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x 12,5 19 799 p. Histoire des mouvements sociaux en France
De 1814 à nos jours
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Pigenet Michel et Tartakowsky Danielle histoire luttes sociales 2014 13/11/14 9782707183415 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société -histoire 16,50 € 16.50 prochainement à Plume(s) ?
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Cet ouvrage vient combler une lacune et relever un défi. Après que l’évanouissement des horizons d’attente a disqualifié les grands récits qui, jadis, prétendaient donner un sens aux mobilisations collectives, il semble désormais possible et nécessaire d’en entreprendre l’histoire hexagonale. Possible, car les travaux existent qui permettent d’en renouveler l’approche comme d’en explorer des aspects inédits.

Nécessaire, parce que, de nouveau, la question sociale, mondialisée dans ses causes et ses manifestations, revient en force sur le devant de la scène publique, en quête d’interprétations, de relais, de connexions et de solutions. L’histoire développée ici s’attache, du XIXe siècle à nos jours, à tous les types de mouvements sociaux - révolutions, rébellions. émeutes, grèves, campagnes électorales, pétitions, etc. - et quels qu’en soient les acteurs - ouvriers, paysans, jeunes, catholiques, minorités sexuelles, etc. Centrée sur la France, elle n’en ignore pas les interactions coloniales et internationales. Attentive à cerner l’articulation du social avec le politique, le culturel, l’idéologique et le religieux, elle entend réintégrer les mobilisations collectives dans une histoire globale dont elles furent et demeurent des moments essentiels.

x 12,5 19 153 p. Aliénation et accélération
Vers une théorie critique de la modernité tardive
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Rosa Hartmut essai 2014 07/05/14 9782707182067 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société 9,00 € 9.00 sur commande ?
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La vie moderne est une constante accélération. Jamais auparavant les moyens permettant de gagner du temps n’avaient atteint pareil niveau de développement, grâce aux technologies de production et de communication ; pourtant, jamais l’impression de manquer de temps n’a été si répandue. Dans toutes les sociétés occidentales, les individus souffrent toujours plus du manque de temps et ont le sentiment de devoir courir toujours plus vite, non pas pour atteindre un objectif mais simplement pour rester sur place.
Ce livre examine les causes et les effets des processus d’accélération propres à la modernité, tout en élaborant une théorie critique de la temporalité dans la modernité tardive. Dans le sillage de son ouvrage Accélération (La Découverte, 2010), dont il reprend ici le coeur du propos de manière synthétique, Hartmut Rosa apporte de nouveaux éléments en rediscutant la question de l’aliénation à la lumière de la vie accélérée.
Ainsi, il soutient et développe avec force l’idée que l’accélération engendre des formes d’aliénation sévères relatives au temps et à l’espace, aux choses et aux actions, à soi et aux autres. Sous la pression d’un rythme sans cesse accru, les individus font désormais face au monde sans pouvoir l’habiter et sans parvenir à se l’approprier.
x 12,5 19 249 p. La géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre T Lacoste Yves essai guerre, géographie 2014 09/01/14 9782707178367 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société 11,50 € 11.50 sur commande ?
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En 1976, la première édition de ce livre dans la "Petite collection Maspero" fit grand bruit. Il faut dire que le géographe Yves Lacoste y proposait une analyse iconoclaste : il fustigeait la "géographie des professeurs", apparue au XIXe siècle et progressivement devenue un discours idéologique masquant l’importance politique de toute réflexion sur l’espace - tandis que sa variante scolaire a longtemps été vue comme l’un des enseignements les plus rébarbatifs et inutiles.

Mais, surtout, il montrait qu’existait aussi une autre géographie, plus ancienne et toujours actuelle, la "géographie des états-majors", ensemble de connaissances rapportées à l’espace et constituant un savoir stratégique utilisé par les minorités dirigeantes. A rebours de ces deux conceptions, Lacoste affirmait que les questions soulevées par la géographie concernent en réalité tous les citoyens : des questions passionnantes, multiformes, à la croisée de nombreuses disciplines.

