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Plume(s) est une toute jeune petite librairie, qui a ouvert le 1er avril 2008 - non, ce n’était pas un poisson.

Nous voulons proposer des documents qu’on ne trouve habituellement pas à Millau, et proposer aussi un espace de convivialité.

Vous y trouverez des livres, des dvd, des revues sur les thèmes de l’écologie, de l’alter-mondialisme, de la non-violence,... mais aussi des livres maternité et jeunesse, jardinage, cuisine, construction écologique, ou d’autres qui nous ont plu,
ainsi que thé, café, chocolat et jus de fruits bio-équitables,
et aussi un accès internet,
le tout dans la bonne humeur ...

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x 11 18 251 p. Les Arabes dansent aussi T Kashua Sayed et Werchowski Katherine roman Palestine 2006 31/01/06 9782264038654 10/18 Littérature -poches 8,10 € 8.10 épuisé
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Comment être à la fois arabe et israélien ? Pour le narrateur, ce n’est pas une question théorique mais une réalité quotidienne et déchirante. Élevé en Galilée dans une famille de combattants de la cause palestinienne, il va découvrir à l’occasion de ses études à Jérusalem un monde nouveau, où on parle hébreu, où on écoute les Beatles, où on sort avec les filles. Un monde qui le fascine, auquel il voudrait s’intégrer, mais qui le rejette cruellement, lui, le petit Arabe avec ses cassettes de Fairouz. Avec un terrible sens du détail tragi-comique, Sayed Kashua raconte dans ce premier roman inspiré de sa propre expérience la vie de ces Arabes israéliens, pris entre deux cultures et désespérément à la recherche d’une identité.

« Un livre très drôle et très triste, dont le seul parti pris est celui d’une bouleversante sincérité. »
Lili Braniste, Lire

x 11 18 240 p. Autant en emporte la femme T Loe Erlend roman humour, amour 2008 01/03/08 9782264043023 10/18 Domaine Etranger Littérature -poches 8,10 € 8.10 épuisé
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Quand Marianne s’installe sans crier gare dans l’appartement du narrateur, la vie de ce dernier prend un tour bien singulier. Peu à peu, il voit les décisions lui échapper, sans trouver quoi que ce soit à y redire. Il se laisse porter, extérieur à sa propre existence, à la maison comme en voyage, dans leur Norvège natale ou sur les routes d’Europe. Marianne prend les initiatives, décide de tout. Mais l’a-t-il au moins choisie ? Rien n’est moins sûr... Un hymne à l’humour absurde sur l’amour et l’incompréhension, la difficulté et le bonheur d’être deux.
x 11 17,6 496 p. Affliction T Banks Russel roman société américaine 2000 31/12/99 9782742722808 Actes Sud Littérature -poches 9,70 € 9.70 sur commande ?
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Dans une petite ville du New Hampshire, Wade Whitehouse, la quarantaine passée, est un homme brisé. Abandonné par sa femme, en passe d’être quitté par sa maîtresse, alcoolique, violent à ses heures, dépressif, il rumine ses échecs et vivote en travaillant, tantôt policier municipal, tantôt puisatier. Mais un citoyen en vue est tué. Accident de chasse ou meurtre ? L’événement fait basculer le fragile équilibre mental que Wade avait réussi à préserver. Dès lors, dévoré par l’obsession de découvrir un hypothétique assassin, il s’enfonce, au propre comme au figuré, dans un désert de neige et de glace.

Affliction est le récit de l’effondrement d’un homme ordinaire, pris au piège d’une vie ratée depuis l’enfance, confisquée par la tyrannie paternelle. Russell Banks dénonce là magistralement les valeurs viriles véhiculées par un certain mythe américain.

x 11 17,5 400 p. American darling
poche
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Banks Russel roman Afrique 2007 31/12/06 9782742765157 Actes Sud Babel Littérature -poches 10,70 € 10.70 épuisé, réédité avec l'ean 9782330028114
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À cinquante-neuf ans, Hannah Musgrave revient sur sa vie de jeune bourgeoise américaine contrainte par son engagement révolutionnaire à prendre la fuite vers l’Afrique au début des années 1970. Ayant tenté sa chance au Libéria, elle s’y est mariée à un bureaucrate local appartenant à une tribu puissante et promis à une brillante carrière politique. Quelques années plus tard, elle a, en catastrophe, repris le chemin de l’Amérique, laissant là leurs trois enfants, fuyant la guerre civile qui enflammait le pays.

Au moment où commence ce livre, Hannah quitte sa ferme "écologique" des Adirondacks, car ce passé sans épilogue la pousse à retourner en Afrique...

Évocation passionnante d’une turbulente période de l’histoire des États-Unis comme du destin d’un pays méconnu, le Libéria, le roman de Russell Banks tire sa force exceptionnelle de la complexité de son héroïne, et d’un bouleversant affrontement entre histoire et fiction.

x 12 20 161 p. Le bal des vipères T Castellanos Moya Horacio roman société 2007 31/08/07 9782922868616 Les Allusifs Littérature 15,30 € 15.30 épuisé
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Pour tromper son ennui, Eduardo Sosa, un jeune homme désœuvré, décide de suivre une sorte de clochard, Jacinto Bustillo, qui vit dans une voiture stationnée au pied de son immeuble. Après quelques heures et de nombreuses gorgées d’alcool, l’étudiant tue le clochard dans une ruelle et se glisse à la fois dans la Chevrolet et dans la personnalité de Jacinto, ou du moins celle qu’il imagine qu’il a. Dans la Chevrolet l’attend une divine surprise : Loli, Beti, Valentina et Carmela, de somptueuses créatures toutes d’écailles vêtues, l’adoptent. Ensemble, ils prennent la route pour venger Jacinto, en tuant d’abord sa méchante épouse, puis sa domestique. Mais la soif de vengeance persiste et les belles, sensuelles et cruelles, s’ankylosent. Le groupe prend d’assaut une galerie marchande chic. Évidemment c’est la panique. Au cours d’un épouvantable carnage, des quidams et des personnages importants meurent. Puis l’équipée se poursuit, semant le chaos et la terreur dans la ville.

Avec cette balade ophidienne qui allie délire paranoïaque et réalisme cru, Horacio Castellanos Moya laisse place au fantastique, à l’hallucination, comme si eux seuls étaient à la hauteur de la critique de d’une société sans avenir, où la révolution n’est plus à l’ordre du jour.

À PROPOS Castellanos Moya est un prince de la distanciation. Il épouse la conscience de ses créatures ; leur parole, lue à plat, révèle en creux leur inconscience et l’horrible grimace du monde. On rit froid. Ses romans sont très divertissants, car, comme le disait Roberto Bolaño, « c’est un survivant, mais il n’écrit pas comme un survivant ».
Philippe Lançon | Libération

EXTRAIT "Aucun des locataires ne put dire à quel moment précis la Chevrolet jaune avait stationné devant l’immeuble. Trop de voitures passaient la nuit dans cette rue ; deux rangées serrées le long des quatre blocs du lotissement. Mais les raisons pour lesquelles la Chevrolet jaune attirait l’attention ne manquaient pas : il s’agissait d’un tacot qui datait d’au moins trente ans, à la carrosserie écaillée et aux vitres obturées par des morceaux de carton elle avait l’air, donc, d’une vieille propriété sentimentale de l’un des voisins qui refusait de l’emmener à la casse.

Les premières personnes à se rendre compte qu’il se passait quelque chose de bizarre avec cette antiquité furent les maîtresses de maison et les domestiques qui, vers le milieu de la matinée, sortaient pour faire des courses à l’épicerie ou, tout simplement, pour s’adonner au commérage. Un homme aux cheveux gris, barbu et loqueteux, émergeait de la Chevrolet à ces heures-là avec la tête de quelqu’un qui vient de se réveiller, la tête de quelqu’un qui a passé la nuit à dormir dans ce tas de ferraille."

x 11,5 19 253 p. L’Épervier qui danse T Kawalec Julian roman histoire 2006 01/11/06 9782922868500 Les Allusifs Littérature 19,30 € 19.30 présent à Plume(s)
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L’épervier qui danse évoque crûment l’ascension et la chute d’un être peu scrupuleux, Michael Toporny. Amené à renier sa terre et les siens au nom du développement industriel, mais rejetés par les citadins de vieille souche, Toporny se voit condamné à errer entre deux mondes, jusqu’à sa perte. Composé le désarroi de la paysannerie aux prises avec la ville triomphante. Julian Kawalec dépeint à travers cette quête identitaire une fresque étonnante de la Pologne du XXe siècle.

EXTRAIT La vie de Michal Toporny s’étira sur cinquante ans et, sans se livrer au décompte précis du temps, on peut dire que ce fut une vie à moitié rurale et à moitié urbaine. Durant ces cinquante années, Michal Toporny a fait un long chemin, il s’est trouvé à de nombreux tournants, il a vu et appris beaucoup de choses, il est arrivé très haut à la force du poignet et il aurait pu vivre plus longtemps, mais il se trouve qu’il n’a vécu que cinquante ans ; car lorsqu’il eut atteint le sommet de la hauteur qu’il avait gravie aux derniers instants de sa vie, et qu’il revit la vallée noircie de son enfance et de sa jeunesse, qu’il la regarda comme un oiseau planant haut dans le ciel, alors — en même temps que l’image de la vallée noircie où il ne voyait plus le garçon et le jeune homme qu’il avait été — la mort l’emporta. Il naquit un jour pluvieux de l’automne 1914. Couverte d’un méchant sac pour se protéger de la pluie, la sage-femme du village entra dans la chambre où gémissait Agnieszka Toporna née Duda, la future mère de Michal Toporny qui était sur le point de naître, et l’accouchement put commencer. Tandis que l’accouchement se déroulait dans la chambre où il n’y avait pas de plancher mais seulement de la terre battue polie à l’eau, Wincenty Toporny, le père de l’enfant à naître, se tenait dans la cuisine, derrière la porte étroite, il attendait, et à chaque instant on entendait sa grosse voix : « ça y est ? » Il se mit bientôt à donner des coups de pied dans la porte en demandant avec une impatience grandissante : « ça y est ? » — car il attendait un fils et non une quatrième fille, parce qu’un fils, une fois adulte, ça se débrouille, ça se débrouille mieux qu’une fille. Il finit par s’engouffrer dans la chambre, la sagefemme lui dit que c’était un garçon, il regarda alors sa femme qui s’endormait, épuisée par l’accouchement, et lui dit : « Un fils » ; elle se contenta de hocher la tête, car elle n’avait pas la force de parler, et il s’assit sur une chaise en haletant, comme s’il venait juste de transporter un sac très lourd sur son dos. Il eut soudain l’impression que la sage-femme lui avait menti parce qu’elle l’avait entendu s’emporter derrière la porte et qu’elle savait à quel point il voulait avoir un garçon ; et quand ce soupçon l’eut saisi, il s’approcha du nouveau-né, du nourrisson qui vagissait, il fourra sa main dans les langes, entre les cuisses jaunes de l’enfant, parce que cet homme stupide et coléreux voulait vérifier lui-même si c’était vraiment un fils. Il avait tenu à le vérifier lui-même parce qu’il voulait un garçon, parce qu’un garçon, une fois adulte, ça se débrouille ; il se rassit et dit à la sagefemme ce qu’elle avait été la première à savoir : « C’est un garçon. » Il y eut alors un long moment de repos et de silence, mais le temps ne lambinait pas pour autant et, chargé d’une nouvelle tâche, il se mit vite à tracer un itinéraire de cinquante ans à l’intention de ce gosse emmailloté dans des chiffons blancs, pour cette créature tremblotante qu’un grain de sable aurait suffi à tuer ; et déjà apparaissaient au loin des routes, des pentes et des montées ; déjà se formaient les plaines que fouleraient les pieds de celui qui venait de naître, déjà le vent commençait à rabattre et à amasser l’air qu’il respirerait, l’espace préparait la place qu’il remplirait de son corps ou, encore, qui serait remplie par celui-ci. La terre et l’air entamaient un nouvel ouvrage, comme chaque fois que vient au monde un mioche, un gosse tremblotant qu’une goutte d’eau pourrait étouffer. Par la suite, les trois filles qui étaient nées avant Michal mourraient de maladie en bas âge, si bien qu’il ne resterait que ce seul et unique fils, Michal. Wincenty Toporny porta les jolis petits cercueils à l’église et au cimetière tout seul ; sa femme était restée à la maison parce qu’elle avait quelque chose aux jambes, et les gens ne font pas de cortège derrière les cercueils des petits enfants ; il les emporta à un mois d’intervalle, l’un après l’autre, les tenant sous le bras car ils étaient si légers qu’il était inutile de les hisser sur l’épaule. Si quelqu’un l’avait regardé de près, il aurait bien vu qu’il était triste, mais aussi en quelque sorte fier d’avoir à porter son malheur et ces petits cercueils qui contenaient ses enfants morts, ces êtres qui avaient été si voraces de leur vivant, et de les mettre lui-même en terre au cimetière ; c’est pourquoi si quelqu’un l’avait regardé de près, il aurait vu sur son grand visage mal rasé non seulement de la tristesse, mais encore une espèce de satisfaction ; comme si on pouvait se réjouir de la mort des enfants, se réjouir de porter au cimetière des enfants plutôt que des vieux que la mort doit prendre de toute façon ; c’est pourquoi Wincenty Toporny portait ces petits cercueils non comme s’ils contenaient des enfants morts, mais comme s’ils étaient vides, comme s’il apportait ces petits cercueils vides à ses enfants vivants en guise de jouets pour qu’ils jouent à l’enterrement, pour qu’ils y mettent des poupées de chiffon et des fleurs, fassent semblant de les enterrer dans la terre meuble, pour qu’ils en rient et se réjouissent que l’enterrement ait réussi comme un vrai. Le vrai, celui de Michal Toporny, né à l’automne 1914, a lieu cinquante ans plus tard, en septembre 1964, dans une grande ville. Il fait chaud et le soleil brille tandis qu’on le met en terre au cimetière de la ville, parmi de belles tombes ; ce cimetière est obligé de l’accueillir et de devenir son cimetière, parce qu’il a bien mérité ce caveau maçonné et cette stèle de marbre dans un grand cimetière de la ville. Tristes et silencieux par profession, les fossoyeurs en uniforme ouvrent la grande grille devant celui qui était né dans une maison où la terre battue tenait lieu de plancher, et les paysans qui sont venus aux obsèques pensent sans doute à leur propre vie, car ils frémissent de fierté en franchissant la grille puis, avec cette fierté dissimulée et avec étonnement, posant n’importe comment leurs pieds sur la large allée recouverte de gravier, ils se joignent au cortège, à la foule dense, aux couronnes et aux fleurs qui accompagnent le cercueil de l’ingénieur Michal Toporny, directeur général d’un important groupe minier, vers son tombeau ouvert, plus précisément vers le caveau qui sera — comme aiment à le dire ceux qui veulent flatter la terre — sa dernière demeure.

