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Plume(s) est une toute jeune petite librairie, qui a ouvert le 1er avril 2008 - non, ce n’était pas un poisson.

Nous voulons proposer des documents qu’on ne trouve habituellement pas à Millau, et proposer aussi un espace de convivialité.

Vous y trouverez des livres, des dvd, des revues sur les thèmes de l’écologie, de l’alter-mondialisme, de la non-violence,... mais aussi des livres maternité et jeunesse, jardinage, cuisine, construction écologique, ou d’autres qui nous ont plu,
ainsi que thé, café, chocolat et jus de fruits bio-équitables,
et aussi un accès internet,
le tout dans la bonne humeur ...

Régulièrement nous organisons des projections vidéo.

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x 13 21 62 p. Vérité de la démocratie T Nancy Jean-Luc essai philosophie, politique, démocratie 2008 31/05/08 9782718607726 Galilée La philosophie en effet Politique et société -philosophie 13,00 € 13.00 manquant sans date
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C’est à la politique en elle-même et au capitalisme en lui-même que s’adressait le mouvement profond de 68. C’est à la démocratie gestionnaire que s’en prenait sa véhémence et, plus avant encore, c’est une interrogation sur la vérité de la démocratie qui s’y ébauchait. La vérité de la démocratie est celle-ci : elle n’est pas une forme politique parmi d’autres, à la différence de ce qu’elle fut pour les Anciens. Elle n’est pas une forme politique du tout, ou bien et à tout le moins n’est-elle pas d’abord une forme politique. " Démocratie " est d’abord le nom d’un régime de sens dont la vérité ne peut être subsumée sous aucune instance ordonnatrice ou gouvernante mais qui engage entièrement 1’" homme" en tant que risque et chance de " lui-même ". Ce premier sens n’emprunte un nom politique que de manière accidentelle et provisoire. Ensuite, " démocratie " dit le devoir d’inventer la politique non pas comme ordre des fins mais des moyens d’ouvrir et de garder des espaces pour les inventer. Cette distinction des fins et des moyens n’est pas donnée, pas plus que la distribution des "espaces" possibles. Il s’agit de les trouver, voire d’inventer comment ne même pas prétendre les trouver. Cette politique doit être tenue distincte de l’ordre des fins - même si la justice sociale constitue d’évidence un moyen nécessaire à toutes fins possibles.
x 15 24 190 p. Des universels
Essais et conférences
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Balibar Etienne 2016 22/09/16 9782718609140 Galilée La philosophie en effet Politique et société -philosophie 26,00 € 26.00 manquant sans date
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Cet ouvrage recueille une série d’essais et de conférences, s’échelonnant sur un peu plus de dix ans, jusqu’à aujourd’hui, mais que j’ai conçus à chaque fois comme la poursuite d’une même investigation. Le temps est venu, me semble-t-il, non pas de leur procurer une " conclusion ", mais d’en éprouver la continuité et la complémentarité. Pour ce faire, je les ai adaptés en français (lorsqu’ils avaient été rédigés en anglais, en diverses circonstances que je rappellerai plus bas), harmonisés et parfois complétés (en particulier de quelques références indispensables).

Leur objectif est de problématiser notre conception de l’universel, afin de contribuer à la clarification des débats sur le sens et la valeur de l’universalisme. Cette notion aujourd’hui chaudement disputée (on a pu parler d’une " querelle de l’universalisme ", comme naguère à propos de l’humanisme) ne saurait être univoque, elle doit être pluralisée, ou plutôt différenciée, pour deux raisons dont l’ensemble fait une dialectique sans fin préétablie : d’une part toute énonciation de l’universel (par exemple les " droits de l’homme ") est située dans un cadre géographique et historique (qu’on peut appeler une civilisation) qui l’affecte dans son contenu ; d’autre part l’énonciation de l’universel n’est pas tant un facteur d’unification des êtres humains que de conflit entre eux et avec eux-mêmes.

Disons qu’elle n’unit qu’en divisant. Encore faut-il essayer de mettre un peu d’ordre dans cette " équivocité de l’universel ", qui tout à la fois engendre la dérive des discours universalistes et aide à formuler l’exigence qui les traverse. Le coeur de l’ouvrage est constitué par deux longs essais qui tentent une problématisation originale des contradictions de l’universel, et par conséquent de sa " dialectique ".

