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  • 36 rue des Lilas : chambres et tables d’hôtes à Millau, chez Eveline et Jean-Michel.
  • La libraithèque ’le droit à la paresse’, librairie et bibliothèque associative et militante, une adresse indispensable dans le Lot.
  • Le pas de côté une librairie - bistrot à Béziers a dû fermer, hélas ...
  • Naturellement Simples Produits naturels à base de plantes
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  • L’essentiel librairie — épicerie bio — tartinerie à Marciac (Gers)
  • Construire un monde solidaire
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x 11,5 17,8 160 p. Face à la police / Face à la justice T Escondida Elie et Timélos Dante guide répression 2007 01/02/07 9782353460038 Altiplano Agit’prop Politique et société -répression 7,70 € 7.70 épuisé
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4e de couverture :
Quels sont mes droits lors d’une garde à vue ? Dois-je accepter la comparution immédiate ? Comment va se dérouler mon procès ?

Pour vous aider à répondre à ces questions et à organiser votre défense individuelle ou collective, Face à la police / Face à la justice propose une vue d’ensemble des procédures pénales courantes. Ce guide ne s’imagine pas que la procédure pénale représente en quoi que ce soit une garantie absolue pour ceux et celles qui se sont fait arrêter. Mais si la machine répressive est arbitraire, elle doit pourtant agir au nom du droit : connaître celui-ci, c’est apprendre la langue de son ennemi, c’est pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression.

Il devient parfois possible d’échapper aux pièges les plus grossiers et d’user de tous les moyens, même légaux, pour s’en sortir « au mieux ».
Élie Escondida & Dante Timélos.

L’ouvrage :
Face à la police / Face à la justice couvre l’ensemble de la procédure pénale, de l’arrestation ou du contrôle d’identité jusqu’à l’application des peines, en passant par les perquisitions, les fouilles, la garde à vue, le procès, l’appel et les différents fichiers (empreintes génétiques, STIC, etc.). L’instruction n’est évoquée que pour éviter les confusions avec les procédures plus simples. On trouvera dans ce livre toutes les informations nécessaires sur la comparution immédiate ou les autres procédures rapides, qui représentent plus des deux tiers des affaires jugées par les tribunaux correctionnels.

Les auteurs :
Ce ne sont pas Élie Escondida et Dante Timélos qui se sont intéressés au droit, c’est le droit qui s’est intéressé à eux ou à leurs proches. Confrontés au besoin de se défendre collectivement face à la répression, ils ont acquis les connaissances juridiques nécessaires afin de ne pas être totalement dépendants des avocats et de posséder une vision d’ensemble des rouages de la machine judiciaire. Ces connaissances, ils estiment à présent qu’il est indispensable de les approfondir et de les partager aussi largement que possible dans un langage compréhensible par tous.

Argumentaire :
Arrestations arbitraires ou ciblées, imputations de violences ou de dégradations, fichage génétique… la procédure judiciaire est devenue un moyen privilégié pour réprimer les mouvements qui contestent l’ordre établi. Tout militant doit donc être en mesure d’assurer sa défense, individuellement ou collectivement. Car la machine répressive, pour arbitraire qu’elle soit, doit pourtant agir au nom du droit : connaître celui-ci, c’est apprendre la langue de son ennemi, c’est décrypter son idéologie pour pouvoir se repérer dans les méandres de ses dispositifs de répression.
Or les vade-mecum existants se restreignent aux rapports de l’interpellé avec les forces de police, le fonctionnement de l’institution judiciaire n’étant décrit qu’à destination des professionnels ou des étudiants.
Face à la police / Face à la justice, véritable « guide de self-défense juridique », entend combler ce manque : y figure tout ce qui est nécessaire pour se repérer dans les procédures les plus courantes devant le tribunal correctionnel, des conseils concernant la garde à vue valables pour tous les types d’enquête, etc.
Rédigé par des non-spécialistes afin de le rendre accessible à tous sans connaissance juridique préalable, Face à la police / Face à la justice a été scrupuleusement relu par des juristes et des avocats spécialistes en droit pénal.