Tel était le programme de la revue Hérodote, lancée également en 1976 par Yves Lacoste chez le même éditeur et devenue, depuis, le fer de lance d’une nouvelle géographie "géopolitique". La présente édition reprend le texte original de ce livre devenu culte, complété par une longue préface inédite et des commentaires contemporains de l’auteur. Sa pertinence reste entière, à une époque où la géopolitique défendue par Yves Lacoste est entrée dans les moeurs et où l’analyse des conflits régionaux et internationaux, toujours complexe, s’est imposée dans le débat public.

x 12,4 19,1 495 p. Notre poison quotidien
La responsabilité de l’industrie chimique dans l’épidémie des maladies chroniques
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Robin Marie-Monique enquête alimentation 2013 11/04/13 9782707175830 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société 14,00 € 14.00 présent à Plume(s)
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Au cours des trente dernières années, le taux d’incidence du cancer a augmenté de 40% (déduction faite du facteur de vieillissement de la population). Durant cette période, la progression des leucémies et des tumeurs cérébrales chez l’enfant a été d’environ 2% par an. Et on constate une évolution similaire pour les maladies neurologiques (Parkinson et Alzheimer) et auto-immunes, ou pour les dysfonctionnements de la reproduction.

Comment expliquer cette inquiétante épidémie, qui frappe particulièrement les pays dits "développés" ? C’est à cette question que répond Marie-Monique Robin dans ce nouveau livre choc, fruit d’une enquête de deux ans en Amérique du Nord, en Asie et en Europe. S’appuyant sur de nombreuses études scientifiques, mais aussi sur les témoignages de chercheurs et de représentants des agences de réglementation, elle montre que la cause principale de l’épidémie est d’origine environnementale : elle est due aux dizaines de milliers de molécules chimiques qui ont envahi notre quotidien et notre alimentation depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Pour cela, l’auteure retrace le mode de production des aliments, depuis le champ du paysan (pesticides) jusqu’à notre assiette (additifs et plastiques alimentaires). Elle décortique le système d’évaluation et d’homologation des produits chimiques, à travers les exemples des pesticides, de l’aspartame ou du bisphénol A, et montre qu’il est totalement défaillant et inadapté. Surtout, elle raconte les pressions et les manipulations de l’industrie chimique pour maintenir sur le marché des produits hautement toxiques.

x 12,5 19 285 p. La nouvelle école capitaliste T Laval Christian, Dreux Guy, Vergne Francis et Clément Pierre essai école 2012 06/09/12 9782707174383 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société -école 13,00 € 13.00 actuellement indisponible
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Ce qui ressemble aujourd’hui à un sabotage de l’école, suppressions de classes, réduction des effectifs enseignants et appauvrissement de leur condition, ne suffit pas à caractériser la mutation historique de l’école. Celle-ci ne joue plus seulement une fonction dans le capitalisme, comme l’ont montré les analyses critiques des années 1970 : elle se plie de l’intérieur à la norme sociale du capitalisme.

"L’employahilité" est le principe et l’objectif de la normalisation de l’école, de son organisation et de sa pédagogie. Elle cherche moins à transmettre une culture et des savoirs qui valent pour eux-mêmes qu’elle ne tente de fabriquer des individus aptes à s’incorporer dans la machine économique. Les effets inégalitaires de la concurrence, la mutilation culturelle introduite par la logique des "compétences" ou la prolétarisation croissante du monde enseignant révèlent la perte d’autonomie de l’école par rapport au nouveau capitalisme et aux luttes des classes sociales autour de l’enjeu scolaire.