Dans l’un, issu de conférences prononcées en 2005 aux Etats-Unis, " Constructions et déconstructions de l’Universel ", je déploie, en m’appuyant essentiellement sur Hegel et sa postérité (jusqu’à Derrida), la notion d’une " universalité conflictuelle ", en passant de l’énonciation à la domination, et de celle-ci à la subjectivation des " porteurs de l’universel " qui mesurent l’être de la communauté à l’idéal d’universalité.

Dans l’autre, issu de ma contribution à une enquête internationale de la revue Topoi sur les " tâches " de la philosophie contemporaine (2006), j’examine l’articulation du problème de l’universalité avec celui de l’université, et je décris les trois grandes " stratégies " qui ont été mises en oeuvre par les philosophes modernes (de Spinoza et Hegel à Wittgenstein, Quine et Benjamin) pour penser sub specie universitatis : disjonction, totalisation, traduction.

Ces essais sont encadrés par des " discussions ", dans lesquelles je me suis confronté aux positions et aux objections d’auteurs contemporains qui ont défendu, parmi d’autres, une position différente dans la " querelle de l’universalisme ", à laquelle j’emprunte néanmoins des questions et des notions importantes à mes yeux : en particulier Alain Badiou, Judith Butler et Joan Scott.

x 13,5 19,5 72 p. Les Trois Ecologies T Guattari Félix essai écologie 1999 01/06/99 9782718607689 Galilée L’espace critique Politique et société -écologie 16,00 € 16.00 manquant sans date
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« Le drame écologique dans lequel est engagée la planète humaine a longtemps été l’objet d’une méconnaissance systématique. Cette période est désormais révolue. À travers des médias devenus hyper-sensibles à la répétition des « accidents » écologiques, l’opinion internationale se trouve de plus en plus mobilisée. Tout le monde aujourd’hui parle d’écologie : les politiques, les technocrates, les industriels. Malheureusement toujours en termes de simples « nuisances ». Or les perturbations écologiques de l’environnement ne sont que la partie visible d’un mal plus profond et plus considérable, relatif aux façons de vivre et d’être en société sur cette planète. L’écologie environnementale devrait être pensée d’un seul tenant avec l’écologie sociale et l’écologie mentale, à travers une écosophie de caractère éthico-politique. Il ne s’agit pas d’unifier arbitrairement sous une idéologie de rechange des domaines foncièrement hétérogènes, mais de faire s’étayer les unes les autres des pratiques innovatrices de recomposition des subjectivités individuelles et collectives, au sein de nouveaux contextes technico-scientifiques et des nouvelles coordonnées géopolitiques. » F. G.
x 15 24 467 p. Séminaire : la bête et le souverain
Tome 1, 2001-2002
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Derrida Jacques essai philosophie 2008 30/10/08 9782718607757 Galilée La philosophie en effet Politique et société -philosophie 34,00 € 34.00 manquant sans date
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Jacques Derrida a consacré, on le sait, une grande partie de sa vie à l’enseignement : à la Sorbonne d’abord, puis durant une vingtaine d’années à l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm et enfin, de 1984 à sa mort, à l’École des hautes études en sciences sociales, ainsi que dans plusieurs universités dans le monde entier (aux Etats-Unis régulièrement).

Très vite ouvert au public, son séminaire a rassemblé un auditoire vaste et plurinational. Si plusieurs de ses livres prennent leur point de départ dans le travail qu’il y conduisait, celui-ci demeure cependant une part originale et inédite de son œuvre. Nous inaugurons donc avec le présent volume une vaste entreprise : la publication de ces séminaires. A partir de 1991, à l’EHESS, sous le titre général " Questions de responsabilité ", il a abordé les questions du secret, du témoignage, de l’hostilité et l’hospitalité, du parjure et du pardon, de la peine de mort.

Enfin, de 2001 à 2003, il a donné ce qui devait être, non la conclusion, mais l’ultime étape de ce séminaire, sous le titre " La bête et le souverain ". Nous en publions ici la première partie : l’année 2001-2002. Dans ce séminaire, Jacques Derrida poursuit, selon ses propres mots, une recherche sur la "souveraineté", "l’histoire politique et onto-théologique de son concept et de ses figures ", recherche présente depuis longtemps dans plusieurs de ses livres, en particulier dans Spectres de Marx (1993), Politiques de l’amitié (1994) et Voyous (2003).