x 14 21 174 p. Portrait physique et mental du policier ordinaire T Rajsfus Maurice essai répression, société 2008 09/05/08 9782352270447 Après la Lune Politique et société -répression 14,00 € 14.00 épuisé
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Au risque de passer pour des débiles profonds, faisons un rêve. Et si le policier protégeait le faible contre le fort, le pauvre contre le riche, l’exploité contre l’exploiteur, les militants des Droits de l’Homme contre les tenants du pouvoir fort ? Comment réagirait le monde policier si on lui expliquait que la démocratie est bien plus menacée par ces forces de l’ordre trop nombreuses que par la “racaille” que Nicolas Sarkozy prévoyait d’envoyer en prison dès l’âge de dix ans ? De telles fictions ne peuvent que faire rire ceux qui ont la lourde tâche de nous surveiller au quotidien pour nous indiquer inlassablement le droit chemin. Celui que nous n’aurions jamais dû quitter… Et pourtant, il reste toujours des insoumis qui refusent certaines formes d’autorité, avec cette certitude chevillée au corps que la société peut vivre paisiblement sans police. Peut-être n’est-ce là qu’une utopie, mais comment vivre sans utopie ?

Articulé en 5 chapitres : La morphologie du policier - La brutalité ordinaire - La personnalité du policier - La représentation du policier - Un avenir bleu marine, ce livre paraît alors que le comportement violent et raciste de certains policiers défraie encore et toujours la chronique ; la mort du jeune Abdelhakim Ajimi, le 9 mai 2008 à Grasse, vient hélas de le rappeler.

Maurice Rajsfus, de très méchante humeur, dresse le portrait au vitriol de la police d’une République qui s’est dotée en 2007 d’un ministère de l’Identité nationale. Il a dédié son pamphlet à l’homme de Néanderthal.

x 15,5 21,5 190 p. Police et discriminations raciales T Body-Gendrot Sophie et Wihtol de Wenden Catherine essai racisme, répression 2003 01/04/03 9782708236851 L’Atelier Politique et société -répression 19,30 € 19.30 épuisé
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La police est-elle facteur de discrimination raciale ? Des témoignages de victimes recueillis sur le numéro vert du 114 laissent à penser que les principes citoyens et les traitements d’égalité pour tous sont de moins en moins respectés. Plus grave encore, les plaintes des victimes de ces discriminations n’ont quasiment jamais de suites judiciaires et disciplinaires. L’ethnicisation des relations sociales et des territoires, la criminalisation des jeunes assimilés à des voyous, auxquelles s’ajoute un racisme acquis sur le tas, expliquent en partie ce constat alarmant. Les conditions de travail difficiles des policiers, l’ambiguïté et le flou de leurs missions sont aussi en cause. Comment lutter contre ces attitudes discriminantes indignes de la République ? Alors que des pays étrangers tels que le Royaume-Uni et les États-Unis ont choisi de former et de sensibiliser les policiers à ce problème, la France préfère le taire. En formulant des propositions pour mettre fin à ce tabou, ce livre lance le débat : comment la police peut-elle mettre fin aux discriminations à l’égard des usagers ?
x 10,5 18 230 p. Laogai, le goulag chinois T Wu Harry témoignage international, répression, Chine 1999 14/01/99 9782910019440 Dagorno »» International -Asie 7,00 € 7.00 épuisé
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Ayant passé dix neuf ans dans divers camps de travail de la Chine communiste, le dissident Harry Wu a mené une enquête approfondie sur le Laogaï, le goulag chinois. Ce phénomène concentrationnaire, par son ampleur, n’a aucun équivalent dans l’Histoire, puisque plusieurs dizaines de millions de personnes y sont littéralement réduites en esclavage.

L’ampleur du système concentrationnaire mis en place en Chine par le régime communiste, le Laogaï, a été longtemps sinon ignorée, du moins sous-estimée en Occident. L’ouvrage de Harry Wu n’est pas seulement celui d’un témoin privilégié pour avoir passé dix-neuf ans dans différents camps chinois, mais surtout la première véritable enquête sur ce qui est devenu l’un des moteurs essentiels du développement de la Chine actuelle : l’exploitation systématique et cynique du travail forcé comme ressource économique fondamentale. Ce phénomène concentrationnaire, par son ampleur, n’a aucun équivalent dans l’Histoire, puisque plusieurs dizaines de millions de personnes y sont littéralement réduites en esclavage.


mm
Réf.DAG026

x 21 29,7 160 p. Que fait la police ? T Observatoire Des Libertés Publiques essai répression 1999 31/05/99 9782910019556 Dagorno »» Politique et société -répression 12,00 € 12.00 épuisé
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À toutes les périodes de notre histoire, de nombreuses exactions ont illustré le comportement des forces de l’ordre. Dans les années soixante, les « blousons noirs » paraissaient être le cauchemar des hommes en uniforme.

De 1968 à 1980, ce sont les étudiants et les lycéens qui faisaient l’objet de la sollicitude des policiers.

Depuis une quinzaine d’années, il est évident que les immigrés – colorés – représentent l’image de l’ennemi intérieur qu’il convient de surveiller de près.

Le plus souvent, des jeunes Français, prénommés Abdel, Aïssa, Chérif, Mourad, Nordin, etc., sont les victimes de policiers à la nuque raide.

"Que fait la police ?" s’est donné pour tâche de répertorier les informations concernant les actions d’une police que l’on qualifie toujours de républicaine…

Cet ouvrage rassemble les 50 premiers numéros du bulletin mensuel "Que fait la police ?" édité par l’Observatoire des libertés publiques depuis 1994.

x 10,5 17 192 p. La descente aux enfers nucléaires T Cramer Ben et Saïsset Camille répression 2008 03/09/08 9782844052100
EF128
L’Esprit frappeur Politique et société -nucléaire 6,00 € 6.00 présent à Plume(s)
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En ayant recours à la géologie, la géographie ou l’histoire, le projet de Bure est ici non seulement exposé mais vulgarisé pour être bien compris.

Rien n’est laissé dans l’ombre, que ce soit la provenance des déchets nucléaires, les quantités qui seront enfouies, le type de déchets qui aura la priorité, les méthodes prévues pour l’acheminement, l’organisation du stockage et d’une partie du calendrier.

Le tout parsemé de considérations sur les enjeux économiques et militaires. Ceci à quelques mois du débat à l’assemblée Nationale sur la Loi Bataille. En donnant la parole à la fois aux témoins de la région et aux experts, on comprends mieux pourquoi le site de Bure, situé à moins de 250 km à l’est de la capitale, risque d’être un site d’enfouissement non seulement français mais aussi européen.

Un travail de fond hors de tout parti pris, une enquête journalistique qui réfute les arguments du lobby nucléaire, quitte à se placer sur son terrain, celui du discours scientifique.

x 10,5 17 180 p. En finir avec la double peine T Collectif répression 2002 01/10/02 9782844051943 L’Esprit frappeur Politique et société 4,00 € 4.00 présent à Plume(s)
AA AA

Chaque année, la double peine frappe de bannissement près d’un millier de personnes de nationalité étrangère, mais dont l’essentiel de la vie est en France, les contraignant à l’exil ou à la clandestinité à l’issue d’une peine de prison.


