 11/04/12 9782864248590 Métailié Suites Divers -voyages 9,00 € 9.00 prochainement à Plume(s) ?
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Revisitant une réflexion menée il y a dix ans, l’auteur constate que le statut de la marche a énormément changé en une trentaine d’années.

Aller à pied, livré à son seul corps et à sa volonté, est un anachronisme en un temps de vitesse, de fulgurance, d’efficacité, de rendement, d’utilitarisme. Marcher ainsi de nos jours - et surtout de nos jours, disait J Lacarrière, "ce n’est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète". Il est l’un des premiers à en retrouver le goût. Les chemins de Compostelle sont devenus en quelques années des lieux très fréquentés et dotés d’une organisation méticuleuse.

Nous sommes bien loin des anciens chemins, mal aménagés, mal balisés, avec une population méfiante envers ces gens de passage portant leur sac à dos qui étaient les pionniers de leur renaissance dans les années 70. Ceux qu’essaient alors de reconstituer P Barret et J-N Gurgand ont disparu sous les "coquelicots, les chemins sont goudronnés ou ne sont plus". Les années 80 voient leur réorganisation méthodique, en 1983 est créée la première association jacquaire, qui sera suivie de bien d’autres.

Dans les années 90 les chemins de Compostelle prennent leur essor. Aujourd’hui la marche s’impose comme une activité essentielle de retrouvailles avec le corps, avec les autres. Là où ils existent, même dans les villages, rares sont les syndicats d’initiative qui ne proposent pas un répertoire de chemins bien balisés pour la découverte de la cité ou de ses environs. Les imaginaires contemporains de la marche sont heureux, ils réfèrent plutôt au loisir, à la disponibilité.

Marcher est un long voyage à ciel ouvert et dans le plein vent du monde dans la disponibilité à ce qui vient. Tout chemin est d’abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre enfin la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi.