Collection Pratiques_utopiques
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Quelques sites qui méritent le voyage ...

  • Petites perspectives illustrées : Bibliothèque collective de critique sociale, 1 rue Pasteur 12100 Millau ; ouvert le vendredi de 10h30 à 13h.
  • la boutique en ligne d’EnVies EnJeux
  • 36 rue des Lilas : chambres et tables d’hôtes à Millau, chez Eveline et Jean-Michel.
  • La libraithèque ’le droit à la paresse’, librairie et bibliothèque associative et militante, une adresse indispensable dans le Lot.
  • Le pas de côté une librairie - bistrot à Béziers a dû fermer, hélas ...
  • Naturellement Simples Produits naturels à base de plantes
  • Le Lieu-Dit à Saint Affrique, librairie-café-resto-..., lieu de rencontres incontournable, n’a pas (encore) de site internet : 5 rue de l’industrie / 05 65 99 38 42 ; voir aussi sur le site de Plume(s) : Le Lieu-Dit.
  • L’essentiel librairie — épicerie bio — tartinerie à Marciac (Gers)
  • Construire un monde solidaire
  • Radio-Larzac celle que vous entendez fréquemment à Plume(s) - à moins que ce ne soit :
  • Radio Saint-Affrique
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  • EnVies EnJeux est la continuité d’Alter’Educ, dans son approche comme dans sa volonté de fonctionner collectivement. Cette équipe, constituée de bénévoles passionné-e-s, dispose depuis septembre 2012 de deux antennes : une à Millau et l’autre à Aubagne.
  • Enercoop, notre fournisseur d’électricité réellement écolo.

Ouvrages de la collection Pratiques utopiques : 12 articles trouvés


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x 15 21 140 p. La danse des ceps
Chronique de vignes en partage
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Beau Christophe doc société, économie sociale et solidaire 2003 01/07/03 9782952018081 Repas Pratiques utopiques Politique et société -alternatives 15,00 € 15.00 présent à Plume(s)
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Chronique de vignes en partage

Les Cepatou consommateurs de vins et "locataires de ceps", Philomène, Momo et bien d’autres, sont les "héros" de cette chronique qui se lit comme l’on boit un bon canon de vin l’été ! C’est l’histoire au fil des saisons, d’un vigneron qui a choisi une autre poésie du vin, une façon d’envisager son métier loin des tentations technologiques superflues, de soigner la vigne par des pratiques de bon sens et une agriculture biodynamique sans dogmatisme, de vivre un lien producteur-consommateurs dépouillé des habits de subjectivité parfois propres au monde du vin, de décliner une présence positive au terroir au delà des images surannées et des spéculations foncières banalisées. Un périple clochemerlesque qui vous mènera jusqu’au Mexique ou en Palestine. Découvrez y, autant l’ivresse des bons vins ou les bons moments de vendanges collectives, que des outils pratiques pour d’autres modèles de production agricole.

Préface de Nicolas Duntze, de la Confédération paysanne

x 15 21 168 p. Moutons rebelles
Ardelaine, la fibre développement local
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Barras Béatrice doc société, travail, économie sociale et solidaire 2003 01/01/03 9782952018005 Repas Pratiques utopiques Politique et société -alternatives 14,00 € 14.00 présent à Plume(s)
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Ardelaine par Dubouillon En 1975, cinq amis, sans un sou en poche, décident de redonner vie à la dernière filature d’Ardèche tombée en ruines. Ils font aussi le pari de recréer la filière laine de leur région, pari qu’ils tiendront par la force de l’équipe et de la coopération qui demeurera le moteur essentiel de leur histoire, racontée ici. Mais au-delà de leur témoignage, ce livre montre comment chacun, même dans les situations les plus improbables et surtout s’il ne le fait pas seul, peut reprendre du pouvoir sur sa vie.

C’est donc bien plus que l’histoire d’une entreprise qui est rapportée dans cet ouvrage, celle de la Scop Ardelaine : c’est l’aventure humaine qui, d’une situation improbable, mène à la réussite d’un projet économique, social et local.