Réf. éditeur : EF127

x 10,5 17 420 p. La France bleu marine
De Marcellin à Sarkozy
T
Rajsfus Maurice répression 2005 13/12/05 3781300308009 L’Esprit frappeur Politique et société 8,00 € 8.00 présent à Plume(s)
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Depuis mai 1968, les ministres de l’Intérieur qui se sont succédé n’ont cessé de perfectionner les mécanismes de la répression. De Raymond Marcellin à Nicolas Sarkozy, l’approche n’a guère varié : considérer comme gobalement contestataire la population du pays des Droits de l’homme.
x 10,5 17 300 p. Le ministère de la peur T Tévanian Pierre répression, société 2003 01/01/03 9782844052018 L’Esprit frappeur Politique et société 5,00 € 5.00 présent à Plume(s)
AA AA
n° : 97
Réf. éditeur : EF097
x 10,5 17 117 p. Ordre sécuritaire et inégalités sociales T Un autre futur essai répression, société 2005 01/04/05 9782844052193
EF134
L’Esprit frappeur Politique et société 6,00 € 6.00 présent à Plume(s)
AA AA

Ce livre est issu d’une démarche militante collective, l’implication de ses auteurs dans les luttes sociales leur a permis de mener une réflexion critique sur le phénomène sécuritaire.

Comment les gestionnaires du pouvoir, quelle que soit leur couleur politique, ont peu à peu créé le cadre idéologique, administratif et judiciaire leur permettant de réaffirmer, à chaque échéance électorale leurs soi-disant préoccupations « sociales » tout en préparant et en légitimant les offensives du système capitaliste…

Comment ils testent sur des populations « marginales », toujours plus isolées et précarisées, les outils policiers et judiciaires qui, demain, pourront être utilisés contre bien d’autres…

À toutes ces questions, des militants anarchistes proposent des éléments d’analyse et de réponse, pour refuser le monde qu’ils nous préparent.

Loi sur la sécurité quotidienne du 15 novembre 2001, loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003, loi dite « Perben II » portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité du 9 mars 2004, l’embellie véhiculée par la loi sur la présomption d’innocence du 15 juin 2000 aura été de courte durée. Le droit à la sécurité devient un droit fondamental qui prend le pas sur la liberté et sous-tend une société de contrôle. Il s’agit là d’une véritable mutation qui nous concerne tous.

C’est à une analyse radicalement critique, très fouillée et très documentée, de cette idéologie sécuritaire imprimant une vision policière de la société ainsi placée « sous influence », que se livrent les auteurs de cet ouvrage collectif, membres du groupe anarchiste Un autre futur à Montpellier.


Réf.EF134

x 10,5 17 315 p. Prisons, un état des lieux T OIP répression 2000 01/07/00 9782844051103 L’Esprit frappeur Politique et société 4,00 € 4.00 présent à Plume(s)
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La prison sort de l’ombre.

Voilà qu’après trente ans d’indifférence, les journalistes s’y précipitent. Visites rapides ou enquêtes de fond se multiplient, parfois seulement pour constater la vétusté des établissements pénitentiaires ; parfois aussi pour dénoncer " l’horreur " qui y règne. Les parlementaires ont formé une commission d’enquête sur la situation des prisons françaises. C’est dans ce cadre que l’Observatoire international des prisons, ONG indépendante des pouvoirs publics a rédigé Prisons : un état des lieux.

Si quatre ans de travail de terrain confirment que ces zones de non-droit nécessitent des réformes urgentes, l’OIP nous met surtout en garde : il faut vider les prisons des trop nombreuses personnes qui n’ont rien à y faire et dont l’incarcération ne sert ni la société, ni la victime, ni la personne détenue.

n° : 72

x 10,5 17 90 p. Vos papiers !
que faire face à la police
T
Syndicat de la Magistrature répression 2001 09/10/01 9782844051530 L’Esprit frappeur Politique et société 3,00 € 3.00 1,50 € manquant sans date, mais encore disponible à Plume(s)
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Nouvelle édition 2004 !