Dans ce petit livre de combat, les auteurs cherchent à renouveler la sociologie critique de l’éducation en inscrivant les mutations de l’institution scolaire et universitaire dans celles du capitalisme contemporain. Ils entendent ainsi donner à tous ceux qui se sentent concernés par cette problématique éminemment politique les outils d’analyse pour construire une alternative convaincante et résolue.

x 12,5 19 174 p. Mémoires de Géronimo T Barrett S-M doc société américaine 2012 10/07/12 9782707141972 la Découverte La Découverte/Poche International -Amériques 9,00 € 9.00 présent à Plume(s)
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En 1904, un « inspecteur général de l’éducation » de Lawton (Oklahoma) rencontre un vieil Indien, prisonnier de guerre et déporté, loin de son Arizona natal, à Fort Sill où il terminait ses jours en cultivant des pastèques : il s’agissait du célèbre chef apache Géronimo qui avait tenu en respect victorieusement, des années durant, les meilleures troupes et les plus glorieux généraux des États-Unis. Des liens se nouèrent entre eux, sinon d’amitié (vu la méfiance légitime de l’Apache), du moins de respect mutuel. C’est ainsi que Géronimo accepta de raconter sa vie à S.M. Barrett, ce qui nous permet de lire aujourd’hui ce témoignage sur le génocide qui marqua la « conquête de l’Ouest » .

Déjà vendu à plus de 50 000 exemplaires, ce témoignage du célèbre chef apache constitue un document irremplaçable sur le génocide des Indiens d’Amérique.

« De tous les grands chefs de la résistance indienne à la conquête européenne, l’Apache Chiricahua Go Khla Yeh, surnommé par ses adversaires mexicains Géronimo, est sans doute le plus célèbre et il faut saluer la parution en français dans une bonne traduction et une édition particulièrement soignée de ses mémoires. » - Le Nouvel Observateur « Un livre magnifique dans lequel nous apprenons "quelques méfaits" de la race blanche ou comment elle s’y est prise pour exterminer un peuple qui vivait dans la paix, l’harmonie et l’entente. Lisez ce livre avec attention. Jamais de paroles amères ni hostiles à l’égard des Blancs, un amour constant, une vision du monde totale et cosmique, pacifique, sereine et belle. » - Le Figaro « Il est utile de connaître ce témoignage venant du camp des vaincus. Les Mémoires de Géronimo sont l’un des rares textes que l’on puisse opposer à tout le folklore de la conquête de l’Ouest. C’est toute l’épopée des derniers Apaches qui revit dans ces pages écrites avec un dépouillement qui en rend les détails plus poignants » - Les Nouvelles littéraires

x 12,5 19 175 p. Comment la dépression est devenue une épidémie T Pignarre Philippe essai maladie 2012 03/05/12 9782707173898 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société 8,50 € 8.50 présent à Plume(s)
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Depuis les années 1970, le nombre de personnes souffrant de dépression a explosé : une véritable épidémie. Comment expliquer un tel phénomène ? La réponse de Philippe Pignarre en surprendra plus d’un : l’arrivée sur le marché de nouvelles familles d’antidépresseurs s’accompagne toujours d’une flambée des diagnostics. Les psychiatres, se détournant de la psychanalyse, ont opté pour la psychiatrie biologique : l’origine de la dépression serait à chercher dans les neurones.
Cette hypothèse a mobilisé d’énormes moyens financiers, alors qu’aucun test biologique ne permet de diagnostiquer la dépression. Les industriels testent au hasard les substances et élargissent les définitions des différentes formes de dépression (toujours plus nombreuses) chaque fois qu’ils trouvent un médicament efficace Chacun se voit offrir la possibilité de traduire son mal-être en termes de dépression : la cause déclenchante - deuil, problèmes familiaux, harcèlement moral - serait secondaire.
Aussi est-il devenu inutile de s’intéresser à l’histoire personnelle du patient. Les antidépresseurs sont là pour redonner l’énergie qui manque... L’auteur, qui a travaillé dans l’industrie pharmaceutique, montre qu’il ne faut surtout pas prendre pour argent comptant le discours officiel sur les médicaments. Ce livre, devenu classique depuis sa parution en 2001, est complété ici par deux articles sur le débat entre partisans de la psychiatrie biologique et psychanalystes.
x 12,5 19 277 p. André Gorz, un penseur pour le XXIe siècle T Fourel Christophe essai philosophie 2012 12/04/12 9782707173225 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société 11,50 € 11.50 présent à Plume(s)
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Philosophe autodidacte d’origine autrichienne, proche de Sartre, André Gorz est l’un des grands penseurs de la critique sociale du xxr siècle. Il a choisi de nous quitter à l’automne 2007 en compagnie de sa femme Dorine. L’acuité de sa pensée et la perspicacité de ses analyses prennent un nouveau relief aujourd’hui, tandis que l’économie mondiale est confrontée à l’une des crises les plus importantes de son histoire.

