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Plume(s) est une toute jeune petite librairie, qui a ouvert le 1er avril 2008 - non, ce n’était pas un poisson.

Nous voulons proposer des documents qu’on ne trouve habituellement pas à Millau, et proposer aussi un espace de convivialité.

Vous y trouverez des livres, des dvd, des revues sur les thèmes de l’écologie, de l’alter-mondialisme, de la non-violence,... mais aussi des livres maternité et jeunesse, jardinage, cuisine, construction écologique, ou d’autres qui nous ont plu,
ainsi que thé, café, chocolat et jus de fruits bio-équitables,
et aussi un accès internet,
le tout dans la bonne humeur ...

Régulièrement nous organisons des projections vidéo.

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ca 24 documents sur le thème : Allemagne



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x 12,5 17,6 48 p. Berlin T guide voyage, Allemagne 2011 05/01/11 9782742427499 Gallimard »» Cartoville Divers -voyages 8,75 € 8.75 épuisé
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Berlin, cartes en main ! De quartier en quartier, pour tous tes goûts et tous les budgets : un choix de 6o sites incontournables, une sélection de 150 adresses de restaurants, cafés, brasseries, théâtres, salles de concert, magasins, marchés, hôtels...

Et toutes les clés pratiques, bons plans et conseils pour profiter au mieux de Berlin.

x 11 18 523 p. Comment Hitler a acheté les Allemands T Aly Götz essai, histoire Allemagne, nazisme 2008 27/08/08 9782081218093 Flammarion »» Champs Histoire Politique et société -histoire 12,00 € 12.00 présent à Plume(s)
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Comment cela a-t-il pu arriver ? Comment les Allemands ont-ils pu, chacun à son niveau, permettre ou commettre des crimes de masse sans précédent, en particulier le génocide des Juifs d’Europe ? Invoquer la haine raciale dont le nazisme était porteur ne suffit pas : l’idée qu’un antisémitisme exterminateur animait la population allemande tout entière, dès avant l’arrivée de Hitler au pouvoir, est dépourvue de fondement. L’explication purement idéologique tourne à vide. Ce que démontre Götz Aly, au terme d’une enquête minutieuse dans les archives auxquelles il a pu avoir accès, c’est que le consensus entre les dirigeants du Reich et le peuple a eu pour clé... le confort matériel de l’Allemand moyen. La guerre la plus coûteuse de l’Histoire s’est faite avec un objectif : préserver le niveau de vie de la population, à laquelle le régime ne pouvait promettre, comme Churchill, " du sang, de la sueur et des larmes " sans risquer l’implosion. Bien loin de profiter à quelques dignitaires nazis seulement, le pillage de l’Europe occupée et la spoliation, puis l’extermination des Juifs, ont bénéficié au petit contribuable, soigneusement préservé de toute hausse d’impôts jusqu’à la fin de la guerre, comme au soldat de la Wehrmacht envoyé au front, de même qu’à la mère de famille restée en Allemagne. Les Allemands, tous complices ? C’est bien la thèse de ce livre, qui a fait date dans l’historiographie de la Shoah.
x 20 28 120 p. La tragédie brune T Gaultier Christophe et Cadène Thomas BD, doc Allemagne, nazisme 2018 16/05/18 9782352047421 Arènes »» BD -historique 20,00 € 20.00 présent à Plume(s)
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L’histoire oubliée du premier journaliste français assassiné par les nazis.

En 1934, Xavier de Hauteclocque, grand reporter, publie La Tragédie brune, écrit à la suite de son voyage en Allemagne en novembre 1933. Ce germanophile y décrit un pays remodelé par la politique nazie.

Son regard s’attarde là où d’autres ferment les yeux, ses pas le conduisent là où peu s’aventurent et, finalement, sa plume décrit ce que beaucoup préfèrent ignorer. Son récit, à la première personne, frappe par sa modernité, sa sincérité, sa lucidité et surtout, avec le recul tragique de l’histoire, par son caractère prémonitoire.