Le commentaire des éditeurs

La tonte des moutonsIl ne faut pas croire que la réussite économique d’une entreprise tient aux critères techniques qu’on a l’habitude de voir mettre en avant : le capital, la formation technique, l’étude du marché, la spécialisation… L’histoire d’Ardelaine aurait même tendance à démontrer le contraire ! Voilà une bande d’amis qui crée leur entreprise avec seulement 2000 francs de capital (oui, vous avez bien lu : 2000 francs !) et qui n’y connaissent alors quasiment rien ni à l’industrie de la laine ni à la gestion d’une entreprise.

Il y a là un architecte, une orthophoniste, un maçon, une étudiante en rupture de ban, un technicien agricole. La petite équipe a entre 20 et 30 ans et surfe sur l’utopie de l’après 1968, la tête dans les étoiles mais les pieds bien fichés sur terre. La reprise de la dernière filature du département, un coup de cœur, un coup de main, est aussi un cou tordu aux discours lénifiants d’alors sur l’impossible renaissance d’un monde rural voué à la désertification. Mais si le pari a pu être tenu, c’est que la perséverance, la solidarité et l’ingéniosité collective ont été fortement sollicités.

Jean François Draperi, le préfacier du livre, le dit fort bien : « A travers le prisme coopératif qu’ils proposent, les associés d’Ardelaine nous invitent à revisiter l’ensemble des enjeux sociétaux auxquels nous sommes quotidiennement confrontés : le salaire, l’entreprise, le capital, la concurrence, la qualité, la consommation, l’équité, le travail, la place de l’art et de la culture, la désertification rurale, etc. Pour autant, on ne lira pas ici la dernière théorie en vogue sur l’un ou l’autre de ces thèmes. Ce que nous propose Ardelaine, ce n’est pas d’affiner notre regard critique sur les incohérences du monde économique et social, c’est de trouver les voies pour se libérer de leurs influences. »

x 15 21 174 p. Scions... Travaillait autrement ?
Ambiance Bois, l’aventure d’un collectif autogéré
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Lulek Michel doc travail, économie sociale et solidaire 2003 01/08/03 9782952018074 Repas Pratiques utopiques Politique et société -alternatives 15,00 € 15.00 présent à Plume(s)
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Nouvelle édition 2009

À 20 ans, au lieu de changer le monde, ils décident de changer leur vie et de créer ensemble une entreprise pour y expérimenter d’autres formes d’organisation du travail. Ce sera une scierie, Ambiance Bois, qui s’installera en 1988 sur le plateau de Millevaches dans le Limousin. De fil en aiguille, ce ne sont pas seulement les modalités classiques de production qui seront remises en cause, mais la place que cette dernière occupe dans nos vies. Ainsi, les associés d’Ambiance Bois découvriront que « travailler autrement », c’est consommer, agir, décider et finalement « vivre ensemble ».

Le commentaire des éditeurs

Ce livre ne développe pas une nouvelle théorie du travail et n’élabore pas sur le papier un modèle de substitution qui répondrait à toutes les questions que se pose la société sur le travail. Si ses auteurs peuvent avoir aujourd’hui quelque légitimité à mêler leur voix au concert des discours sur le travail, ce n’est que pour avoir soumis leurs rêves à l’épreuve des faits.

Aussi, raconteront-ils seulement une histoire, la leur, celle d’une poignée d’individus qui créèrent une entreprise, Ambiance Bois, parce qu’ils voulaient travailler autrement et imaginaient que c’était là le chemin le plus sérieux pour faire avancer la réflexion sur le sujet. Au travers de cette histoire, ils espérent que le lecteur saura découvrir les linéaments d’une autre manière d’intégrer le travail dans nos vies et qu’ils l’auront aidé à questionner le travail davantage sur ses fins que sur ses moyens.

L’expérience d’Ambiance Bois est, en effet, faite d’utopie et de réalité, de réjouissants succès et de régulières difficultés, de grandes idées et de petites réalisations, d’ambition et de modestie. On ne lira donc pas ici un conte de fée autogestionnaire, mais bien plutôt une histoire de vies - au pluriel. Avec ses débats, ses hauts et ses bas, ses obstacles et ses coups de chance, ses calculs et ses hasards.