x 11,5 19 128 p. Guide de Mongolie T Basara Svetislav roman Mongolie 2007 24/01/07 9782922868524 Les Allusifs Littérature 13,20 € 13.20 épuisé
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Le narrateur reçoit une lettre dans laquelle un ami qui vient de se suicider lui propose de partir à sa place en Mongolie, où il devra un guide de ce pays. Le narrateur saisit l’occasion parce que c’est très loin de son pays « merdique » ; peut-être aussi pour échapper à la surveillance de la Sûreté qui s’intéresse de trop près à son roman ; peut-être encore pour revoir son unique amour dans un « endroit impossible », à moins que ce ne soit pour le fuir... À Oulan-Bator, il fait la connaissance d’un évêque hollandais, d’un officier russe devenu grand lama, d’un journaliste américain correspondant d’un journal disparu depuis longtemps, d’un mort-vivant français au passé lubrique, d’un psychanalyste italien et d’une actrice de cinéma.

EXTRAIT
Cette année-là, année du dragon de fer selon le calendrier chinois, si le printemps avait été vieux jeu, l’été fut extravagant. Il neigea deux fois en juillet, une fois le jour ne se leva point, et la nuit dura ainsi quarante-huit heures. Tout alla à l’avenant, jour après jour. Il ne se passait rien. Pas plus que les années précédentes, où les étés s’étaient pourtant montrés plus convenables. Les petits caprices des cieux n’étaient là que pour masquer un vide désespérant. Je me disais : le moment venu, je n’aurai rien sur quoi écrire, si bien que mon prochain livre, comme les précédents, d’ailleurs, sera bourré de solitude, d’ennui et de néant. Peut-être ne me disais-je pas cela, mais rassemblais-je en fait des matériaux pour mes proses futures : tas de dégoûts, monceaux de peurs, grosses bennes débordant de sentiments d’échec et d’hébétude — toute cette matière rabâchée des narrations modernes. Mais je ne notais rien. Dieu m’en est témoin.

x 12 20 207 p. Hitler à Chicago T Albahari David roman international 2008 31/12/07 9782922868685 Les Allusifs Littérature 18,30 € 18.30 épuisé
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Connu comme romancier par ses oeuvres éditées pour l’essentiel par les éditions Gallimard, David Albahari est également l’un des meilleurs nouvellistes contemporains de langue serbe. Hitler à Chicago est le premier recueil de ses nouvelles à paraître en français.

Les nouvelles qui le constituent ont en commun le fait que leur action se situe au Canada, pays d’adoption de l’auteur. Les principaux fils thématiques qui tissent cette prose grave à laquelle un inimitable humour donne une apparence de légèreté sont l’immigration, le déracinement, les échos douloureux d’une guerre fratricide, les problèmes d’identité, la solitude, le choc des cultures, les rencontres improbables, comme celle d’un pope serbe et d’un Indien, qui discutent métaphysique.