La Tragédie brune nous plonge dans ces années d’avant-guerre, à l’heure où Hitler affirme sa toute-puissance politique. Christophe Gaultier et Thomas Cadène s’attachent à mettre en scène le plus fidèlement possible le témoignage d’un homme qui, dès 1934, va alerter le monde sur la catastrophe à venir.

Le texte complet de La Tragédie brune de Xavier de Hauteclocque est disponible en livre numérique (ebook)

x 11,5 22 222 p. Honecker 21 T Cendrey Jean-Yves roman Allemagne 2009 19/08/09 9782742785377 Actes Sud Domaine Français Littérature 18,80 € 18.80 sur commande ?
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Berlin, de nos jours, veille d’une année nouvelle.

Matthias Honecker, cadre dans une prédatrice entreprise de téléphonie mobile, est las d’un monde où le trahissent sa voiture, sa machine à café ou ses couronnes dentaires. Sans même parler d’un climat délétère avec sa femme, une intellectuelle parfaitement présentable et "tendance", qui vient de lui faire inopinément cadeau de leur premier enfant avant de sombrer dans la dépression. Crise conjugale, premières affres d’une maturité redoutée, sursaut de révolte désespéré ? Ce trentenaire à la dérive, que seul son patronyme relie à une grande Histoire dorénavant aux abonnés absents, doit d’un même élan déménager et faire honneur au réveillon faussement festif qu’un patron capricieux impose à ses employés, bien loin de Berlin, aux confins improbables de la Poméranie...

Furieux de s’y soumettre, en état d’insurrection maritale et existentielle, Honecker se précipite dès lors dans une épopée déglinguée, vers le rendez-vous inattendu que le hasard lui assigne, en apothéose d’une existence jetée en pâture aux Temps modernes... Portrait grinçant, jubilatoire, libérateur de notre semblable, le roman de Jean-Yves Cendrey est servi par une langue d’une efficacité et d’une rigueur mordantes.

Tel le mythique Charlot de Chaplin, Matthias Honecker nous donne à sa manière des nouvelles de notre société telle qu’elle se débat, aujourd’hui, par-delà les murs qu’elle a éradiqués et pourtant reconstruits, dans l’espace immatériel, postmoderne et tragicomique de son libéralisme en déshérence.

x 11,5 21,7 92 p. Mélancolie vandale
Roman rose
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Cendrey Jean-Yves roman Allemagne 2012 04/01/12 9782330002312 Actes Sud Domaine Francais Actes Sud Littérature 19,10 € 19.10 sur commande ?
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Dans Berlin réunifiée, Kornelia Sumpf, cinquante-trois ans, (« fruit débile des amours d’une charogne et d’un fossoyeur ») condamnée à rester à jamais « une empotée de l’Est », travaille comme interprète à la prison de Moabit où le détenu est souvent basané et insuffisamment germanophone.

Elle est désormais la compagne, prétendument comblée, d’un homme plus jeune qu’elle, Ali, son ultime conquête, qui a été élevé, dans ce qui fut Berlin-Ouest, par une mère turque, richissime et foutraque, prénommée Utkügul, dont la fortune permet à son aboulique de fils de passer son temps en tête-à-tête avec l’écran de son ordinateur (et les vidéos pornos afférentes). Bien avant de rencontrer Ali, l’homme aux « lèvres-saucisses », Kornelia a adopté la petite Viorica, d’origine roumaine (on dira « Rom », sous peu), devenue une pré-adolescente paumée, d’humeur aussi maussade que le temps qui sévit à Berlin, en cet hiver 2010, et dont la fascination pour la société de consommation triomphante entraîne des échanges aussi fréquents qu’embarrassants avec la puissante caste que forment les vigiles de supermarchés.

Afin d’échapper à la suffocante emprise de la dévoratrice Utkügul, restée « à l’Ouest », le couple turco-germanique, fier de sa mixité, vit dans le modeste (et peu amène) pavillon familial de l’ancien Berlin-Est dans le quartier de Lichtenberg, où, cloué sur un fauteuil roulant, le père de Kornelia, dit « petit-papa », achève son existence dans la hargne et ce mutisme aussi « réflexe » que tactique auquel l’a rompu sa longue expérience de communiste impénitent et de délateur professionnel aux temps « heureux » de la stasi.