Savez-vous que vous n’êtes pas tenu de posséder une carte d’identité ou un passeport ? Le citoyen, face à la police, ignore le plus souvent ses droits et ceux de l’autorité qui l’a interpellé. Ceci d’autant plus facilement que les textes changent constamment - pour cette troisième réedition, il a fallu encore remanier le texte, en fonction des nouvelles lois. Aujourd’hui les textes sont d’une telle complexité que même un expert s’y perd, et tel livre devrait être obligatoire, pour tous les fonctionnaires de police, par exemple...

Au lieu de quoi ce livre à été poursuivi par le Ministère de l’intérieur pour "injures", en raison de l’illustration de la couverture, et "diffamation publiques envers une administration publique, en l’espèce la police nationale à raison en page 6 de l’ouvrage du passage suivant "les contrôles d’identités au faciès, bien que prohibés par la loi, sont non seulement monnaie courante, mais se multiplient"..."Jugez vous-même.

Réf. éditeur : EF096

x 13 20 112 p. La décadence sécuritaire T Sainati Gilles répression 2007 04/09/07 9782913372658 La Fabrique Politique et société -répression 14,20 € 14.20 prochainement à Plume(s) ?
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On a beaucoup écrit sur le « sécuritaire ». Tout en se plaignant de cette évolution de la politique d’État, certains pensent cette phase nécessaire. D’autres égrènent le catalogue des mesures répressives et sont surpris des atteintes renouvelées aux libertés, de la dimunition de la sphère privée et croient encore qu’en votant pour tel ou tel candidat, leur sort en sera amélioré.

Tous ces questionnements existent et sont repertoriés, ils font débats. Mais l’analyse proposée dans ce livre se veut un peu plus radicale et démontre la chute rapide (dix ans) et programmée de pans entiers de l’État de droit. L’angle d’observation est celui de la disparition des notions mêmes de justice, de juste et de droit, en faveur d’un arbitraire bureaucratique qui sert une fraction de plus en plus étroite de la population.

« Tolérance zéro », pénalisation des comportements sous le vocable d’« incivilités », tatouage des populations à travers les fichiers informatiques, marquage génétique, inféodation de l’appareil judiciaire à un exécutif musclé... La diffusion de méthodes et de concepts parfaitement étrangers au raisonnement juridique vient pervertir l’institution judiciaire pour l’enrégimenter dans une vaste entreprise de maintien de l’ordre public où l’efficacité prétend faire litière des juridismes surannés. À une justice artisanale doit succéder une organisation précise, méthodique, efficace, dont les résultats sont comptables.

Diluée dans un vaste dispositif de concertation et d’action, la justice met finalement à la disposition de l’administration les pouvoirs de violation des libertés. Au nom de l’efficacité, il faut « décloisonner » les services, partager les informations et les savoir-faire, simplifier les procédures, fluidifier, être réactif, agir en temps réel, utiliser toutes les ressources de l’outil informatique. Ce faisant, on oublie seulement que l’efficacité n’est pas la justice, que le droit a justement pour fonction d’entraver l’efficacité du pouvoir, quelle que soit la légitimité du but poursuivi. Derrière cette décadence sécuritaire - qui, à partir de la justice, se diffuse dans tous les champs de l’État - emmerge un projet politique qui passe par une limitation de plus en plus accrue des libertés publiques et individuelles, afin de maintenir une domination de l’élite sur le plus grand nombre. Cette politique se durcit et s’accélère du fait de la dégradation inéluctable des conditions de vie d’une masse humaine de plus en plus importante.

Au « tous ensemble » des altermondialistes répond le lugubre « attentifs ensemble » de vigipirate.

x 14 21 264 p. Les bagnes d’enfants et autres lieux d’enfermement T Dartiguenave Paul doc répression 2007 14/03/07 9782914980418 Libertaires Politique et société -répression 15,30 € 15.30 manquant sans date
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La délinquance enfantine et la criminalité juvénile existent depuis toujours. Ou presque. En tout cas, depuis que la misère sociale qui les sous-tend est de ce monde ! Pour y faire face, des siècles durant, on a réprimé et enfermé. Et on a envoyé des enfants en prison, dans des bagnes, dans des colonies pénitentiaires, dans des maisons de correction. Ce livre, littéralement hallucinant, nous conte l’histoire d’une gestion à la hache (c’était avant le "karscher") de la délinquance des mineurs.