Cette recherche sur la souveraineté croise un autre grand motif de sa réflexion : le traitement, tant théorique que pratique, de l’animal, de ce que, au nom d’un "propre de l’homme" de plus en plus problématique, on nomme abusivement, au singulier général, " l’animal ", depuis l’aube de la philosophie, et jusqu’à nos jours encore. Partant de la célèbre fable de La Fontaine, Le loup et l’agneau, en laquelle se rassemble toute une longue tradition de pensée sur les rapports de la force et du droit, de la force et de la justice, en amont comme en aval, dans une analyse minutieuse des textes de Machiavel, Hobbes, Rousseau, comme de Schmitt, Lacan, Deleuze, Valéry ou Celan, Jacques Derrida tente "une sorte de taxinomie des figures animales du politique" et de la souveraineté, explorant ainsi les logiques qui tantôt organisent la soumission de la bête (et du vivant) à la souveraineté politique, tantôt dévoilent une analogie troublante entre la bête et le souverain, comme entre le souverain et Dieu, qui ont en partage le lieu d’une certaine extériorité au regard de la " loi " et du " droit ".

x 11,5 20 112 p. Le Rose et le noir T Morin Edgar essai 1984 01/03/84 9782718602530 Galilée Débats Politique et société 16,00 € 16.00 sur commande ?
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Edgar Morin a toujours aimé pratiquer le diagnostic sociologico-politique à chaud, au coeur des événements, en prenant tous les risques intellectuels que cela comporte. Après ses diagnostics sur l’An zéro de l’Allemagne (1945), la Pologne entre la libération et le réasservissement (hiver 1957), l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle (mai 1958), la commune étudiante de Mai 68, la Rumeur d’Orléans (1969) et la Californie en transes (Journal de Californie, 1970), voici le diagnostic concernant le pouvoir rose de l’ère Mitterrand sur fond noir de crise planétaire. Trois textes sont ici réunis. Le premier, paru dans quatre livraisons de Libération en février 1982, le second paru dans Le Monde en octobre 1983, examinent les grâces et disgrâces du temps de la rose. Le troisième plonge le noir de la tragédie européenne sous la menace des SS 20 et Pershing.
Ces textes sont écrits avec sympathie critique. Ils se proposent d’analyser, avertir, prévenir.
x 12,5 21,5 35 p. Un requiem athée T Onfray Michel essai mort 2013 19/09/13 9782718608938 Galilée Incises Politique et société -philosophie 11,00 € 11.00 sur commande ?
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Le Requiem est une forme indissociable de la liturgie religieuse chrétienne. Michel Onfray a conservé la structure de cet exercice musical pour proposer cette messe des morts athée, qui retrouve le sens du cosmos et place la mort dans le grand cycle naturel de la transformation et non de la disparition.
x 12,5 21,5 76 p. Le Recours aux forêts
La tentation de Démocrite
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Onfray Michel essai philosophie 2009 10/09/09 9782718608006 Galilée Incises Politique et société -philosophie 15,00 € 15.00 sur commande ?
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Démocrite fut dans la Grèce antique un philosophe matérialiste fêté, qui parcourut le monde.
Lors de son périple jusqu’en Inde, il a constaté la vilenie des hommes, à la suite de quoi il fit construire une petite cabane au fond de son jardin pour y finir en sage le restant de ses jours.

Je nomme tentation de Démocrite et recours aux forêts ce mouvement de repli sur son âme dans un monde détestable. Le monde d’avant-hier, c’est celui d’aujourd’hui, ce sera aussi celui de demain : les intrigues politiques, les calamités de la guerre, les jeux de pouvoir, la stratégie cynique des puissants, l’enchaînement des trahisons, la complicité de la plupart des philosophes, les gens de Dieu qui se révèlent gens du Diable, la mécanique des passions tristes – envie, jalousie, haine, ressentiment… –, le triomphe de l’injustice, le règne de la critique médiocre, la domination des renégats, le sang, les crimes, le meurtre…

Le repli sur son âme consiste à retrouver le sens de la terre, autrement dit, se réconcilier avec l’essentiel : le mouvement des astres, la logique de la course des planètes, la coïncidence avec les éléments, le rythme des saisons qui apprennent à bien mourir, l’inscription de son destin dans la nécessité de la nature.