Comme l’écrit dans sa préface Serge Latouche : « Des individus, refusant totalement ou partiellement le monde dans lequel ils vivent, tentent de mettre en œuvre autre chose, de vivre autrement : de travailler ou de produire autrement au sein d’entreprises différentes, de se réapproprier la monnaie aussi pour un usage différent, selon une logique autre que celle de l’accumulation illimitée et de l’exclusion massive des perdants. C’est très exactement ce que font les compagnons d’Ambiance Bois. »

Préface de Serge Latouche

x 15 21 144 p. Télé Millevaches
La télévision qui se mêle de ceux qui la regardent
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Lulek Michel, Deléron Samuel et Pineau Guy reportage médias, société, économie sociale et solidaire 2006 01/09/06 9782952018036 Repas Pratiques utopiques Politique et société -alternatives 15,00 € 15.00 présent à Plume(s)
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Photos tirées du premier générique de Télé Millevaches, avril 1986Ce livre raconte l’histoire de Télé Millevaches, une télévision locale qui, parmi les premières en France, et aujourd’hui l’une des plus anciennes encore en activité, témoigne de l’appropriation par des habitants de l’outil télévisuel pour communiquer, échanger, montrer ce qui se fait sur leur territoire et porter une parole que les télévisions ignorent en général.

Télévision de proximité, de pays, associative, de quelque façon qu’on l’appelle, Télé Millevaches se raconte ici à plusieurs voix. Le récit de cette aventure, qui constitue la première partie de l’ouvrage, a été écrit par un des membres de l’équipe fondatrice et est complété par des entretiens avec des acteurs de cette histoire. La seconde partie resitue l’histoire de Télé Millevaches dans celle, plus large, des télévisions de proximité en France et des évolutions télévisuelles de 1986 à 2006.

Le commentaire des éditeurs

Photo extraite du Magazine du Plateau n° 98, novembre 2002 Les médias forment-ils l’opinion ? La télévision reflète-t-elle le monde et la société ? N’est-elle forcément qu’une affaire de professionnels ? A ce genre de questions qui reviennent régulièrement dans l’actualité, l’expérience de Télé Millevaches n’apporte certes pas de réponses catégoriques mais ouvre des perspectives tout à fait originales.

Au cours des vingt années dont l’histoire est rapportée ici avec beaucoup de détails, le lecteur pourra en effet découvrir comment une poignée d’habitants du plateau de Millevaches a réussi à dompter un outil en le mettant au service d’un territoire et de ceux qui y vivent. S’inscrivant en cela dans une véritable démarche de développement local, cette expérience dessine en creux ce que n’est pas, ne sait pas être ou ne veut pas être la télévision (la vraie, la grande, celle qui vous dépossède de votre parole, même quand elle fait semblant de vous la donner).

Comme l’écrit Daniel Salles dans Alternatives Economiques : « Une télé partie de rien, qui a su trouver sagement son public, son matériel et les moyens de sa pérennité financière. Une "télé brouette" pour commencer, qui venait installer son téléviseur et son magnétoscope dans les cafés, les maisons de retraite ou chez des particuliers qui rameutaient le voisinage. Puis le journal vidéo des débuts s’est mué en "magazine du plateau" pour 120 communes. Ensuite, une télévision qui faillit être diffusée la nuit sur le canal régional de France 3 lorsqu’il dort et automatiquement enregistrée grâce à un système ingénieux. Et il faut lire à ce propos la manière dont ces Géo Trouvetou de la télé ont été baladés, en 1993, par le CSA, TDF, le ministère de la Communication et France 3, ligués pour faire capoter ce projet hors norme ! » Qu’importe ! 22 ans après sa naissance Télé Millevaches fait toujours entendre sa petite musique différente sur le plateau de Millevaches, et désormais, grâce à Internet, bien au-delà.

Ce livre nous raconte cette saga que les "vraies" télés sont incapables de faire. Il raconte les interrogations, les rapports avec les élus locaux, l’organisation, etc. Un exercice pratique et obstiné de développement local et de lien social.


DVD inclus

x 15 21 190 p. Chantier ouvert au public
Le Viel Audon, village coopératif
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Barras Béatrice doc alternatives, économie sociale et solidaire 2008 30/11/07 9782952018067 Repas Pratiques utopiques Politique et société -alternatives 17,00 € 17.00 prochainement à Plume(s) ?
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Lorsqu’au début des années 1970 quatre copains découvrent les ruines abandonnées du village ardéchois du Viel Audon et décident de lui redonner vie, ils ne savent pas ce qu’ils déclenchent. C’est le début d’une aventure qui verra passer sur ce « chantier ouvert au public » plus de 10 000 personnes qui apporteront chacune une pierre à l’édifice. Mais le Viel Audon n’est pas seulement un lieu où l’on construit.