Et c’est terrifiant, car on ne souhaiterait pas la moitié de çà à son pire ennemi. Pour autant, il nous raconte également l’histoire d’une stratégie de la répression et de l’enfermement qui s’est révélé tellement contre-productive que l’évidence de la prévention et de l’éducatif s’est peu à peu imposée à l’institution judiciaire et au législateur. A l’heure d’aujourd’hui, c’est à dire d’un délire sécuritaire (savamment orchestré par les mates du monde) prônant un retour prioritaire à la répression et à l’enfermement, c’est peu dire que ce livre est à lire... de toute urgence !.

x 12 21 121 p. Dernière solution : fuir !
Etre réfugié politique aujourd’hui
T
Zamora Marilú doc droits de l'homme, répression 2006 15/06/06 9782748504620 Syros J’accuse Politique et société -immigration et précarité 7,50 € 7.50 épuisé
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Trois témoignages et un dossier complet pour comprendre la situation des réfugiés politiques et l’importance vitale de ce statut.

Quand des menaces de mort ou d’emprisonnement abusif pèsent sur ceux qui luttent pour la liberté, il ne leur reste plus qu’une seule solution : fuir. La France est depuis longtemps l’un des pays qui défendent le droit d’asile. Mais des menaces réelles planent désormais sur cet acquis essentiel de la démocratie.

x 13,5 22 216 p. Du bon usage de la torture
ou comment les démocraties justifient l’injustifiable
T
Terestchenko Michel essai philosophie, répression, société 2008 01/10/08 9782707149831 la Découverte Politique et société -répression 19,00 € 19.00 présent à Plume(s)
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Depuis le 11 septembre 2001, la torture est devenue, aux États-Unis, une pratique d’État politiquement et juridiquement justifiée par la « guerre globale contre la terreur ». Mais on sait moins, en Europe, qu’elle y a également fait l’objet d’une légitimation morale : pour d’éminents penseurs américains, la torture serait un mal nécessaire, voire un bien, dans certaines situations de menace extrême. Comment comprendre cette dramatique régression de la « première démocratie » ?

La réponse à cette question est moins évidente qu’il n’y paraît. D’où l’importance de cet essai, où Michel Terestchenko l’affronte dans toutes ses dimensions. Historique d’abord, car les techniques d’« interrogatoire coercitif » sont le fruit de recherches scientifiques entreprises par l’US Army dès les années 1950. Juridique ensuite, avec les justifications légalisées par le Congrès américain, qui a permis la création d’un véritable archipel mondial de la torture. Philosophique et morale, enfin et surtout, avec une réfutation serrée de l’« idéologie libérale de la torture ». L’auteur explique notamment pourquoi son argument central, l’hypothèse de la « bombe à retardement » justifiant la torture de l’individu qui l’a posée, n’est en réalité qu’une fable perverse, popularisée notamment par la série télévisée « 24 heures ».

Ainsi légitimée, démontre l’auteur, la torture devient le venin de la démocratie : en acceptant de briser les corps des hommes et des femmes « ennemis », elle mine inévitablement les principes mêmes de l’État de droit, corrompant la société tout entière.

x 14 21 197 p. Non
Construire des prisons pour enrayer la délinquance, c’est comme construire des cimetières pour enrayer l’épidémie
T
Hénault Rolland essai répression, prison 2006 31/10/06 9782914980364 Libertaires Politique et société -répression 12,20 € 12.20 sur commande ?
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OUI, bien sûr, les méchants, ceux qui massacrent, détruisent, torturent, tuent... doivent être mis hors d’état de nuire. Oui, bien sûr...