Fatigué des misères de ce temps qui sont les ancestrales souffrances du monde, il faut planter un chêne, le regarder pousser, débiter ses planches, les voir sécher et s’en faire un cercueil dans lequel on ira prendre sa place dans la terre, c’est-à-dire dans le cosmos.

x 12,5 21,5 104 p. Pour une nouvelle critique de l’économie politique T Stiegler Bernard essai politique 2009 19/03/09 9782718607979 Galilée Débats Politique et société -économie 18,00 € 18.00 manquant sans date
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Plongés au cœur d’une crise sans précédent historique – celle d’un capitalisme devenu planétaire –, nous débattons de ce qui la caractérise, et des conditions pour en sortir au plus vite : d’autant plus vite que les ravages terrifiants qu’elle engendre pourraient évidemment conduire à des menaces géopolitiques d’une ampleur encore inconnue.

Au centre de ces débats se loge une contradiction dont nul ne semble avoir conscience – ou vouloir prendre conscience – dans les mondes de l’économie et de la politique : c’est que le principal facteur de la crise est l’épuisement du modèle consumériste. Celui-ci, devenu intrinsèquement toxique, fait système avec la destruction de l’investissement par un capitalisme hyperspéculatif à tendance mafieuse, et repose sur ce qu’il faut appréhender comme une bêtise systémique.

L’inconscience dont il s’agit est en vérité l’un des effets les plus graves, dans la nouvelle situation créée par la crise, de la bêtise sécrétée par le modèle consumériste telle qu’elle se trouve renforcée par ce qui constitue aussi, dans ce contexte, un refoulement : le refoulement d’une réalité qui place les sociétés hyperindustrielles devant ce qui se présente comme un paradoxe. Car s’il faut évidemment « relancer » la machine économique – par l’investissement et par la consommation – pour éviter une dépression mondiale qui engendrerait une terrible aggravation des injustices sociales, déjà intolérables, et dont l’horizon malheureusement probable serait un conflit mondial, le faire par la simple reconduction du modèle consumériste qui est à l’origine de la crise ne pourrait qu’aggraver encore la situation. S’il faut relancer la consommation, cela ne peut être qu’en vue de soutenir des investissements dans un nouveau modèle industriel, non consumériste et porté par une politique publique mondialement concertée : l’enjeu est un New Deal en ce sens – pour lequel Keynes ne saurait suffire, et où Freud doit être convoqué. La question est celle de l’investissement au-delà de la consommation, c’est-à-dire aussi tel qu’il doit être repensé au regard de ce que ce terme signifie depuis Freud – extension de l’économie de l’investissement qui doit conduire à une nouvelle façon de penser le travail.

Ce petit ouvrage est consacré à l’examen des éléments axiomatiques étayant cette analyse. Il tente d’esquisser les fondements d’une économie de la contribution. Il invite la philosophie contemporaine à réévaluer la question de l’économie et de sa critique – une nouvelle critique de l’économie politique fondée sur une critique de l’économie libidinale au moment où l’économie libidinale capitaliste est devenue structurellement pulsionnelle.

x 13,5 21,5 161 p. Penser à droite T Terray Emmanuel essai 2012 23/02/12 9782718608617 Galilée Politique et société 25,00 € 25.00 présent à Plume(s)
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La pensée de droite est diverse et changeante ; elle varie selon les courants entre lesquels elle se partage, selon les secteurs de la vie sociale où elle s’énonce, selon les interlocuteurs auxquels elle s’adresse. Elle présente parfois des incohérences, mais comme elle n’est jamais obligée de se constituer en système, ces incohérences passent très largement inaperçues.

Par-delà cette multiplicité de facettes différentes, il est cependant possible, telle est l’hypothèse de ce livre, d’identifier un socle commun, un faisceau d’axiomes qui, sans former une doctrine unique, permet aux penseurs de droite d’appréhender les faits à travers les mêmes catégories et de les apprécier au regard des mêmes valeurs ; ainsi se préparent les conditions d’une convergence face à l’adversaire.