A son corps défendant, et comme à son insu, sa fille Kornelia, quand elle a terminé sa journée de « traductrice du malheur » à la prison de Moabit, semble passer son temps à traverser dans les deux sens un Mur qui n’existe plus, comme si ce dernier faisait défaut à l’ordre bénéfique naguère providentiellement assigné à l’univers. En proie à des nostalgies bancales et à des haines confuses, cette femme de devoir, au sourire (socialiste) inoxydable mais dont la jeunesse s’enfuit inexorablement, l’est en effet aussi à des désirs, désordonnés et violents, sur lesquels elle n’est pas en mesure de mettre un nom, sinon celui de sexe (par provocation, impuissance et manque d’imagination réunis) ou de consommation (activité enfin autorisée, sinon prescrite).

Mais, dressée par la RDA, une Kornelia Sumpf ne peut rêver de posséder une Audi que juchée sur la selle de son vélo, prolétaire symbole d’une liberté de circulation qui s’étend désormais jusqu’à la célèbre Alexanderplatz (oncques immortalisée par Döblin et à présent livrée aux promoteurs). Sur son vélo, Kornelia roule, dérape dans la neige, tombe, se blesse, rencontre le parcours d’un marathon en folie où des vieillards cacochymes repoussent leurs limites au risque de leur vie, fait des rencontres, assiste à des accidents, se trompe de chemin, se met en retard, nouvelle Alice déjantée au pays sans merveilles, se cherche un avenir, une histoire qui serait enfin à elle et comblerait le manque, souffrant, sans le comprendre, du temps qui passe, de l’inassouvissement, de la solitude harassante qui règne dans une ville qui, pour avoir fait de la notion de communauté retrouvée son nouvel étendard, fièrement brandi à la face du monde, n’a, à l’instar de l’Europe dite unie, réussi à se fonder en transmission d’aucune sorte.

Aussi mal à l’aise vis-à-vis d’un passé familial caviardé que frustrée par le morne présent qui lui est dévolu, cette « femme gauchère » porte sur ce qui l’entoure un regard tour à tour exalté et agressif, qui, tout en « scannant » avec trop d’ironie une vie sans espoir et des destinées sans grandeur (vieillards en déshérence ou « actifs » aliénés s’entassant dans l’enfer du métro), lamine les mythologies de la défunte RDA comme les illusions de l’Allemagne nouvelle.

Dans le décor chaotique d’une modernité violente placée sous le signe du marché libéral qui a pris ses quartiers en des lieux où, hier encore, sévissaient de tout autres mœurs et pratiques, sous les cieux plombés d’une ville immense dont la division fut l’un des symboles majeurs du xxe siècle, se déploie, tel un plan crypté (et cruellement poétique), l’impitoyable cartographie d’un monde aussi interdit d’authentique mémoire qu’il est assujetti au « devoir » de célébrer sans trêve cette dernière, quitte à la soumettre à une marchandisation aussi décomplexée que florissante.

Écrit à l’« impersonnel » (au "on"), Mélancolie vandale (non sans dérision sous-titré : roman rose) propose avec cet hommage paradoxal et désabusé rendu à une ville emblématique, une vision de nos temps contemporains aussi désespérée que lucide. Tant il est vrai que, avec ce roman puissamment baroque, aussi tragique que farcesque, Jean-Yves Cendrey, en avatar de Jérôme Bosch (ou en passager sidéré embarqué sur quelque nef des fous), semble ici sonner l’alerte sur la renaissance possible de la « bête immonde », ce monstre familier aux multiples visages si prompt à prospérer, en temps de paix, sur tous les territoires abandonnés à sa férocité vorace.

x 23,5 31,5 48 p. Julia von Kleist Tome 1
Allemagne 1932
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Djian Jean-Blaise et Marivain Bruno BD, roman graphique Allemagne, nazisme 2017 07/06/17 9782889320608 EP Emmanuel Proust Bd ep BD -historique 14,00 € 14.00 prochainement à Plume(s) ?
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Allemagne, 1932. Nous faisons la connaissance d’une famille de riches industriels, les Von Kleist. La femme, Julia Von Kleist, est l’héritière de l’usine et a épousé un jeune aristocrate désargenté et ancien pilote de la Grande Guerre, Ulrich. Ils ont deux enfants, Siegrfred et Baldur, dont l’un est très proche de son père, extrêmement fier de lui. L’autre, plus introverti, est proche de sa mère. Ulrich était, pendant la Première Guerre, un ancien coéquipier de Göring, le futur ministre de la propagande d’Adolf Hitler.