C’est aussi un lieu où l’on se construit. Le chantier devient école et les jeunes qui passent y expérimentent un « chemin de faire » pour mener leur propre route. Le hameau blotti dans les gorges de l’Ardèche, toujours inaccessible en voiture, bruissant d’une vie riche et innovante, recèle un « trésor » qu’il partage avec tous ses visiteurs.

Ce livre raconte sur plus de trente cinq ans comment des ruines oubliées sont devenues un lieu de vie, d’apprentissage, de formation, de découverte, un véritable village coopératif et écologique.

Le commentaire des éditeurs

Dans la France bouillonnante des années qui suivent 1968, s’expérimentent dans les montagnes ou les campagnes reculées du sud de la France une foultitude d’essais communautaires, arches de résistance, groupuscules politiques, « retour à la nature »... S’il est de bon ton aujourd’hui de regarder ces expériences d’un air au mieux goguenard, on ne peut nier que s’échafaudaient-là des réponses parfois très pertinentes aux questions que notre société du début du XXIème siècle se pose. C’est le cas dans ce hameau accessible seulement à pied qui sommeillait dans les ronces et les herbes folles, accroché à la falaise dans les gorges de l’Ardèche.

L’aventure commence comme un rêve. Quatre jeunes décident de faire revivre ce village. Ils relèvent leurs manches et s’attèlent à la tâche sans plan préconçu ni un sou en poche. Trente cinq plus tard, le randonneur qui traverse par hasard le Viel Audon (les voitures n’y ont toujours pas accès !) découvrira un ensemble architectural impressionnant, des jardins, des bêtes, une exploitation agricole qui fabrique du fromage de chèvres et croisera de très nombreuses personnes dont beaucoup de jeunes. Entre ces deux extrèmes (le village abandonné d’hier et la ruche d’aujourd’hui) que s’est-il passé ?

C’est cette aventure que raconte Béatrice Barras qui a pour l’occasion interrogé de nombreux acteurs de cette histoire dont la parole nous est ainsi restituée. L’accent est mis sur la dimension pédagogique et coopérative de ce projet, vaste chantier de jeunes qui a marqué la plupart de ceux qui y sont passés.

Comme dit l’un d’eux : « Sur le chantier j’ai appris à prendre des responsabilités et j’ai vu que j’étais capable de faire des choses dans lesquelles je ne connaissais rien avant. Chez moi, j’avais essayé de construire un petit bâti dans le jardin de mon père et j’avais pris deux baffes parce que ce n’était pas comme ça qu’il fallait faire ! Au Viel Audon, j’ai découvert la possibilité de me dire que j’étais capable. Il y avait les filles et à cette époque, la mixité ce n’était pas encore acquis ! Et puis, il y a la notion de collectif : on découvre qu’on a une capacité à jouer collectivement et que c’est un facteur incroyable de réussite : on change de registre, on ne cherche plus à se dire « je suis le plus beau, le plus fort », on passe du « je » au « nous », mais un nous qui est plus que la somme des « je » ; le « nous » devient un esprit différent. En fait, le chantier, c’est une formidable école de la vie ! »

x 15 21 193 p. Godin, inventeur de l’économie sociale
Mutualiser, coopérer, s’associer
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Draperi Jean-François doc alternatives, économie sociale et solidaire 2008 30/11/07 9782919272006 Repas Pratiques utopiques Politique et société -alternatives 17,00 € 17.00 présent à Plume(s)
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Familistère de Guise Fondé par Jean-Baptiste André Godin (1817-1888), le familistère de Guise (1870-1968) apparaît aujourd’hui comme un des modèles les plus aboutis d’une alternative à l’entreprise capitaliste. L’objet de ce livre est de montrer qu’à travers cette formidable aventure, Godin prouve qu’il est possible de permettre à chacun de bien vivre, dans un habitat confortable et par un travail digne, où il est respecté, sans passer par la violence et sans appauvrir quiconque. En concevant cette coopérative d’habitat, de production et de consommation et cet ensemble de mutuelles et d’associations qu’est le familistère, Godin s’inscrit en rupture aussi bien avec le père de l’organisation scientifique du travail, F.W. Taylor, qu’avec la critique du capitalisme formulée par K. Marx. Ce livre démontre qu’on peut considérer Godin comme l’un des fondateurs de l’économie sociale et sans doute le plus moderne d’entre eux.