Mais, pour André Gorz, l’enjeu n’est pas tant la sortie de cette crise, que la sortie du capitalisme lui-même. Sa pensée a influencé la gauche dans toute l’Europe. En France, bien sûr, sa terre d’adoption depuis 1949, où sa critique du capitalisme a accompagné le mouvement syndical, mais également en Allemagne et dans les pays scandinaves, où elle a souvent servi de socle théorique à l’action des mouvements écologistes.

La clôture de son oeuvre autorise désormais l’exercice de l’interprétation et sa situation, plus générale, dans l’histoire de la pensée. Cet ouvrage rassemble les contributions d’auteurs qui ont tous connu André Gorz et côtoyé de près sa production intellectuelle. Il montre l’ampleur et la pertinence de l’œuvre, présentant et discutant les nombreuses thématiques qu’elle a abordées : l’écologie politique, la place du travail et du temps choisi, la critique du capitalisme, le revenu d’existence, etc.

Invitant un large public à le découvrir, ou à le redécouvrir, l’ouvrage laisse enfin la parole à Gorz lui-même.

x 12,5 19 248 p. La décroissance
Dix questions pour comprendre et débattre
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Flipo Fabrice, Bayon Denis et Schneider François essai décroissance 2012 15/03/12 9782707173133 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société -décroissance 10,00 € 10.00 présent à Plume(s)
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La décroissance désigne une mouvance intellectuelle et militante qui estime que la crise climatique et les impasses du modèle capitaliste ne pourront être surmontées qu’au prix de l’abandon du modèle de développement productiviste et de ses fondements : le culte fétichiste de la croissance et la croyance aveugle dans les bienfaits des progrès technoscientifiques.

"Doux rêve", "dangereuse utopie", "un projet réactionnaire", on a tout entendu à propos de la décroissance, qui suscite souvent une condescendance amusée ou une méfiance instinctive de la part du monde politique traditionnel ou du inonde intellectuel.

C’est ce qui rend si précieux ce livre sans équivalent, qui brise les malentendus et préjugés les plus répandus sur la décroissance, et s’efforce de faire naître un débat sérieux et argumenté à son propos.

  1. Que signifie « décroissance » ?
  2. La décroissance, une idée neuve ?
  3. Pourquoi pas le « développement durable » ?
  4. La décroissance, est-ce la fin du progrès scientifique et technique ?
  5. La décroissance est-elle malthusienne ?
  6. La décroissance, privation ou joie de vivre ?
  7. La décroissance, c’est la récession et le chômage ?
  8. La décroissance concerne-t-elle les pays du Sud ?
  9. La décroissance n’implique t-elle pas une vision dirigiste et autoritaire de la politique ?
  10. Que signifierait concrètement une politique de décroissance ?
x 12,5 19 231 p. La sale guerre
Le témoignage d’un ancien officier des forces spéciales de l’armée algérienne
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Souaïdia Habib témoignage guerre d Algérie 2012 23/02/12 9782707171504 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société -histoire 11,00 € 11.00 sur commande ?
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Ancien parachutiste dans les forces spéciales de l’armée algérienne, Habib Souaïdia apporte dans ce livre le premier témoignage, à visage découvert, d’un officier ayant vécu au jour le jour la « sale guerre » qui a déchiré son pays dans les années 1990. Il raconte ce qu’il a vu : la torture, les exécutions sommaires, les manipulations, les assassinats de civils. Et, surtout, il lève le voile sur l’un des tabous les mieux gardés du drame algérien : le fonctionnement interne de l’armée. Il donne à voir le cynisme calculateur et la folie sanguinaire de certains généraux, le bourrage de crâne de leurs troupes, mais aussi le désespoir des soldats contraints à des actes barbares, les ravages de la drogue et des purges internes... Loin de la désinformation qui a trop souvent empêché l’opinion européenne de prendre conscience de la dimension effrayante de cette « sale guerre », ce témoignage exceptionnel, qui a connu un retentissement considérable lors de sa première publication en 2001, demeure un document historique sans équivalent.