À PROPOS
En porte-à-faux avec le monde qui les entoure, les personnages des nouvelles du grand écrivain serbe, installé au Canada,, sont en décalage planétaire permanent.
David Alabahari écrit comme on marche sur des ’ufs, car il sait qu’on ne peut être sûr de rien. Que le printemps arrive à temps, que les mots disent ce qu’ils signifient, que sa femme n’Mest pas le facteur ou vice versa.
Astrid Eliard | Le Figaro littéraire

EXTRAIT
Je m’appelle Adam et je ne sais pourquoi je suis ici. Ici : dans cette ville située de manière indécise entre les Rocheuses et la grande prairie, n’appartenant complètement ni aux sommets enneigés ni à la plaine herbeuse, toujours sur le tranchant de la division, sur le fil de la différence. D’une certaine façon, tout a commencé comme une blague, du moins est-ce ainsi que je le vois maintenant, comme un tour que je me serais joué à moi-même, bien que tout, au moment où cela a commencé, fût empreint d’une sérieuse détermination. Quand nous nous sommes suffisamment éloignés des moments cruciaux, nous montrons tous une extraordinaire capacité de modifier le passé et de falsifier l’histoire. Je me souviens comme cela me désespérait il y a quelques années, quand les machineries de propagande se sont mises à tourner à plein régime, fabriquant diverses chroniques de l’honneur et du déshonneur. J’ai alors compris que je faisais pareil, même si dans mon cas il s’agissait de choses plus innocentes, j’ai compris que le présent dépourvu d’un point de vue objectif étant donné qu’un tel point n’existe pas en fait ne peut donner un passé objectif, et encore que le passé est composé d’autant de petites facettes polies, peut-être un peu ternies comme les vieux miroirs, que le visage multiple du présent.

x 12 20 96 p. Romance provinciale T Filipowicz Kornel roman 2008 29/02/08 9782922868647 Les Allusifs Littérature 13,20 € 13.20 présent à Plume(s)
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Au premier temps de la valse, cette scène de la vie de province apparaît comme le lointain reflet d’un roman trop connu et à peine déformé : Varsovie remplace Rouen, Emma est professeur de piano et Fabian, son séducteur, est en quelque sorte un aristocrate de l’esprit, Charles est un bâtisseur d’immeubles aussi mornes que lui, on devine même le brave Homais derrière « la femme du pharmacien » et, enfin, l’arsenic se change en quinine. Il ne manque pas non plus les deux autres ingrédients que sont l’ennui d’une petite ville de province et la passion de la chair.

Au deuxième temps de la valse, le tableau s’enrichit de quelques tons de gris, particularités de la province polonaise des années 1950 : les queues devant les magasins, la pénurie, certes, mais aussi les artistes au service de la propagande d’État. Écrasée par l’autoritarisme de sa mère impotente, Elzbieta donne des cours de piano, la vie baigne dans un univers tchékhovien, à la fois résigné et rempli d’improbables espoirs. Mais l’inattendu se produit bientôt, quand un poète, Fabian Milobrzeski, arrive en ville pour une soirée de lectures. Le poète se met en tête de séduire Elzbieta. Au troisième temps de la valse, la nuit peut commencer.

À PROPOS
« Kornel Filipowicz fut dans la littérature polonaise le seul continuateur inventif de la manière d’écrire de Tchekhov. C’était le même regard incisif, la même ironie, une vision du monde comparable. Et la même virtuosité. » Jerzy Pilch | auteur de Sous l’aile d’un ange

EXTRAIT
« Pourquoi Elzbieta se rendait-elle à Varsovie ? Avait-elle l’espoir que Milobrzeski l’aiderait ? L’homme avec lequel une femme a dormi une fois lui devient proche. Il semble qu’il y ait des choses qu’on ne peut dire qu’à l’homme avec lequel on a passé une seule nuit, et qu’on ne révélerait jamais à celui qu’on connaît depuis dix ans. »

x 12,5 20 256 p. Petit et Méchant T Gauquelin Blaise roman politique, société 2007 31/08/07 9782353460175 Altiplano Noir & blanc Littérature 17,80 € 17.80 présent à Plume(s)
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4e de couverture :
Deux minutes avant le générique de lancement de la soirée électorale, les invités se regroupent face au poste à mauvaises nouvelles. Debout, prête à bondir en direction de la cuisine à la moindre requête, Vera puise nerveusement et régulièrement dans sa coupe. La snob parle et l’on voit soudain apparaître le visage du nouveau chancelier. Il est très mat. «  O mein Gott  », crie une invitée en plaçant une main potelée devant sa bouche. Élu au premier tour, le président du parti Ö – Ö comme Österreich – entre dans l’histoire avec cinquante et un pour cent des voix. «  Vive le bronzé  ! Vive Branau  ! Vive le Schmarotzer   ! Le pique-assiette  ! Le parasite  !  » Les trois autres candidats restent genou à terre. Vera se laisse retomber sur le canapé et j’ai envie de manger des barres chocolatées.