Godin constitue en effet le principal chaînon entre le premier XIXe siècle, celui de Fourier et des utopies socialistes, et le second XIXe siècle, celui de Marx, de Taylor et de la grande industrie. Son œuvre est irréductible à la fois à la pensée libérale et fonctionnelle, et à la pensée marxiste. Elle est l’une de celles qui contribuent à l’émergence d’une pensée et d’une pratique d’économie sociale. Au sein de cette tradition, Godin occupe une place à part. Ses propositions ne concernent pas seulement les convaincus - les militants recherchant une alternative -, elles s’adressent à tous les hommes.

Le commentaire des éditeurs

Il peut paraître étrange de trouver dans une collection qui rassemble des témoignages directs sur des « pratiques utopiques » contemporaines, un ouvrage comme celui-ci. Que peut nous apprendre en effet une histoire née au XIXe siècle en pleine révolution industrielle, dans un contexte politique, économique, social et culturel a priori si différent du nôtre ? Quel intérêt, autre qu’historique, peut-il apporter à une réflexion sur l’alternative aujourd’hui ? En publiant ce livre, les éditions REPAS prennent le pari que le lecteur du XXIe siècle y trouvera plus d’un écho à ses propres réflexions et pratiques. Godin est un personnage hors du commun, une sorte de génie précurseur qui anticipe sur bien des points, mais c’est avant tout un praticien, c’est-à-dire un individu qui crée, agit, construit.

La classe de Madame Lobjeois à l’école du Familistère de GuiseIl prouve, en ce XIXe siècle industriel, que les chemins du travail et de la production peuvent dès cette époque être balisés autrement que selon les normes qui s’imposent alors et se perfectionneront ensuite avec Taylor, au sein du modèle de la grande entreprise de production de masse. Il démontre que l’alternative est de tous les temps et qu’on peut construire l’histoire par les actes d’abord et pas seulement par la pensée. Il s’affirme expérimentateur, croit en la possibilité des individus de changer leur environnement, de le maîtriser et de se l’approprier. Il ne fige pas l’individu dans une situation bloquée mais mise sur sa capacité à progresser grâce à l’éducation qui seule lui permettra d’accéder au statut de coopérateur. Il privilégie l’association et n’hésite pas à mettre ses idées en pratique avec les hommes (et les femmes - autre anticipation de Godin et non des moindres) avec lesquels il bâtit, bien au-delà du travail, une véritable contre-société coopérative. Pour toutes ces raisons, nous pouvons nous sentir aujourd’hui ses héritiers.

« Les idées, disait-il en 1884, ne reçoivent pas tout d’un coup leur application intégrale ; elles font leur chemin peu à peu et ce n’est qu’en les soumettant à l’examen et à la discussion qu’on ouvre la voie pour l’avenir. » C’est bien là la mission de ce livre.

x 15 21 206 p. Aux entreprenants associés
la coopérative d’activités et d’emploi
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Bost Elisabeth essai coopération 2011 11/05/11 9782919272013 Repas Pratiques utopiques Politique et société -alternatives 16,00 € 16.00 remplacé >>(-0001)
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A l’heure où le capitalisme dévoile avec violence la déshumanisation qui lui est inhérente, est-il encore envisageable d’associer ces deux termes : travail et rêve ? C’est ce qu’affirme avec force Elisabeth Bost, à l’origine de la création d’une forme originale d’entrepreneuriat : les coopératives d’activités et d’emploi.

Avec passion et patience, méthode et application, avec une indéfectible ténacité et une énergie toujours renouvelée, c’est une utopie qui ici s’est réalisée.

Rassemblant plusieurs milliers d’entrepreneurs-salariés, ces jeunes structures de l’économie sociale et solidaire font chaque jour de nouveaux adeptes, des individus désireux de vivre de leur savoir-faire et animés de cette idée simple qu’ensemble on est plus fort que tout seul.