« Je m’appelle Habib Souaïdia. Je suis un ancien officier ayant appartenu aux troupes spéciales de l’armée algérienne. Engagé volontaire, en 1989, dans les rangs de l’Armée nationale populaire (ANP), j’étais loin de penser que j’allais être un des témoins de la tragédie qui a frappé mon pays. J’ai vu des collègues brûler vif un enfant de quinze ans. J’ai vu des soldats se déguiser en terroristes et massacrer des civils. J’ai vu des colonels assassiner, de sang-froid, de simples suspects. J’ai vu des officiers torturer, à mort, des islamistes. J’ai vu trop de choses. Autant d’atteintes à la dignité humaine que je ne saurais taire. Ce sont là des raisons suffisantes, j’en suis convaincu, pour briser le mur du silence. »

x 12,5 19 774 p. Ni Dieu ni Maître
Anthologie de l’anarchisme
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Guérin Daniel anthologie anarchisme 2012 05/01/12 9782707166906 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société 18,90 € 18.90 prochainement à Plume(s) ?
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Nouvelle édition 2012

Devenu un classique depuis sa première édition dans la « Petite collection Maspero » en 1970, ce livre propose un choix raisonné de textes politiques et théoriques des grands noms de l’anarchisme.

En les replaçant en perspective, Daniel Guérin a retracé l’aventure d’un mouvement politique et intellectuel dont la force de contestation n’a jamais faibli depuis sa naissance au XIXe siècle. Il offre un panorama complet, sur deux siècles, de la pensée anarchiste, en restitue la richesse, fait revivre les controverses qui l’animent. Daniel Guérin entend ainsi combattre le discrédit dont fut victime l’anarchisme, souvent réduit par ses détracteurs à une idéologie individualiste « réfractaire à toute forme d’organisation ».

La première partie de cette anthologie présente le travail théorique des anarchistes du XIXe siècle à travers des textes de Stirner, Proudhon, Bakounine, Guillaume et Kropotkine. La seconde, plus historique, dresse le portrait des grandes figures du mouvement à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle : Malatesta, Henry, Pelloutier, Voline, Makhno, Durruti. Elle met en lumière le rôle intellectuel et politique des anarchistes pendant la révolution russe et la guerre d’Espagne.

x 12,5 19 292 p. Petite histoire de l’expérimentation démocratique
Tirage au sort et politique d’Athènes à nos jours
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Sintomer Yves essai politique, démocratie 2011 24/11/11 9782707170149 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société 12,90 € 12.90 présent à Plume(s)
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Alors que l’idéal démocratique progresse dans le monde, les "vieilles démocraties" sont en crise. Les partis semblent de plus en plus incapables de fédérer les énergies civiques. Des expériences qui réintroduisent le tirage au sort en politique se multiplient à l’échelle internationale. Les critiques déplorent une dérive "populiste" : leurs réactions ne témoignent-elles pas plutôt d’une certaine crainte des masses.

Le tirage au sort a une longue histoire politique. Il constitue l’une des dimensions, trop souvent oubliée, du gouvernement du peuple. Inventé avec la démocratie à Athènes, longtemps consubstantiel à la tradition républicaine, pourquoi a-t-il été réservé aux jurys d’assises après les révolutions française et américaine ? Pourquoi fait-il son retour aujourd’hui, et quelle peut être sa légitimité dans le monde contemporain ? À quelles conditions peut-il contribuer à rénover la démocratie, à la rendre plus participative et plus délibérative ? Les minipublics tirés au sort peuvent-ils s’articuler aux mouvements sociaux ? Une comparaison historique fait-elle sens ?