L’ouvrage :
Balthazar est né du côté des gens qui font le travail à la place des autres. Il vit dans l’ombre des beaux et des riches et ne s’en plaint pas trop. Quand il n’écrit pas les textes que ceux d’en haut récitent à l’écran, il met son corps à leur disposition.

Jusqu’au jour où Balthazar commet l’irréparable : le meurtre d’un «  grand  ». Sa vie bascule et le voilà fuyard dans un pays étranger.

Il ne va cependant pas y trouver la tranquillité souhaitée. L’ Autriche, où il atterrit par hasard, est en plein bouleversement politique : une dictature populiste se met en place.

Balthazar s’accommodera de cette situation comme des précédentes. Mais sa lâcheté permanente finit par le rattraper. Car quand on tue un «  grand  », on doit s’attendre à un retour de bâton.

Argumentaire :
Autrefois, le tiers état était représenté à quatre pattes, portant sur son dos le clergé et la noblesse. Aujourd’hui, dans la même position, il s’agit de lécher les culs afin que tout aille pour le mieux. Le protagoniste du roman l’a bien compris.

Les scènes de sexe sont crues. Pourtant, ce n’est pas leur précision qui les rend repoussantes, mais les situations de domination sociale qu’elles peuvent symboliser. Loin de se vouloir le propos essentiel de l’ouvrage, elles n’en constituent pas moins le permanent décor.

Petit et Méchant, c’est surtout l’observation du pouvoir par le bas. À travers le regard d’un anti-héros, désabusé, cynique et profiteur, mais affûté sur ce qui l’entoure, on suit le glissement étonnamment facile d’un État démocratique vers un État dictatorial.

Cependant Petit et Méchant n’est pas particulièrement ancré dans un pays : l’ Autriche n’est ici que le prétexte au récit d’une mauvaise fable universelle.

x 12,5 18 88 p. Je l’aime, un peu, beaucoup T Grenier Christian roman jeunesse 2001 31/05/01 9782747003391 Bayard Jeunesse Jeunesse -littérature 5,80 € 5.80 épuisé
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Guy cherche à comprendre comment l’amour démesuré de son père pour une plante a pu le mener à la mort. ll entrevoit bientôt la vérité. Une vérité qui défie l’imagination et la raison.


Age : Dès 10 ans
Date de parution : Juin 2001
Collection : Bayard Poche Littérature
Format :mm -

x 12,3 17,8 96 p. La peur de ma vie T Murail Marie-Aude roman jeunesse, émotions 2000 31/03/00 9782227723801 Bayard Jeunesse Bayard Poche Littérature Jeunesse -littérature 5,80 € 5.80 épuisé
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Serge planche sur le sujet de sa rédaction : « Racontez ce qui vous fait vraiment peur. » Au cours de ses réflexions, la peur, la vraie, va surgir de façon inattendue…


Age : Dès 10 ans

x 24 26 32 p. Loup blanc et le Nordet T Beiger François et Chapuis Adrien roman jeunesse, nature 2005 01/01/05 9782701140513 Belin Rêves de Voyages Jeunesse -littérature 14,20 € 14.20 épuisé
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Un jour du mois de novembre, Loup Blanc, un jeune Amérindien, doit partir pour plusieurs jours avec d’autres pêcheurs vers un lac situé loin dans le Nord. L’hiver rude et très précoce les surprend en chemin. Les tempêtes se succèdent, le grand froid ne lâche plus sa prise. Un matin, les compagnons de Loup Blanc décident de retourner au village, le laissant seul affronter l’hiver. Dans la nuit qui suit un vent ravageur se déchaîne : le Nordet, maître des vents du Nord, celui qui glace, celui qui fige, celui qui paralyse, celui qui endort. Loup Blanc sortira-t-il vivant de ce face-à-face avec le Nordet ?
x 14 20 186 p. Le gène du perce-neige T Bullot Jacques roman ogm 2007 08/03/07 9782916620121 Bout de la rue Littérature -polars 15,00 € 15.00 prochainement à Plume(s) ?
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Pays de Brenne : son calme, sa nature, son Centre de Recherches, son cadavre…

Charles Germont, généticien spécialisé dans la recherche sur les OGM, veut alerter l’opinion publique : les résultats des tests toxicologiques qu’il a obtenus sont inquiétants. Ses supérieurs américains, nient leur véracité et lancent un processus d’intimidation.