Ces axiomes sont passés en revue : ils ont nom réalisme, ordre, hiérarchie, autorité, patrie, morale. Ils impliquent une certaine conception de la nature humaine et de l’histoire, une certaine image des rapports entre l’individu, la société et l’État, et une certaine idée de la politique. Enfin, ils organisent les relations que la pensée de droite entretient avec deux "voisins" de nature très différente, mais qui sont pour elle de la plus haute importance : d’un côté l’extrême droite, de l’autre l’Église catholique.

Forte en la matière d’une longue expérience, la pensée de droite sait vivre avec ses contradictions. L’écart se creuse cependant entre sa version libérale et sa version conservatrice, entre les exigences du système économique et social auquel elle adhère et son attachement à l’ordre établi. Pour l’instant, le clivage passe à l’intérieur de chacun des penseurs, mais il pourrait bientôt s’approfondir au point de les contraindre à choisir leur camp.

x 12,5 21,5 106 p. La pensée de midi T Onfray Michel essai politique 2007 13/09/07 9782718607559 Galilée Débats Politique et société -philosophie 19,00 € 19.00 sur commande ?
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La gauche est en capilotade et sa refondation est d’actualité.

Certains veulent l’appuyer sur le centre, d’autres sur la gauche antilibérale. Or, cette dernière semble ne pas vouloir devenir adulte tant qu’elle refuse un réel jeu dialectique entre son éthique de conviction et son éthique de responsabilité. Il faudrait donc une gauche aussi amoureuse de la liberté que la gauche libérale et aussi radicale que l’extrême gauche. Cette formule n’est pas une chimère, car elle a bel et bien existé : il s’agit de la gauche libertaire.

Au XXe siècle, elle repose, pour partie, sur le triangle Georges Palante, Jean Grenier et Albert Camus. L’auteur de L’Homme révolté, antitotalitaire et libertaire, a fourni une pensée qui se proposait d’examiner ce chantier que sa mort, malheureusement, aura laissé ouvert. Notre Pensée de midi est un hommage à ces trois hérauts libertaires, en même temps qu’une invitation à s’inscrire dans ce sillage.

x 13 21,5 187 p. La mésentente T Rancière Jacques essai 1995 01/01/95 9782718604503 Galilée la philosophie en effet Politique et société -philosophie 31,00 € 31.00 présent à Plume(s)
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« Le mot de philosophie politique ne désigne aucun genre ou territoire de la philosophie. Il est le nom d’une rencontre polémique où s’exprime le paradoxe de la politique : son absence de fondement propre.
La politique commence quand l’ordre naturel de la domination et la répartition des parts entre les parties de la société sont interrompus par l’apparition d’une partie surnuméraire, le démos, qui identifie la collection des incomptés au tout de la communauté. L’égalité, qui est la condition non politique de la politique, ne fait effet que par le jeu de cette partie litigieuse qui institue la communauté politique comme communauté du litige. À partir de ce mécompte premier s’institue une logique de la mésentente, également éloignée de la discussion consensuelle et du tort absolu.
La “philosophie politique”, elle, commence avec la récusation platonicienne de l’apparence, du mécompte et du litige propres à la démocratie, et la requête d’une politique “en vérité”. On s’interrogera sur les transformations du régime de cette vérité, de l’archipolitique platonicienne à la métapolitique marxienne, et sur leurs effets en retour dans la pratique politique.
De là peuvent se déduire quelques repères pour analyser aujourd’hui la complémentarité de l’idylle consensuelle et du mélodrame humanitaire, tout comme l’équivalence de la “fin” de la politique et de son “retour”
 ».
JR
x 12,5 21,5 74 p. Lettre à D.
Histoire d’un amour
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Gorz André littérature amour, couple 2006 30/09/06 9782718607276 Galilée Incises Littérature 15,00 € 15.00 sur commande ?
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" Tu vas avoir quatre-vingt-deux ans.
Tu as rapetissé de six centimètres, tu ne pèses que quarante-cinq kilos et tu es toujours belle, gracieuse et désirable. Cela fait cinquante-huit ans que nous vivons ensemble et je t’aime plus que jamais. Je porte de nouveau au creux de ma poitrine un vide dévorant que seule comble la chaleur de ton corps contre le mien. "