Lors d’une Fête de la bière, où elle se rend pour échapper à la pesanteur ambiante, Julia fait la connaissance de Gustav Foester, l’un des ouvriers de son mari, et devient sa maîtresse. Gustav est apolitique et aurait tendance à s’inquiéter des dérives grandissantes qu’il constate chaque jour. Ce n’est pas le cas de son fils, Werner, qui va s’engager dans le service de renseignements.

À la mort du père de Julia, Ulrich reprend les rênes de l’usine... sur fond de montée du nazisme, les personnages vont devenir des pantins face à cet avenir qu’ils ne maîtrisent plus.

Cette grande saga en 3 tomes mêle ambitions et sentiments de personnages fictifs et historiques, aux trajectoires très différentes, pendant la période la plus trouble de l’histoire de l’Allemagne : celle de l’ascension au pouvoir d’Hitler.

x 24 32 56 p. Julia von Kleist Tome 2
Allemagne 1933
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Djian Jean-Blaise et Marivain Bruno BD, roman graphique Allemagne, nazisme 2018 31/10/18 9782889320882 EP Emmanuel Proust PQ.BD EP BD -historique 14,00 € 14.00 prochainement à Plume(s) ?
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Berlin 1933. Tandis qu’Hitler poursuit son ascension fulgurante, la famille Von Kleist se déchire. Julia, l’aristocrate, décide d’entrer en résistance contre la barbarie nazie quand son mari dénonce son amant à la Waffen SS...

Soutenue par le Mémorial de Caen, cette grande saga mêle ambitions et sentiments de personnages fictifs et historiques. Une série sans équivalent en bande dessinée.

x 14 21 417 p. Novembre 1918, une révolution allemande Tome 1
Bourgeois et soldats
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Döblin Alfred roman Allemagne 2009 04/02/09 9782748900996 Agone Marginales Littérature 28,40 € 28.40 présent à Plume(s)
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Récit des derniers jours de la présence allemande en Alsace-Lorraine, Bourgeois et soldats installe le roman au milieu de l’agitation, soldats révoltés et population civile mêlés : officiers provisoirement détrônés et bourgeoisie locale en spectatrice ricanante ; amours qui se font et se défont ; petits trafics, chapardages, et enfin les drapeaux tricolores cousus à la va-vite ...

En dehors de Berlin Alexanderplatz, toute l’oeuvre d’Alfred Döblin reste pratiquement à découvrir. Roman de l’exil, la tétralogie de Novembre 1918 mêle personnages historiques et de fiction : elle tisse, de Strasbourg à Berlin, les destinées d’un drame qui prélude au siècle qui commençait.

Cette parution intégrale en français comble partiellement les lacunes de la bibliographie de ce grand oublié de la littérature allemande.

x 14 20,5 230 p. Made in Germany
Le modèle allemand au-delà des mythes
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Duval Guillaume essai Allemagne 2013 24/01/13 9782021097795 Seuil Politique et société 17,00 € 17.00 sur commande ?
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Que ne lit-on et n’entend-on pas en France sur le « modèle allemand » ? On fait en particulier très régulièrement l’éloge de la rigueur budgétaire allemande, et de la capacité de nos voisins à accepter de lourds sacrifices pour restaurer la compétitivité de leur industrie. Or, explique Guillaume Duval, ce ne sont pas là les véritables raisons des succès actuels de l’économie allemande. Cette réussite est due surtout aux points forts traditionnels du pays : un système de relations sociales très structuré, un monde du travail où le diplôme ne fait pas tout, un pays où l’entreprise n’appartient pas aux actionnaires, un solide réseau de firmes de taille intermédiaire, une longue tradition de décentralisation qui permet de disposer partout d’un capital financier, culturel, social, humain suffisant pour innover et entreprendre, etc.