S’appuyer sur la force du collectif pour développer son activité économique, recréer des solidarités sociales, en un mot faire passer l’épanouissement par la coopération, n’est-ce pas une voie pour rêver le travail ?

Illustré de nombreux témoignages cet ouvrage appréhende le fonctionnement pratique des coopératives d’activités et d’emploi comme le projet politique qui les sous-tend.

x 15 21 137 p. Soignants chanteurs
un monde à plusieurs voix
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Grand’Air et P’tits Bonheurs Association essai 2011 30/11/10 9782919272020 Repas Pratiques Utopiques Politique et société -alternatives 16,00 € 16.00 prochainement à Plume(s) ?
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A la fin des années 1990, à Toulouse, suite à la rencontre entre un chanteur lyrique, Bertrand Maon, et des membres du personnel de l’hôpital public, se crée un groupe de « soignants chanteurs » : ce ne sont pas des chanteurs qui soignent, mais des soignants qui chantent...

Les soignants chanteurs de l’association Grand air & p’tits bonheurs inscrivent leur action dans une vision de l’hôpital à l’opposé de ce qu’il a tendance à devenir.

Maintenant, en 2011, l’hôpital est devenu une entreprise, et le malade, un client. La tarification à l’activité fait que c’est la maladie qui rapporte de l’argent … ou en fait perdre. Dans cet univers administratif comptable, impitoyable, l’individu peut perdre son âme, et le malade la compassion, le respect et la dignité. Heureusement, il existe encore, comme le chantait Georges Brassens « des assoiffés d’Azur, des poètes, des fous ».

Les soignants chanteurs de l’association Grand air et petits bonheurs en font partie et veillent farouchement à la pérennité et à la défense de leurs utopies : « Plus que jamais, nous avons choisi de vivre nos rêves, plutôt que de rêver notre vie. »

Leur véritable originalité tient au maillage qu’ils créent entre l’hôpital, l’art et le monde associatif, avec toujours, comme fil rouge, le plaisir de faire-ensemble et de partager.

C’est l’histoire de Grand air et petits bonheurs qui a maintenant plus de 10 ans que raconte ce livre, accompagné pour l’occasion d’un CD avec quelques unes des chansons que le groupe vient chanter tout au long de l’année au chevet des enfants malades de l’hôpital de Toulouse.

C’est une expérience professionnelle et humaine qu’ils veulent transmettre aujourd’hui par ce livre-célébration : communiquer leur enthousiasme, susciter et encourager les projets artistiques et, ainsi, oeuvrer à ce que professionnels et institutions osent la transgression, se nourrissent de son énergie et ouvrent des interstices sociaux de liberté et de plaisir.

x 15 21 219 p. Homéopathie à la ferme
des éleveurs racontent
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témoignage alternatives, élevage 2011 31/08/11 9782919272037 Repas Pratiques utopiques Politique et société -alternatives 16,00 € 16.00 prochainement à Plume(s) ?
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Agnès, Vincent, François, Yveline et les autres, sont éleveurs depuis de nombreuses années. Préoccupés par la question du bien être et de la santé de leurs animaux, ils ont la curiosité de s’intéresser aux médecines alternatives. La rencontre avec un vétérinaire homéopathe et une conseillère en élevages biologiques les conduit à se former, expérimenter, à échanger entre eux pour soigner autrement.

Dans ce livre, ils témoignent de leurs réussites et de leurs tâtonnements ; mais bien au-delà d’une connaissance technique, ils nous parlent de patience, d’observation, d’entraide, de choix, de responsabilité... Un art de vivre avec les animaux qui interroge profondément notre vision de la santé.

Ce livre est le fruit de ce cheminement collectif. Il se veut un outil à la disposition de toutes celles et ceux que la curiosité n’effraie pas et que la santé de la planète préoccupe.