L’auteur du Traître revient avec cinquante ans de recul sur les années décisives de son histoire.
Il restait beaucoup à dire. Car ce n’était pas la sienne seulement.

x 12,6 21,5 69 p. Identité - Fragments, franchises T Nancy Jean-Luc essai philosophie, identité 2010 04/02/10 9782718608204 Galilée La philosophie en effet Politique et société -philosophie 15,00 € 15.00 sur commande ?
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Ces fragments, arrachés par la stupéfaction : l’État dont je suis citoyen lance un débat national sur l’identité nationale.

Serait-elle perdue ? serait-elle devenue décidément trop indécise ? serait-elle en danger ? Mais l’État n’est jamais que l’instrument de la nation : ce n’est pas à lui d’en définir, encore moins d’en constituer l’identité. Comme, de plus, cette initiative ne vise qu’à resserrer les rangs de tous ceux qui craignent pour l’identité de ladite identité - la couleur de sa peau, son accent, sa langue, sa religion - et qu’il s’agit à la fois de les conforter et de prévenir les candidats à la nationalité qu’ils seront homologués par cette identité, l’opération tourne en rond.

L’identité nationale tournerait-elle mal ? Mais sait-on seulement de quoi on parle ? De là venait la stupeur première : que des termes aussi chargés que " identité " et " nation ", lestés par un demi-siècle - au moins - de questionnements philosophiques, psychanalytiques, ethnologiques, sociologiques et politiques, se trouvent allègrement propulsés en objets de " débat ". Se sont donc détachés ces quelques fragments, à la hâte.

Ils peuvent se lire aussi comme quelques préalables indispensables à toute prise en compte des mouvements tectoniques et des métamorphoses que connaissent désormais les supposées " identités nationales ", ici comme ailleurs.

x 12 21,5 68 p. L’équivalence des catastrophes T Nancy Jean-Luc essai nucléaire, catastrophes 2012 01/04/12 9782718608631 Galilée La philosophie en effet Politique et société 16,00 € 16.00 présent à Plume(s)
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La catastrophe de Fukushima n’est pas considérée ici seulement comme le dernier désastre majeur qui oblige à repenser l’usage de l’énergie nucléaire. On envisage sa leçon de manière plus générale, en tant qu’elle manifeste l’interdépendance désormais inextricable des phénomènes dits « naturels » et des ensembles techniques, sociaux, politiques, économiques dont la connexion générale nous oppresse.

Toutes les catastrophes ne sont certes pas équivalentes. Mais l’équivalence dont on veut parler ici est celle qui met en correspondance et qui fait circuler dans la communication et dans la consommation générales tous les éléments de notre existence – les vies, les biens, les forces, les énergies.

Le signe et le porteur de cette circulation n’est autre que la valeur en tant qu’argent, ou valeur du « marché » : l’« équivalence générale » dont parlait Marx. C’est elle qui propage une catastrophe généralisée.

Que veut dire « penser » dans cette condition qui est la nôtre ?

x 13,5 21,5 197 p. L’Empire de la surveillance T Ramonet Ignacio essai répression, surveillance 2015 05/11/15 9782718609294 Galilée Debats Politique et société -répression 16,00 € 16.00 sur commande ?
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Les spectaculaires révélations du lanceur d’alerte Edward Snowden ont permis au plus grand nombre de découvrir que la protection de notre vie privée est désormais menacée par la surveillance de masse à laquelle nous soumettent les merveilleux outils (smartphones, tablettes, ordinateurs) qui devaient élargir notre espace de liberté... Pourtant, on mesure encore mal à quel point, et de quelle façon, nous sommes espionnés.

Et donc contrôlés. L’inimaginable révolution numérique dans laquelle Internet nous a fait entrer a totalement bouleversé le champ du renseignement et de la surveillance, devenue omniprésente et parfaitement immatérielle. Elle profite en premier lieux aux cinq entreprises privées qui dominent la Toile — Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft — et qui s’enrichissent de l’exploitation de nos données personnelles, qu’elles transfèrent par ailleurs en continu à la NSA, la plus secrète et la plus puissante des agences américaines de renseignement.