Yves Sintomer montre dans ce livre incisif que des logiques politiques nouvelles sont en train d’émerger. Face à un statu quo intenable, plus que jamais, il devient urgent d’expérimenter.

x 12,5 19 228 p. La simplicité volontaire contre le mythe de l’abondance T Ariès Paul essai décroissance 2011 25/08/11 9782707169747 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société -décroissance 11,00 € 11.00 prochainement à Plume(s) ?
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Longtemps les gauches se sont crues en pays de cocagne : il fallait toujours faire croître le gâteau (PIB) avant de pouvoir le répartir plus équitablement.

II est maintenant évident qu’il n’est pas possible d’avoir une croissance infinie dans un monde fini. L’enjeu est donc d’apprendre à vivre beaucoup mieux avec beaucoup moins. La crise est l’occasion de démentir tous ceux qui rêvaient d’une société d’abondance. Apprenons à devenir des " partageux " ! Paul Ariès pulvérise avec brio les Idéologies du progrès et de la croissance qui continuent à coloniser notre imaginaire.

A partir d’une (re)lecture systématique de tous les courants des gauches (socialiste utopique, libertaire, chrétien, marxiste officiel et hétérodoxe), il revient sur le combat qui oppose depuis deux siècles gauches productiviste et antiproductiviste. L’effondrement environnemental peut être une chance pour inventer une gauche antiproductiviste et optimiste. Il montre également comment l’histoire sociale a été truquée : les milieux populaires ont toujours été antiproductivistes.

L’enjeu est de réinventer l’avenir autour de l’idée de gratuité. Pourquoi payer son eau le même prix pour faire son ménage et remplir sa piscine privée ? Pourquoi payer son énergie le même prix pour une consommation normale et un gaspillage ?

x 12,6 19,2 245 p. L’intérêt souverain
Essai d’anthropologie économique spinoziste
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Lordon Frédéric essai finance 2011 01/06/11 9782707169167 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société 11,00 € 11.00 actuellement indisponible
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La science économique utilitariste domine largement le champ des sciences sociales.

À ses yeux, tout n’est que comportements intéressés et calculateurs. Si une bonne partie de la sociologie s’est rendue avec armes et bagages au paradigme de la théorie du choix rationnel, tous ses courants n’ont pas cédé. Ainsi, par exemple, le Mouvement anti-utilitariste en sciences sociales (MAUSS), pour qui les faits de donation et de solidarité échappent à l’empire théorique de l’économicisme. Pour salutaire qu’elle soit, la réaction anti-utilitariste verse néanmoins plus souvent qu’à son tour dans l’exaltation naïve du désintéressement.

Est-il possible de sortir de cette antinomie finalement improductive opposant un utilitarisme étriqué et les apologies enchantées du geste donateur ? C’est à cette question qu’entend répondre ce travail, à partir d’un concept élargi d’intérêt emprunté à Spinoza : le conatus. Mouvement par lequel o chaque chose s’efforce de persévérer dans son être le conatus est l’expression de ce qu’une existence est fondamentalement intéressée à elle-même, et qu’il n’est pas une de ses actions qui ne soit la manifestation de cet intérêt à soi C’est alors toute une anthropologie économique et sociale qui se réordonne dans la perspective ouverte par Frédéric Lordon.

De la prise violente à l’achat économique, en passant par l’échange symbolique et tous les registres du don - cérémoniel, sociable et charitable -, il n’y a rien d’autre que les expressions de l’intérêtconatus souverain, et ses métamorphoses.