Contacté par le chercheur, Sullivan, grand reporter, se lance dans la bagarre en clamant :
Si on court le moindre risque en bouffant ces trucs-là, il faut sonner le tocsin.
Les cloches sonnent à toute volée et la course poursuite commence. Une milice privée est dépêchée avec pour cible : éliminer le chercheur.

Menaces en tous genres, interventions musclées, attentat en plein Paris, personne n’est épargné dans ce roman noir aux actions haletantes.

Plus jamais les informations sur les expériences transgéniques ne vous laisseront insensibles !

Préface de José Bové

Voir également la post-face du roman à l’adresse suivante : post-face

x 14 21 432 p. Les matins de Jénine T Abulhawa Susan roman Palestine 2008 06/03/08 9782283022849 Buchet-Chastel Littérature 23,35 € 23.35 épuisé
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Les Matins de Jénine est né du conflit politique le plus inextricable du siècle. En 1948, l’année de la naissance d’Israël, la famille d’Hassan et de Dalia, Palestiniens soudés à la terre de leurs ancêtres dans le village d’Ein Hod, vit au rythme des récoltes d’olives. Mais leur destin bascule le jour où Ismaïl, leur petit second, est enlevé par Moshe et Jolanta, un couple d’Israéliens en mal d’enfants. Rebaptisé David, Ismaïl est élevé dans l’ignorance de ses véritables origines et dans la haine des Arabes. Le restant de sa famille, dépossédé et chassé de ses terres, est dirigé vers les tentes fragiles et vulnérables des camps réfugiés. Quand et comment Ismaïl pourra-t-il retrouver les siens, son frère Youssef, nourri par la haine issue de l’injustice et de la misère, puis tenté par la folie du terrorisme ? Et sa sœur Amal, qui, établie aux États-Unis et vivant le " rêve américain ", reste toujours hantée par l’amour de parents trop tôt disparus et le regret d’avoir fui sa Palestine ?. Tiré de la longue page d’histoire des relations israélo-arabes, ce bouleversant roman sur trois générations d’une famille palestinienne éclaire d’une lumière re intimiste mais impitoyable deux peuples prisonniers d’une spirale infernale en attente d’aubes qui chantent.
x 16 24 416 p. Yasmine T Amir Eli roman Palestine 2008 28/02/08 9782355800047 Buchet-Chastel Littérature 22,30 € 22.30 sur commande ?
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L’amour en temps de guerre... Éli Amir raconte l’histoire déchirante de Nouri, conseiller aux affaires arabes d’un ministre israélien, et de Yasmine, palestinienne chrétienne, de retour de ses études à Paris. Nouri tombe sous le charme de cette belle et intelligente jeune femme mais elle le repousse, lui, l’occupant. Ce qui doit arriver pourtant arrivera... Passion contrariée, acceptée, sublimée. Le grand amour. Mais il est impossible de concilier l’inconciliable tant cette terre pour deux peuples est imbibée de sang, de violence et de chagrin sans fin. Ce roman réaliste se déroule au lendemain de la guerre des Six Jours, en 1967. Il nous aide à comprendre le destin fatalement emmêlé des Israéliens et Palestiniens jusqu’à nos jours.
x 15 21 64 p. Mon HLM T Guillemard Béatrice jeunesse, roman banlieues 2008 01/02/08 9782953020311 Chant d’orties Graines d’orties Jeunesse -littérature 8,20 € 8.20 présent à Plume(s)
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Arrivé d’Afrique avec sa mère pour rejoindre son père, Demba découvre son nouveau lieu de vie, un HLM qui lui paraît bien étrange. Les sept étages le séparant de son futur appartement suscitent des rencontres avec, entre autres, de drôles de gardiens, Fatou et Soraya, une femme acariâtre, Kevin, Abou et leur ballon. Le HLM et ces personnages plus ou moins attachants contribuent à son apprentissage de la vie.