Mais d’autre part et simultanément, au prétexte de lutter notamment contre le terrorisme, des gouvernements — y compris parmi les plus démocratiques —, s’érigent en Big Brother, n’hésitant plus à enfreindre leurs propres lois pour mieux espionner leurs citoyens. Dans un texte fort documenté et nourri d’exemples, Ignacio Ramonez décrit l’alliance sans précédent — Etat, appareil militaire de sécurité, industries géantes du Web — qui a produit cet Empire de la surveillance qui défie les citoyens, restreint leurs droits civiques et met en péril une certaine conception de la démocratie.

A l’appui de ces thèses, l’auteur convoque deux grands témoins avec lesquels il s’entretient : Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, et Noam Chomsky, l’un des plus grands intellectuels de notre temps.

x 14 22 158 p. Ecologica T Gorz André essai écologie 2008 17/01/08 9782718607573 Galilée Débats Politique et société -écologie 27,00 € 27.00 manquant sans date
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Cet ouvrage, qu’André Gorz a conçu avant sa disparition en septembre 2007, réunit sept textes et articles parus entre 1975 et 2007.

" Que nous sommes, écrit André Gorz, dominés dans notre travail, c’est une évidence depuis cent soixante-dix ans. Mais non que nous sommes dominés dans nos besoins et nos désirs, nos pensées et l’image que nous avons de nous-mêmes. C’est par lui, par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre. Mon point de départ a été un article paru dans un hebdomadaire américain vers 1954.

Il expliquait que la valorisation des capacités de production américaines exigeait que la consommation croisse de 50 % au moins dans les huit années à venir, mais que les gens étaient bien incapables de définir de quoi seraient faits leur 50 % de consommation supplémentaire. En partant de la critique du capitalisme, on arrive donc immanquablement à l’écologie politique qui, avec son indispensable théorie critique des besoins, conduit en retour à approfondir et radicaliser encore la critique du capitalisme. Je ne dirais donc pas qu’il y a une morale de l’écologie, mais plutôt que l’exigence éthique d’émancipation du sujet implique la critique théorique et pratique du capitalisme, de laquelle l’écologie politique est une dimension essentielle. ".

x 15 24 224 p. La chair des mots - Politiques de l’écriture T Rancière Jacques essai 1998 12/02/98 9782718604992 Galilée la philosophie en effet Politique et société -philosophie 27,00 € 27.00 manquant sans date
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« Quel rapport y a-t-il entre l’arche de Noé et la théorie du roman, la lettre de Don Quichotte à Dulcinée et la lecture de Marx par Althusser, les révolutionnaires français et les jonquilles de la poésie anglaise ? Pourquoi Balzac peine-t-il pour finir le Curé de village et Proust inclut-il la guerre de 1914 dans Le Temps retrouvé ? Pourquoi Deleuze fait-il un Christ du Bartleby de Melville ?

C’est que le roman et les Écritures, la politique et le poème, la littérature et la philosophie se nouent autour d’une même obsession : celle du pouvoir par lequel les mots se donnent chair et se projettent au-delà du livre. Platon a dénoncé les illusions de la ressemblance et Cervantès incarné dans Don Quichotte la folie de ceux qui croient à la réalité des livres. Mais toujours l’“illusion” chassée revient. Quand les exégètes ont fait du Livre de Vie biblique un poème, les poètes transforment le poème en livre du peuple. Quand le philosophe a récusé la lecture religieuse, il fait du livre l’action théâtrale menant à la “porte du jour” ou transforme les personnages de la fiction en intercesseurs d’un peuple à venir.

Ainsi se poursuit obstinément la même guerre de frontières. Wordsworth et Rimbaud rêvent d’un Verbe accordé au mouvement révolutionnaire des peuples. Mais ils déjouent dans le travail du poème cette marche en commun que Mandelstam ruinera au temps de la révolution russe. Balzac et Proust confrontent la vérité du livre à celle du Verbe fait chair. Sans cesse la littérature rejoue et déjoue l’incarnation. Et la philosophie est prise elle-même dans ce jeu de l’écriture avec son corps impossible. »

J. R.