Pour autant, la prison est-elle la bonne réponse à ce désir légitime de sanctionner et de mettre hors d’état de nuire. Dans ce livre, l’auteur nous brosse les portraits d’une trentaine de prisonniers. A travers chaque histoire particulière, c’est toujours la même histoire qui revient. Celle du quotidien d’un enfermement visant à humilier et détruire les prisonniers et leurs familles.

A l’heure du délire sécuritaire actuel, il était logique que ce livre qui prône l’abolition de la prison ait obtenu le grand prix "Ni dieu ni maître" 2006.

x 15,5 24 420 p. Au nom du 11 Septembre
les démocraties à l’épreuve de l’antiterrorisme
T
Bonelli Laurent, Bigo Didier et Deltombe Thomas essai international, répression, société 2008 31/08/08 9782707153296 la Découverte Politique et société 28,00 € 28.00 présent à Plume(s)
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Depuis les années 1990, et surtout depuis les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis et les États de l’Union européenne ont multiplié les initiatives pour répondre aux menaces du « terrorisme islamiste » : durcissement des législations, renforcement de la coopération antiterroriste internationale, actions ouvertes ou clandestines violant souvent le droit international. Et les effets de sidération produits par des attentats spectaculaires et meurtriers ont largement inhibé l’attention critique des citoyens face aux autres menaces que la plupart de ces initiatives font peser sur les démocraties.

C’est de ce constat qu’est né ce livre collectif, destiné à un public large. Réunissant les contributions d’une trentaine de spécialistes européens, universitaires et journalistes, il propose un ensemble sans équivalent d’informations et d’analyses. Elles montrent à quel point la lutte antiterroriste est devenue centrale dans la nouvelle géopolitique mondiale et la vie politique des États démocratiques. Et comment les acteurs en charge de cette lutte (législateurs et politiques, magistrats, services de police et de renseignements, militaires) façonnent un monde d’opérations militaires, d’extension de la surveillance, de pratiques d’exception et de désinformation.

Cet ouvrage permet ainsi de mesurer le chemin parcouru par les démocraties occidentales pour limiter les libertés des uns au nom de la sécurité des autres. Un chemin aussi contestable au plan éthique et politique qu’en termes d’efficacité, puisqu’en clivant les sociétés, ces méthodes encouragent souvent la violence qu’elles prétendent combattre.

x 14 21 60 p. Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d’outrage T Dunand Romain et Reboux Jean-Jacques pamphlet justice, répression 2008 31/05/08 9782352270423 Après la Lune Tous Les Possibles Politique et société -répression 5,00 € 5.00 épuisé
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Ces dernières années, les délits d’outrage ont connu en France une inflation exponentielle. Un banal contrôle routier, un simple courrier syndical, et la parole d’un citoyen se retrouve traînée devant les tribunaux, avec à la clé de fortes amendes, sanctionnant des délits résultant le plus souvent d’un abus d’autorité. Et des citoyens impuissants qui, de victimes - notamment en ce qui concerne les violences policières -, se retrouvent dans la situation de délinquants.

Forts des enseignements de leurs propres démêlés judiciaires, les auteurs ont choisi d’alerter l’opinion. Ils en viennent évidemment à soumettre aux autorités la nécessaire abrogation de ce délit d’un autre temps, où l’arbitraire le dispute à l’ubuesque. Des affaires à suivre. Une liberté à conquérir. Cette lettre au garde des Sceaux a été envoyée à l’ensemble des parlementaires français.

Pour avoir comparé la politique de l’ex-ministre de l’Intérieur à celle de Vichy, Romain Dunand a été condamné le 14 février 2008 à 800 € d’amende pour outrage à Nicolas Sarkozy. Pour avoir contesté un abus de pouvoir d’un policier, Jean-Jacques Reboux est jugé le 27 juin 2008 pour outrage à agent. Leur rencontre a été rendue possible grâce au site d’information Rue89.