Au cours de la dernière décennie, le boom des pays émergents a permis à l’industrie allemande de profiter pleinement de ces atouts. Au contraire, la profonde remise en cause de l’Etat social menée au début des années 2000 par le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder a fragilisé le modèle allemand : le développement spectaculaire de la pauvreté et des inégalités menace son avenir. On l’aura compris, ce qu’il faudrait copier ce sont plutôt les caractéristiques traditionnelles du modèle allemand que les réformes récentes qui y ont été apportées.

Il n’est cependant jamais aisé de transposer les éléments d’un modèle national lié à une histoire particulière. Une meilleure compréhension du « modèle allemand » par les Français est par contre indispensable pour réussir à imaginer ensemble un avenir pour l’Europe.

x 14 20,4 391 p. Hammerstein ou l’intransigeance
Une histoire allemande
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Enzensberger Hans-Magnus biographie Allemagne, nazisme 2010 11/02/10 9782070121960 Gallimard »» Du monde entier Politique et société -histoire 23,90 € 23.90 présent à Plume(s)
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"La peur n’est pas une vision du monde."

C’est par ces mots qu’en 1933, Kurt von Hammerstein, chef d’état-major général de la Reichswehr, résolut de tourner le dos à l’Allemagne nouvelle, et à Hitler devenu chancelier. Issu d’une très ancienne lignée d’aristocrates prussiens, Hammerstein méprisa profondément l’hystérie funeste où s’engageait son pays. On voulut ignorer son avertissement, et c’est en vain que le général, de complots en dissidences, tenta de freiner le désastre.

Jusqu’à sa mort en 1943, Hammerstein aura préservé son indépendance, raidi dans une intransigeance devenue héroïque. Ses sept enfants eurent eux aussi des destins singuliers, prenant parti, au fil de rencontres inattendues, pour la résistance intérieure. Le livre du grand écrivain allemand Hans Magnus Enzensberger n’est une biographie qu’en apparence. Car il s’agit d’" une histoire allemande ", un récit tissant par mille moyens divers les destins individuels et le devenir collectif.

Modeste devant la science historique, Enzensberger a choisi la liberté du narrateur : "même en dérapant à l’écart des faits, on peut fort bien parvenir à des vues justes ". Et lorsqu’il dialogue avec les morts, Enzensberger, en véritable sorcier, invoque les esprits. A travers la multitude de ces vies qui se croisent, s’éveille le fantôme de la catastrophe allemande, révélant la décomposition de la république de Weimar, le passage de la vieille Prusse à l’ordre nouveau, la sournoise complicité de l’Allemagne avec l’Union soviétique, l’échec de la résistance, la folle association de l’idéologie la plus fanatique et du cynisme le plus froid.

C’est parce qu’il a un sens aigu de ce qu’est un destin qu’Enzensberger nous offre ici un grand livre.

x 15,5 24 529 p. Les années de persécution
L’Allemagne nazie et les Juifs, 1933-1939
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Friedländer Saul histoire Allemagne, nazisme 2008 28/02/08 9782020970280 Seuil L’univers Historique Politique et société -histoire 26,40 € 26.40 sur commande ?
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Ce premier volume de L’Allemagne nazie et les Juifs [2] décrit l’arrière-plan de l’extermination des Juifs.

Tout en réaffirmant l’obsession de l’" antisémitisme rédempteur " chez Hitler et l’importance de l’idéologie antisémite des nazis, Saul Friedländer retrace les pressions du Parti, le rôle de la bureaucratie d’Etat, le comportement des élites économiques, intellectuelles et religieuses, les réactions des gouvernements étrangers et l’attitude de la population allemande, laquelle n’était pas nécessairement à l’unisson de la politique officielle.