Pour son premier roman, Béatrice Guillemard bat en brèche les idées reçues sur les Grands Ensembles de nos villes : violences, voitures brûlées, jeunes désœuvrés, trafics illégaux, zones de non droit. Ces tours qu’on supprime les unes après les autres sont aussi des lieux de vie, avec leurs joies et leurs peines. Ceux et celles qui montent et descendent les escaliers s’y créent une identité.

x 13 20 518 p. L’ombre de l’oiseau lyre T Ibañez Andrés roman 2006 31/08/06 9782846261104 Au Diable Vauvert Littérature 24,00 € 24.00 épuisé
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Après la perte de son âme, Adénar, jeune prince de la planète Glabris, souffre d’un mal inconnu dans son pays : l’ennui. Parti à la recherche d’un remède sur la planète Demonia, il découvre Floria, ville déconcertante où il s’aperçoit que son existence et celle de sa planète sont ici les éléments d’un conte pour enfants.

Guidé par un oiseau mystérieux, Adénar est désormais confronté à lui-même pour démêler l’illusion de la réalité : est-il l’incarnation d’un conte ou simplement un enfant amnésique et perdu ? Sa quête aventureuse va le conduire à rencontrer des personnages aussi extravagants que Mirmidón Aguanópulos, Emory Lemorey le Voyageur ou Víctor Braunsfeld, un milliardaire de quatorze ans, et à pénétrer les mystères du vieux palais Turpestis, jusqu’à découvrir le secret de ses origines et ce qui se cache derrière l’apparence idyllique de ce monde.

Au-delà du récit féerique, L’ombre de l’oiseau lyre est un magnifique roman d’apprentissage et une satire politique sans concession d’un monde dominé par un totalitarisme orwellien. Les aventures d’Adénar sont une invitation à la réflexion et une mise en question de ce que nous tenons pour évident.

Dans ce roman foisonnant, où les fées croisent des psychiatres, où les mages rencontrent des fonctionnaires kafkaïens, où les alchimistes fréquentent des clubs anglais, Andrés Ibáñez a su mêler l’univers des contes au récit fantastique et à la science fiction, pour réussir un roman envoûtant, magnifique tribut à la littérature et au merveilleux et véritable plaidoyer en faveur du rêve comme arme contre l’immobilisme social et politique.

x 17 24 230 p. Fausse route T Incardona Joseph et Gravé Vincent roman 2008 14/01/08 9782354190118 Enfants rouges BD -roman graphique 19,00 € 19.00 épuisé
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Antonio Bobino, dit « Bobo », s’est échappé de prison. Il est environ 22 heures, c’est l’hiver. L’histoire commence à ce moment là. Près d’un hameau, il aperçoit une Plymouth garée et une jeune femme dans un cabine téléphonique. Il décide de se cacher dans le coffre. Seulement voilà : à la lumière de l’ampoule, Bobo découvre le corps d’un homme d’une cinquantaine d’années ficelé et sans connaissance. L’hélicoptère lui donnant la chasse patrouillant à nouveau dans la zone, Bobo n’a plus le choix : il pousse le corps au fond du coffre et s’y engouffre à son tour.

« Fausse route », ce sont deux histoires qui vont se fondent en une seule. Deux parcours de vie qui se croisent soudain, deux tragédies qui vont se renforcer pour une lente descente aux enfers que l’un des protagonistes va payer cash. C’est l’histoire d’une malchance, de la mauvaise personne rencontrée au mauvais endroit.
- Un site est dédié à l’univers de Fausse route
- Joseph Incardona et Vincent Gravé préparent un second album pour la rentrée de janvier 2009. Ils abordent cette fois-ci dans « Petites Coupures », l’univers en huis-clos et oppressant de la boxe dans les années 1940.

x 13,5 21 128 p. Occasions manquées T Benoist Cécile roman 2005 22/08/05 9782866456023 Le Félin Littérature 15,11 € 15.11 présent à Plume(s)
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Dans un bar du port de La Rochelle, Lézia trouve une sacoche abandonnée. À l’intérieur, des documents aussi saugrenus qu’insignifiants… et puis le récit de vie d’un thésard. Au fil des heures et des jours, au gré de ses pérégrinations et de son quotidien, elle se fait happer par les réflexions et les anecdotes sur l’université, l’ordinaire de l’étudiant, ses tourments intellectuels et psychologiques exagérés. Quand les mots de l’auteur du manuscrit croisent la voix intérieure de Lézia, deux solitudes singulières se font face. Devant une liberté qui encombre ou délivre, et le hasard incertain qui s’amuse, chacun emprunte un chemin distinct… les rencontres deviennent improbables.


Ce livre est lauréat du concours Premiers Gestes Littérature 2005.


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