«  Homéo à la ferme est un livre à offrir de toute urgence à tous ceux qui vivent avec un ou des animaux, à la ferme ou non. Non seulement parce qu’il est riche d’enseignements sur l’usage de l’homéopathie pour les animaux d’élevage mais aussi parce qu’il est bien plus que cela. Car l’homéopathie, ce n’est pas seulement une façon de soigner les animaux, c’est aussi, et peut-être surtout, une façon de vivre et de travailler avec eux. C’est ce que nous permettent de comprendre les éleveur(e)s qui ont participé à cet ouvrage avec le vétérinaire Alain Boutonnet.
Quelle belle idée d’écriture que ce travail collectif de réflexions, de partage d’expériences, de témoignages précis ou touchants autour du soin des animaux.
Et quelle merveilleuse manière de nous rappeler que les animaux d’élevage existent subjectivement, que chacun a sa personnalité, son caractère, que Amina et Savane, toutes deux chèvres Alpine, ne sont pas la même chèvre et que donc elles n’ont pas la même relation à la maladie et ne réclament pas le même remède.
 »
Jocelyne Porcher

x 15 21 150 p. Pour quelques hectares de moins
Tribulations coopératives d’un vigneron nomade
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Beau Christophe témoignage vigne et vin 2011 01/11/11 9782919272044 Repas Pratiques utopiques Politique et société -alternatives 16,00 € 16.00 présent à Plume(s)
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Momo, Bogus, Romuald, Cécile, Edgar, Birdee, Ricardo... sont quelques-uns des personnages chatoyants comme des vignes d’automne, de ce récit tout en péripéties. Ils participent à une aventure vigneronne collective qui recherche des voies autres pour vivre la vigne et le vin en liberté. Vous serez entraînés dans des aventures autant villageoises qu’aux quatre coins du monde, qui explorent d’autres manières de tutoyer cette belle liane et ce stimulant breuvage que sont la vigne et le vin.

Mais il s’agit aussi d’envisager une viticulture vraiment paysanne, en "croît sens" plutôt qu’en croissance, et un commerce plus juste et partenarial.

x 15 21 430 p. Une fabrique de libertés
Le lycée autogéré de Paris
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enquête éducation, autogestion 2012 28/09/12 9782919272051 Repas Pratiques utopiques Politique et société -alternatives 23,00 € 23.00 prochainement à Plume(s) ?
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Depuis 1982, existe à Paris un lycée public autogéré. Unique en son genre, le LAP (Lycée autogéré de Paris) a relevé le défi d’un fonctionnement collectif pris en charge par les professeurs et les élèves. Gestion du lieu, libre fréquentation, assemblées générales régulières, régulation des conflits par la commission Justice, mais aussi interdisciplinarité, voyages, pédagogie alternative, ateliers artistiques et recrutement des profs par cooptation, sont quelques-unes des caractéristiques de cet établissement pas comme les autres. Le mot qui définit le mieux ce lycée, c’est celui qu’il a décidé d’adopter dans son titre : Lycée autogéré.

Un mot, qui comme l’indique Patrick Boumard, le préfacier de ce livre, soulève souvent des réactions très vives : « Autogestion ! Le mot sent le soufre ! Au mieux l’utopie des rêves antiques (autrement dit : ringard), au pire de dangereux délires fleurant fort l’anarchie (autrement dit : fléau social). Et pourtant, si l’on considère les choses sans préjugés, qu’y a-t-il d’extraordinaire à ce que des adultes responsables, éducateurs de métier, aient le projet d’une société plus juste et cohérente, et s’organisent pour mettre en place, puis faire vivre une structure éducative appliquant dans la pratique ces idées ? Quoi de plus ordinaire ? Quoi de plus naturel ? » C’est cette mise en pratique concrète qui est racontée dans ce livre. Quels sont les outils que se sont donnés les enseignants pour réaliser cet ambitieux projet éducatif où la liberté de l’élève est la condition de sa propre construction. Comme le dit Patrick Boumard : « Voilà peut-être la vraie spécificité du Lycée autogéré de Paris : montrer qu’il est possible, et depuis plus de 30 ans, de passer de la liberté pédagogique à l’autogestion comme modèle politique en éducation. »

Dans la première partie de cet ouvrage, le Lycée est présenté à plusieurs voix dans sa forme et ses activités actuelles. Puis, dans une seconde partie, un des pionniers du Lycée, raconte, presque au jour le jour, la naissance et la première année de ce lieu autogéré qui, depuis 30 ans, a vu passer des milliers d’élèves.