x 12,5 19 351 p. L’ennemi intérieur
La généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine
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Rigouste Mathieu essai répression 2011 01/06/11 9782707169150 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société -répression 13,00 € 13.00 présent à Plume(s)
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La France des années 2000, comme de nombreux pays, a vu se confirmer un modèle de contrôle censé protéger la population contre la prolifération, en son sein, de " nouvelles menaces " : islamisme, terrorisme, immigration clandestine, incivilités, violences urbaines... Et pour justifier cet arsenal sécuritaire, un principe s’est imposé : désigner l’" ennemi intérieur ". Cette notion évoque la guerre froide, quand cet ennemi était le communisme.
Et surtout les guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie, quand l’armée française a conçu la " doctrine de la guerre révolutionnaire ", afin d’éradiquer au prix des pires méthodes la " gangrène subversive pourrissant le corps national ". Si cette doctrine a été évacuée officiellement depuis lors par l’État, certains de ses éléments clés auraient-ils contribué à façonner cette grille de lecture sécuritaire qui présente les populations immigrées issues de la colonisation comme les vecteurs intérieurs d’une menace globale ? C’est ce que montre Mathieu Rigouste dans ce livre rigoureusement documenté, en s’appuyant notamment sur un corpus d’archives conservées à l’École militaire.
Retraçant l’évolution des représentations de l’ennemi intérieur dans la pensée d’État depuis les années 1960, il révèle l’effrayante évolution du contrôle intérieur, de ses dimensions médiatiques et économiques, ainsi que la fonction de l’idéologie identitaire dans la mise en oeuvre du nouvel ordre sécuritaire.
x 12,5 19 719 p. Histoire secrète du patronat de 1945 à nos jours T Servenay David enquête 2010 10/11/10 9782707166432 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société -entreprises, travail, syndicalisme 13,20 € 13.20 remplacé >>(2014)
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De la Seconde Guerre mondiale à la crise financière de 2008-2009. chacun croit plus ou moins connaître l’histoire de l’économie française. Mais derrière l’histoire officielle s’en cache une autre, secrète : elle met en scène les hommes qui ont réellement façonné le capitalisme français. C’est cette saga que racontent dans ce livre cinq journalistes d’investigation. Du recyclage des anciens cadres de Vichy dans la reconstruction jusqu’aux caisses noires des syndicats patronaux, en passant par le financement secret des partis politiques ou les graves dérives du paritarisme, on découvre le rôle central de personnages aussi puissants que discrets, qui ont influencé les choix économiques des présidents successifs de la Ve République. On découvre aussi les efficaces lobbyistes d’un patronat capable de se tailler des réglementations sur mesure au mépris de la santé des citoyens. Et qui a su s’appuyer sur des intellectuels et des grands médias pour convertir les élites politiques aux mérites o de la finance dérégulée. Cette somme brosse le vrai portrait de nombreux patrons et révèle les origines souvent fort troubles de la plupart des grandes fortunes françaises. la légende de patrons conquérants. prenant tous les risques pour faire leur fortune à la force du poignet, sort sérieusement écornée de ce magistral livre-enquête.
x 12,5 19 171 p. De la misère humaine en milieu publicitaire
Comment le monde se meurt de notre mode de vie
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Marcuse Groupe pamphlet publicité 2010 17/05/10 9782707164575 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société 9,00 € 9.00 présent à Plume(s)
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La publicité ne cesse d’étendre son empire. Nous sommes chaque jour soumis à plus de 3 000 messages publicitaires. Jusqu’où ira ce bombardement ? En France, plus de 20 milliards d’euros sont investis par an en publicité - trente fois plus que le budget du ministère de l’Environnement ! Qu’y a-t-il là de si décisif pour qu’on y consacre tant d’argent, de talent et d’énergie ? C’est que le système publicitaire est indispensable à l’expansion du consumérisme et du productivisme, dont les conséquences sont catastrophiques pour les hommes comme pour la nature. La publicité est le carburant idéologique de ce sac-cage : elle nous incite sans cesse à consommer tout en nous aveuglant sur les conséquences de cette hyperconsommation. Il ne faut donc pas en rester à une critique moralisante des " excès de la publicité. Comme le montrent les auteurs de ce livre, il faut plutôt s’attacher à comprendre comment elle diffuse un mode de vie qui contribue à l’appauvrissement de la vie. Les excès si décriés apparaîtront alors sous leur jour véritable : les dernières percées d’une offensive qui, depuis trop longtemps, participe à la dévastation du monde.
x 19 12,5 154 p. Nauru, l’île dévastée
Comment la civilisation capitaliste a détruit le pays le plus riche du monde
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Folliet Luc essai environnement 2010 04/05/10 9782707164315 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société 8,00 € 8.00 sur commande ?
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Connaissez-vous Nauru ? Cette île du Pacifique est la plus petite République du monde, apparemment semblable à des dizaines d’autres. Elle fut même, dans les années 1970-1980, l’un des pays le plus riches du monde. Aujourd’hui, Nauru est un État en ruine, une île littéralement dévastée. C’est le récit de cet incroyable effondrement qu’a entrepris Luc Folliet. Car tout commence à Nauru avec le phosphate, ce « cadeau de Dieu », dont l’exploitation démarre au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars tombent dans le portefeuille du nouvel État et de ses habitants, qui adoptent un mode de vie occidental et dépensent sans compter. Au début des années 1990, le phosphate s’épuise. Alors, l’île se vend à qui bon lui semble. Des centaines de banques off-shore choisissent de s’installer dans ce nouveau paradis fiscal. Mais rien n’y fait, Nauru devient l’un des États les plus pauvres au monde et loue sa terre à l’Australie voisine qui peut y « exporter » ses camps d’internement de réfugiés. On envisage même alors l’abandon de l’île et l’exil de ses habitants... Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques : l’histoire de Nauru raconte aussi notre histoire. Elle montre comment le rêve de prospérité peut, en quelques années, virer au cauchemar.
x 19,1 12,7 286 p. Le vaisseau des morts T Traven B. roman 2010 04/02/10 9782707159540 la Découverte La Découverte/Poche Littérature -poches 13,00 € 13 épuisé
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Le bateau de Gerard Gale a quitté le port d’Anvers sans lui.
Commence alors pour ce marin américain une odyssée à travers l’Europe des années 1920. Sans papiers, sans argent, il n’est plus rien, n’existe plus, chaque pays tente de se débarrasser de lui en lui faisant passer en douce la frontière la plus proche. Il s’embarque finalement sur la Yorikke, un vaisseau fantôme, un " vaisseau des morts ", cercueil flottant voué au naufrage pour que l’armateur puisse toucher la prime d’assurance, et toujours assez bon, tant qu’il tient l’eau, pour se livrer à tous les trafics.
Il y connaîtra l’enfer.