Fondé sur une très riche documentation, cet ouvrage montre que, sous une apparente confusion, la politique nazie envers les Juifs du Reich, puis des autres pays, se radicalise sans relâche. Et que, sans qu’il y ait de plan ni de but ultime clairs, les années de persécution auguraient déjà du pire, en cas de guerre.

x 15 24 1028 p. Les années d’extermination
L’Allemagne nazie et les Juifs : 1939-1945
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Friedländer Saul histoire Allemagne, nazisme 2008 28/02/08 9782020202824 Seuil L’Univers historique Politique et société -histoire 32,50 € 32.50 sur commande ?
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Fondé sur de nombreuses archives inédites, nourri de voix innombrables (journaux intimes, lettres, mémoires), ce second volume de L’Allemagne nazie et les Juifs [4] déroule l’effroyable scénario qui mène à la "solution finale" et à sa mise en œuvre dans l’Europe occupée.

Complicité des autorités locales, soutien actif des forces de police, passivité des populations et notamment des élites, mais aussi promptitude des victimes à se soumettre aux ordres dans l’espoir d’améliorer leur sort ou, à terme, d’échapper à l’étau nazi : c’est cette histoire d’une extrême complexité, au comble de l’horreur, qui est ici relatée avec une maîtrise rare.

x 11 18 280 p. Allemagne 1918
Une révolution trahie
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Haffner Sebastian histoire Allemagne 2018 23/01/18 9782748903522 Agone Elements Politique et société -histoire 12,00 € 12.00 prochainement à Plume(s) ?
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« Il y a eu dans l’histoire allemande un moment où tout a semblé changer : en 1918, les gardiens de l’Empire ouvrirent la porte aux dirigeants sociaux-démocrates et les introduisirent dans l’antichambre du pouvoir ; les masses social-démocrates se précipitèrent à l’intérieur, bousculèrent leurs dirigeants et les entraînèrent jusqu’au pouvoir lui-même. Après un demi-siècle d’attente, la social-démocratie allemande semblait enfin parvenue à son but : alors ses dirigeants n’eurent rien à faire de plus pressé que d’ordonner aux anciens gardiens du palais de mettre tout le monde dehors. Un an après, on les retrouve à nouveau plantés devant la porte fermée, et cette fois pour toujours. La Révolution allemande de 1918, révolution social-démocrate, fut écrasée par des dirigeants sociaux-démocrates : en ce sens, elle constitue sans doute un cas unique. »

En automne 1918, en Allemagne, la guerre est perdue et les conseils d’ouvriers et de soldats se multiplient. Commençant par une description minutieuse de la défaite militaire de novembre 1918 et de l’organisation de la capitulation par le général Ludendorff, qui cherche avant tout à sauvegarder l’armée pour rendre possible une restauration de l’empire après le passage à un régime parlementaire, Haffner montre comment la social-démocratie, soudain dotée d’un pouvoir qu’elle attendait depuis près de cinquante ans, a écrasé sans états d’âme une révolution populaire. Publié pour la première fois en 1968 en Allemagne, ce texte a paru pour la première fois aux éditions Complexe en 2001.

x 13 20 410 p. La révolution allemande (1918-1923) T Harman Chris histoire Allemagne, révolution 2015 16/05/15 9782358720724 La Fabrique LA FABRIQUE Politique et société -histoire 20,00 € 20.00 prochainement à Plume(s) ?
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En novembre 1918, l’insurrection de la flotte allemande à Kiel s’étend à toute l’Allemagne et la monarchie prussienne s’écroule sans qu’un coup de feu ait été tiré pour la défendre. Des conseils de soldats et d’ouvriers se forment un peu partout, et tous les politiciens en vue, ou presque, se disent « socialistes ».

En octobre 1923, la révolution allemande est morte après quelques combats désespérés à Hambourg. Le livre retrace ces cinq années - depuis l’insurrection spartakiste (à l’issue de laquelle Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg furent assassinés), à l’« Octobre allemand », quand tous les espoirs semblaient permis, en passant par le putsch de Kapp - et analyse les raisons de cette défaite. « Si l’on ne la comprend pas, écrit Harman, la barbarie qui a fondu sur l’Europe dans les années 1930 ne peut pas non plus être comprise. » L’histoire de l’entre-deux-guerres, telle qu’elle est enseignée dans les écoles, charrie un poncif des plus tenaces : celui d’une « irrésistible ascension » du fascisme en Allemagne et dans toute l’Europe. Face à cet argument téléologique qui sabre tout examen sérieux de la période, Chris Harman nous invite à revoir notre copie. Non, la défaite du prolétariat allemand dans les années 1920 n’avait rien d’inéluctable. Il fallut au contraire toute la duplicité des dirigeants sociaux-démocrates, main dans la main avec les grands industriels et les vieux cadres de l’empire déchu, pour empêcher une révolution socialiste d’advenir.