Les auteurs
Ouvrage collectif, ce livre a été écrit par plus d’une vingtaine de personnes. Des professeurs bien sûr, certains très anciens dans l’histoire, d’autres plus récents, et des élèves - actuels ou anciens - qui témoignent de ce que leur a apporté une scolarité au LAP. C’est la raison pour laquelle on peut aussi bien le lire d’une traite, que dans le désordre, en « sautant » de la commission justice à la création du LAP, des manières d’enseigner à la façon dont les décisions sont prises, en AG, en groupe de base ou en réunion générale de gestion, au gré de vos questions et de vos envies.

Le commentaire des éditeurs
À lire l’histoire et le quotidien du Lycée autogéré de Paris tel qu’il est décrit dans ce livre deux questions aussitôt nous viennent à l’esprit : « Mais comment donc a-t-il été possible que se crée un tel lycée, tellement atypique, au sein de l’éducation nationale ? » On aura la réponse dans le long texte de Bernard Elman qui raconte les origines du LAP. La seconde question est : « Mais comment un tel lycée peut-il encore exister en France aujourd’hui, tant ses valeurs et ses principes de fonctionnement sont éloignés de ceux qui dominent aujourd’hui dans l’école ? » Le livre ne donne pas de réponse à cette seconde question. Il montre seulement que cela existe, ce qui est une manière de dire que rien n’est impossible à celles et ceux qui veulent vivre leurs utopies - et non seulement les rêver.


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x 15 21 248 p. Moutons rebelle
Ardelaine, la fibre développement local. Vers une coopérative de territoire - édition 2014
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Barras Béatrice doc coopératives 2014 31/07/14 9782919272068 Repas Pratiques utopiques Politique et société -alternatives 17,00 € 17.00 prochainement à Plume(s) ?
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En 1975, cinq amis, sans un sou en poche, décident de redonner vie à la dernière filature d’Ardèche tombée en ruines. Ils font aussi le pari de recréer la filière laine de leur région, pari qu’ils tiendront par la force de l’équipe et de la coopération qui demeurera le moteur essentiel de leur histoire, racontée ici. Mais au-delà de leur témoignage, ce livre montre comment chacun, même dans les situations les plus improbables et surtout s’il ne le fait pas seul, peut reprendre du pouvoir sur sa vie.

C’est donc bien plus que l’histoire d’une entreprise qui est rapportée dans cet ouvrage, celle de la Scop Ardelaine : c’est l’aventure humaine qui, d’une situation improbable, mène à la réussite d’un projet économique, social et local.

Le commentaire des éditeurs
Il ne faut pas croire que la réussite économique d’une entreprise tient aux critères techniques qu’on a l’habitude de voir mettre en avant : le capital, la formation technique, l’étude du marché, la spécialisation… L’histoire d’Ardelaine aurait même tendance à démontrer le contraire ! Voilà une bande d’amis qui crée leur entreprise avec seulement 2000 francs de capital (oui, vous avez bien lu : 2000 francs !) et qui n’y connaissent alors quasiment rien ni à l’industrie de la laine ni à la gestion d’une entreprise.

Il y a là un architecte, une orthophoniste, un maçon, une étudiante en rupture de ban, un technicien agricole. La petite équipe a entre 20 et 30 ans et surfe sur l’utopie de l’après 1968, la tête dans les étoiles mais les pieds bien fichés sur terre. La reprise de la dernière filature du département, un coup de cœur, un coup de main, est aussi un cou tordu aux discours lénifiants d’alors sur l’impossible renaissance d’un monde rural voué à la désertification. Mais si le pari a pu être tenu, c’est que la persévérance, la solidarité et l’ingéniosité collective ont été fortement sollicités.

Jean François Draperi, le préfacier du livre, le dit fort bien : « A travers le prisme coopératif qu’ils proposent, les associés d’Ardelaine nous invitent à revisiter l’ensemble des enjeux sociétaux auxquels nous sommes quotidiennement confrontés : le salaire, l’entreprise, le capital, la concurrence, la qualité, la consommation, l’équité, le travail, la place de l’art et de la culture, la désertification rurale, etc. Pour autant, on ne lira pas ici la dernière théorie en vogue sur l’un ou l’autre de ces thèmes. Ce que nous propose Ardelaine, ce n’est pas d’affiner notre regard critique sur les incohérences du monde économique et social, c’est de trouver les voies pour se libérer de leurs influences. »


DVD Ardelaine d’un fil à l’autre + Moutons rebelles : 22€


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