Premier roman de B. Traven, publié en Allemagne en 1926, Le Vaisseau des morts dénonce capitalisme et inégalités sociales sans fausse candeur. Si le burlesque l’emporte dans les premières pages, le réalisme s’impose bientôt pour décrire les conditions d’existence de ceux qui, dépouillés de tous leurs droits, morts vivants, acceptent les indignités les plus scandaleuses, sans pourtant cesser d’espérer.

x 12,5 19 306 p. La matrice de la race
Généalogie sexuelle et coloniale de la Nation française
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Dorlin Elsa essai féminisme, racisme, France 2009 26/11/09 9782707159052 la Découverte La Découverte/Poche Politique et société -femmes 13,50 € 13.50 prochainement à Plume(s) ?
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La race a une histoire, qui renvoie à l’histoire de la différence sexuelle. Au XVIIe siècle, les discours médicaux affligent le corps des femmes de mille maux : " suffocation de la matrice ", " hystérie ", " fureur utérine ", etc. La conception du corps des femmes comme un corps malade justifie efficacement l’inégalité des sexes. Le sain et le malsain fonctionnent comme des catégories de pouvoir. Aux Amériques, les premiers naturalistes prennent alors modèle sur la différence sexuelle pour élaborer le concept de " race " : les indiens Caraïbes ou les esclaves déportés seraient des populations au tempérament pathogène, efféminé et faible. Ce sont ces articulations entre le genre, la sexualité et la race, et leur rôle central dans la formation de la Nation française moderne qu’analyse Elsa Dorlin, au croisement de la philosophie politique, de l’histoire de la médecine et des études sur le genre. L’auteure montre comment on est passé de la définition d’un " tempérament de sexe " à celle d’un " tempérament de race ". La Nation prend littéralement corps dans le modèle féminin de la " mère blanche, saine et maternelle, opposée aux figures d’une féminité " dégénérée " - la sorcière, la vaporeuse, la vivandière hommasse, la nymphomane, la tribade et l’esclave africaine. Il apparaît ainsi que le sexe et la race participent d’une même matrice au moment où la Nation française s’engage dans l’esclavage et la colonisation.

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