Les conséquences furent désastreuses : en Allemagne où les ouvriers, désarmés, emprisonnés et désabusés n’avaient plus les forces pour s’opposer aux milices d’extrême droite et à leurs caporaux populistes ; comme en Russie où le pouvoir bolchevik, isolé pour de bon, dégénérait dans la bureaucratie stalinienne.

Mais Harman prend soin de ne pas résumer la séquence au martyrologe d’une classe ouvrière éternellement trahie. Pour lui, les raisons de l’échec sont aussi à chercher dans les propres faiblesses du mouvement révolutionnaire, dans les hésitations fatales de ses leaders et dans l’attitude ambiguë des chefs russes de la IIIe Internationale. Les appréciations de l’auteur résonnent alors comme d’humbles leçons pour le présent, et l’historien s’efface devant le dirigeant révolutionnaire - qu’il était avant tout. Son livre est précis, très documenté, mais reste dépourvu de toute prétention académique : comprendre l’histoire si l’on veut la changer, tel est le programme annoncé dans l’introduction. « J’écris à partir d’une position de sympathie pour ceux qui ont combattu avec l’énergie du désespoir pour faire gagner la révolution allemande - pour la simple raison que je suis convaincu que le monde serait immensément meilleur s’ils n’avaient pas été vaincus. »

x 11 18 311 p. Marthe et Mathilde T Hugues Pascale roman amitié, France, Allemagne 2011 31/12/11 9782290031667 J’ai lu J’ai Lu Documents, numéro 9778 Littérature -poches 6,70 € 6.70 présent à Plume(s)
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L’une est française et l’autre allemande.
Deux guerres ont tenté de les diviser, mais leur amitié a survécu à tout. Tantôt vainqueur, tantôt vaincue, elles ont montré à tous, par leur attachement indéfectible, qu’une paix franco-allemande était possible. Devenue journaliste, leur petite-fille raconte le récit exceptionnel d’une amitié au long cours, qui nous plonge dans l’histoire de l’Alsace et des grandes déchirures du XXe siècle.
x 11 18 667 p. Hôtel Adlon T Kerr Philip polar Allemagne 2013 03/01/13 9782253167273 LGF/Livre de poche Le Livre de Poche Littérature -polars 8,30 € 8.30 présent à Plume(s)
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Berlin, 1934. Bernie Gunther, chassé de la Kripo, gangrenée par les nazis, en raison de ses sympathies pour la république de Weimar, s’est reconverti : il est maintenant responsable de la sécurité de l’Hôtel Adlon. Alors qu’il s’échine à effacer de sa généalogie un quart de sang juif, le patron d’une entreprise de construction est assassiné dans sa chambre après avoir passé la soirée avec un homme d’affaires américain véreux, ami de hauts dignitaires nazis. Une séduisante journaliste, chargée par le Herald Tribune d’enquêter sur la préparation des Jeux olympiques de Berlin, engage Bernie. Le sort d’un boxeur juif dont le corps a été repêché dans la Spree lui semble le bon moyen pour rendre compte du climat de démence meurtrière et de répression antisémite qui règne sur la capitale allemande. Le sixième volet des enquêtes de Bernie Gunther par Philip Kerr, l’auteur de la célèbre Trilogie berlinoise.
x 14 21 437 p. Terminus Allemagne T Krechel Ursula roman racisme, Allemagne 2014 04/09/14 9782355361364 Carnets Nord Littérature 19,00 € 19.00 épuisé
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Août 1948, Richard Kornitzer débarque du train, sur les bords du lac de Constance. Dix ans qu’il n’a pas vu Claire, sa femme, qui l’attend sur le quai. Onze qu’il n’a pas vu ses enfants, cachés quelque part en Angleterre. " Stupéfaits, le souffle coupé, sans voix, les yeux qui cherchent le regard de l’autre, qui se cramponnent au regard, les yeux qui s’agrandissent, boivent, plongent puis se détournent, comme soulagés, fatigués par le travail de la reconnaissance, oui c’est toi, c’est toujours toi."
Ainsi commence l’histoire d’une famille allemande a priori ordinaire - un couple à qui tout réussit, deux enfants ravissants - , si ce n’était les origines juives de Richard. De Lindau, ville paisible de Bavière, à Mayence, détruite par les bombardements alliés, ce roman raconte un homme qui se reconstruit auprès des siens, dans un pays lui-même en ruines.
Inspiré d’une histoire vraie, Terminus Allemagne est un récit saisissant sur la persécution raciale, la douleur de l’exil, l’importance des racines.
x 19 26,5 213 p. Berlin
La cité des pierres
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Lutes Jason BD Allemagne 2009 08/04/09 9782756017143 Delcourt BD -roman graphique 19,99 € 19.99 sur commande ?
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"Berlin, la cité des pierres" est la première partie d’un captivant récit imaginé par Jason Lutes.