Extrait du livre : PEUT-ON ENCORE PARLER AUX POLICIERS ?

Note liminaire des auteurs

Notre propos, nous le savons, s’inscrit à contre-courant dans le contexte actuel du tout-répressif : lois Perben-Sarkozy, multiplication des manquements à la déontologie de la part de fonctionnaires de police constatés par la Commission nationale de déontologie de la sécurité, multiplication des condamnations pour outrage et rébellion, utilisation de ces délits pour couvrir des violences policières de plus en plus banalisées, instrumentalisation des statistiques de la délinquance, du taux d’élucidation des crimes et délits, culture de résultat imposée aux policiers, insti­tutionnalisation de la chasse aux sans-papiers, répression des militants des associations les défendant, conditions de détention inhumaines dans les centres de rétention, peines-planchers, loi sur la récidive, sans parler du rétablissement du délit ubuesque d’outrage au drapeau - dans un pays où, rappelons-le, il est fortement question de dépénaliser le droit des affaires !

Pour autant, malgré son titre volontairement provocateur, ce « pavé dans la mare » répond à un constat : un nombre croissant de gens ne supportent plus le comportement de policiers dont le respect pour les citoyens et l’observation des règles de déontologie, trop souvent, laissent à désirer, alors que ces mêmes policiers ne supportent pas qu’on leur en fasse la remarque. Dès lors, la question s’impose : peut-on encore parler à un policier ? Autrement dit, est-il encore possible, en France, de parler de son travail à un policier sans risquer l’outrage ?

Signe des temps, le cinéma français, pourtant peu enclin aux clameurs militantes, s’est emparé du problème, avec Très bien, merci, l’excellent film d’Emmanuelle Cuau sorti en 2007.

Nous avons voulu, à partir de deux expériences personnelles, ayant a priori peu à voir, et une rencontre rendue possible grâce au site Rue89, livrer une réflexion sur une problématique, qui, si elle n’est pas nouvelle, est de plus en plus prégnante dans la société française : le délit d’outrage à agent et les scandaleux détournements qu’en font certains policiers, qui portent systématiquement plainte contre leurs victimes afin de se « couvrir » et... d’arrondir leurs fins de mois. Et au-delà, bien évidemment, le délit d’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.

Nous en sommes arrivés à cette conclusion : à cause des abus commis en son nom, et de sa non-réciprocité (un citoyen ordinaire portant plainte contre un policier, malgré l’article 432-5 du Code pénal réprimant les abus d’autorité, a toutes les chances d’être débouté) ; le délit d’outrage est devenu une source d’injustices, dont les victimes sont le plus souvent des citoyens transformés en délinquants par le seul fait d’un arbitraire policier.

Il est surtout devenu un pesant anachronisme, aux relents de crime de lèse-majesté.

C’est pourquoi nous disons au garde des Sceaux : ne serait-il pas grand temps, ainsi que l’ont fait récemment certains pays, de dépénaliser le délit d’outrage ? Ne serait-ce pas là une occasion de ramener un peu de paix civile et sociale -fut-ce au prix d’une baisse des très artificielles statistiques de la délinquance - dans un pays marqué par le doute et la dépression ?

Ce courrier a été envoyé à l’ensemble des parlementaires français, ainsi qu’à un certain nombre de magistrats, avocats, policiers, femmes, hommes politiques et, bien entendu, aux médias.

Nous restons assez circonspects, quant à savoir si l’un(e) d’entre eux aura le courage de déposer une proposition de loi en ce sens sur le bureau de l’Assemblée nationale.

Il suffirait pourtant d’un(e) seul(e) pour que nous ayions le sentiment que cette lettre n’aura pas été écrite en vain.

Romain Dunand
Jean-Jacques Reboux

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