Les personnages principaux de ce roman graphique, le journaliste Kurt Severing et l’artiste peintre Marthe Müller, évoluent au milieu d’événements historiques dramatiques, au temps des heures sombres de la république de Weimar. " La Cité des pierres " couvre une période de huit mois passés à Berlin, de septembre 1928 au ler mai 1929, et reconstitue méticuleusement les espoirs et les combats de ses habitants, au moment où leur futur semble s’obscurcir devant la montée d’une ombre menaçante.

x 13,5 21,5 424 p. Le pays disparu
Sur les traces de la RDA
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Offenstadt Nicolas histoire Allemagne 2018 12/09/18 9782234077898 Stock »» Les essais International -Europe 22,50 € 22.50 sur commande ?
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Que reste-t-il d’un pays disparu depuis plus de vingt-cinq ans et dont l’effacement est toujours un enjeu social et politique ? Sur les tables des vide-greniers, par terre dans les hangars ou dans les entreprises délaissées, la République Démocratique Allemande (RDA, 1949-1990) est aujourd’hui un pays à la brocante, un pays à l’horizontal. Ce livre invite à un voyage sur les traces de ce pays disparu.

Dans les usines ou les écoles à l’abandon, il arrive que l’on récupère des dossiers individuels, des empreintes des vies de l’époque. Les traces ce sont aussi les milliards d’objets du temps du socialisme qui ont connu de nouveaux destins depuis la chute du Mur. L’enquête suivra ceux qui célèbrent, aujourd’hui, le souvenir de la RDA, et ceux qui veulent la faire revivre un peu. A travers tous ces chemins, à travers la pratique de l’exploration urbaine (Urbex), l’historien raconte les expériences sensorielles et personnelles de ces troublantes rencontres avec un monde disparu, toujours porté par ceux qui l’ont vécu, proposant ainsi une ample réflexion sur les traces et la mémoire.

x 25 18 160 p. Drôle de peuple - Komisches Volk T Plantu dessins Allemagne 2013 12/09/13 9783941362116 Schaltzeit Verlag »» Divers 19,00 € 19.00 présent à Plume(s)
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L’Allemagne n’est pas celle que vous croyez. Et les Allemands non plus. Si vous avez besoin ou envie d’une leçon de "germanitude" aussi plaisante qu’intelligente, ce recueil contient tout ce que l’on peut désirer : 130 dessins sont là pour vous instruire et vous amuser en découvrant un drôle de peuple. Plantu a beaucoup d’empathie pour ses cousins germains, mais il sait aussi mordre : le bon mélange pour ne pas sombrer dans "l’europancholie" ambiante. Chez Plantu, nous trouvons ce dont nous avons besoin : encouragement critique, gai savoir et rire libérateur.

Bilingue français-allemand.


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